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La Normandie: terre de cheval

Quand on parle chevaux et d’élevage en France, on pense d’abord à la Normandie. La filière équine s’est fortement développée depuis près d’un demi-siècle avec un essor considérable au milieu des années 80.
Le Berceau de l’élevage français
7342 élevages, plus de 190.000 hectares de surfaces agricoles, 92.000 équidés, c’est la première région d’élevage au rang national une des meilleures au niveau international. La moitié de la production française de Pur-sang, de Trotteurs Français et de Selles Français provient de Basse-Normandie. Des grands haras privés aux petits élevages « amateurs », la Normandie continue de favoriser le développement des chefs de file reconnus avec des étalons souches exemplaires tels qu’Almé, Jalisco B, pour le Selle-Français ou Mon Tourbillon, Fakir du Vivier pour le Stud-book Trotteur Français. Si les chevaux de courses et de sport représentent la majorité de la production, le pourcentage des autres races n’est pas négligeable avec un renouveau des races normandes de traits tels que le Cob et le Percheron et une progression de l’élevage de poneys.
Terre de courses, de cavaliers, et de compétitions
31 hippodromes, 183 réunions avec des enjeux totaux de 7 823 406 € . 523 entraîneurs, 10 165 chevaux au travail.
18.000 licenciés FFE en 2007. 280 centres équestres de la région.258 cavaliers professionnels, dont une bonne partie de l’élite nationale, voire internationale : Florian Angot, Timothée Anciaume, Eric Navet, Pénélope Leprevost, Laurent Goffinet et Kevin Staut pour ne citer qu’eux. 4700 manifestations organisées chaque année, dont 300 concours hippiques.
La formation des hommes
Historiquement et économiquement liée à la filière équine, la Normandie se doit de fournir des compétences humaines à la mesure de son implication. Pour cela, plusieurs pôles de formation existent. Le mastère de l’IUT d’Alençon pour permettre aux titulaires d’être « capables de gérer tout type d’entreprises de la filière équine », Le centre de formation du Haras du Pin un des plus grands en France, L’ AFASEC, fournisseur important de professionnels des courses de trot comme de galop, Le BPJEPS, sous l’égide du Ministère de la Jeunesse et des Sports, fournit un grand nombre de titulaires normands. Enfin, Equiressources, service labellisé du Pôle de compétitivité de la filière équine, en partenariat avec l’ANPE, permet de centraliser les offres et demandes de formations et des solutions d’emplois.
La formation des jeunes chevaux
Franck Schillewaert, cavalier à St-Georges d’Elle, met en avant les atouts de sa région : « La Normandie possède une qualité d’herbage renommée, qui facilite le travail des éleveurs, mais je défends surtout les qualités du Selle Français en général. Nous possédons un très bon circuit classique : les pistes sont bonnes, et le niveau est relevé. Toutefois, c’est bien plus à l’initiative de structures privées que publiques. Aux championnats de France, notre force à Fontainebleau vient du fait que la quantité importante de chevaux permet de sortir plus de bons chevaux. C’est simplement mathématique : la concurrence est importante et tire le niveau vers le haut, tant sur la qualité des chevaux que le niveau des concours. » Tout cela grâce à la concentration de nombreux professionnels qui exercent sur place ou s’y sont formés (Michel Hécart, Eric Levallois, Julien Epaillard, Patrice Delaveau…) et participent au rayonnement de la région en France et à l’étranger.






















