Dimanche 18 mai - 19h09 | Sébastien Roullier

Delaveau : 'Génial devant notre public'

Voici la réaction de Patrice Delaveau, troisième du Grand Prix du CSIO 5* de La Baule avec Carinjo 9*HDC : 'On peut saluer le travail des organisateurs. Autant l’année dernière, nous avions rencontré quelques difficultés avec terrain et pas mal de petites choses qui n’étaient pas au point, autant cette fois on a approché de la perfection. Ce concours progresse. Le terrain était fantastique, le public extraordinaire, un parcours de Grand Prix avec juste neuf sans-faute, et un très beau barrage. Bravo à Frédéric Cottier. Tout était vraiment réuni.

Je ne suis pas déçu, parce que je n’aurais pas pu gagner vu le parcours. Je pense avoir raté la deuxième place de très peu en ne réussissant pas à trouver la bonne foulée sur le dernier oxer. Dès que je suis sorti de piste, j’ai su que je serais battu. J’étais content mais je savais que Kebir était intouchable avec son cheval, pour peu qu’il soit sans faute. Il a même su assurer aujourd’hui. Et Éric mérite sa victoire. Franchement, si je termine sur le podium de tous les Grands Prix des CSIO que je vais sauter cette année, je serai ravi!

Carinjo est un très grand cheval. Il a la malchance de partager la même écurie qu’Orient Express et Lacrimoso, mais il faut quand même rappeler qu’il a été deuxième du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle avec son premier cavalier. Lacrimoso étant blessé aujourd’hui, Carinjo prend parfaitement la place de numéro deux. Quand on regarde son palmarès depuis six ou huit mois, Carinjo est tout à fait capable de sauter un grand championnat. Je suis vraiment chanceux.

Orient va sauter la Coupe des nations, puis normalement le Grand Prix, la semaine prochaine à Rome. Il a déjà très bien sauté en terminant deuxième de la Coupe du Roi, il y a deux semaines à Madrid. Je pense qu’il n’est plus très loin de son meilleur niveau. Il manque encore juste un peu de condition. C’est pourquoi nous allons le faire bien travailler à Rome. Espérons que cela tienne jusqu’à Normandie 2014. Nous allons rester prudents et à l’écoute du cheval, mais il n’y a plus de temps à perdre.

Nous, Français, c’est vrai, avons connu pas mal de réussite ce week-end. C’est génial de pouvoir réussir comme cela devant notre public. C’est important pour nous. À l’étranger, nos performances portent deux fois moins. Nous avons souffert à Lyon lors de la finale de la Coupe du monde. Nous avons pris quelques claques par-ci par-là. Nous avons un peu remis les pendules à l’heure, mais rien n’est jamais acquis. Je pense que nous avons un piquet de chevaux et un lot de cavaliers assez exceptionnel en France.

Propos recueillis à La Baule par SR

J'aime 159

Réagissez