Samedi 11 mars - 09h58 | À Lamotte-Beuvron, Frédérique Monnier

Céline Gerny, de Rio à Tokyo

Lors des assises Cheval et différences qui se sont tenues jeudi et vendredi au Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron (Loire-et-Cher), Céline Gerny a testé l’handimobile, qui permet de mettre en selle un cavalier à mobilité réduite avant de revenir sur les Jeux paralympiques où elle faisait partie de l’équipe de France. ’’C’était magique. J’ai vécu des jeux extraordinaires avec beaucoup d’émotions’’, a-t-elle confié. ’’Les Brésiliens nous ont montré qu’ils avaient à cœur d’organiser au mieux les jeux paralympiques et il y avait un vrai partage avec tous les athlètes. Au niveau sportif, Flint est arrivé au mieux de ce qu’il pouvait faire. Je suis très fière de lui car il m’a tout donné.’’
Céline vise désormais une nouvelle sélection en équipe de France pour les jeux de Tokyo, en 2020. Mais cette fois, elle espère être accompagnée de Landiro, un nouveau cheval qu’elle prépare depuis peu. ’’Il est à la fois sage, confortable et doté d’une très bonne locomotion. Je pense que j’ai trouvé le coéquipier idéal. Il reste à confirmer cela en épreuve.’’
 
La cavalière, figure de l’équitation handi, a également profité de ses assises pour passer un message aux jeunes cavaliers différents. ’’Le paradressage montre qu’il y a aussi un but sportif pour nous avec des compétitions motivantes. En équipe de France, nous sommes soudés, ce qui me permet d’oublier mon handicap et de vivre cela uniquement en tant qu’athlète. Je suis arrivée à ce niveau là uniquement pour le plaisir. Je suis remontée après mon accident car j’en avais envie et depuis je m’applique pour me faire plaisir et faire plaisir aux autres.’’

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