Mardi 04 octobre - 16h08 | Pierre Jambou

ChM Samorin : la France dresse son bilan

La sélectionneuse de l’équipe de France, Bénédicte Émond-Bon, partait avec des ambitions mesurées aux championnats du monde de Samorin, en raison notamment de la configuration très plate du circuit de 160 km. Mais aussi parce que les chevaux de la sélection étaient trop jeunes et pas assez expérimentés pour aller aux grandes vitesses attendues de la part des Émirats arabes unis, du Bahreïn et de l’Espagne, en particulier. Seuls Secret de Mon Cœur et Jean-Philippe Frances pouvaient rivaliser pour jouer un podium individuel.
Ceci dit, de nombreux observateurs estimaient cependant que la France avait ses chances car il y avait fort à parier qu’il y aurait de la casse dans les équipes rivales. Ce qui fut le cas. D’ailleurs, même Jean-Philippe Frances aurait pu finir dans les trois au vu d’une meilleure forme qu’attendue pour Secret de Mon Cœur. Malheureusement, il a été sorti sur un légère boiterie. ’’Plus on va devant et plus on risque de se faire éliminer et c’est ce qui s’est passé’’, analyse la sélectionneuse. ’’Après, il ne boitait plus du tout, rien de grave’’… Hors la déception.

Malgré tout, l’équipe où ’’l’ambiance était très bonne’’, racontent les cavaliers, a su optimiser la stratégie mise en place en dialoguant avec la sélectionneuse. Contrairement à ce qui a pu se passer chez beaucoup des adversaires. Nombre de ces derniers ont succombé à l’ivresse de la vitesse pour être éliminés ou devoir ralentir au bout de l’épreuve. Les Français insistent beaucoup là-dessus, le fait ’’d’avoir couru à quatre en respectant ce qui avait été décidé’’, leur ’’a donné beaucoup de force’’, précise Julien Goachet qui montait Amélia du Cayrou. Ce n’était pas évident ’’de se laisser doubler par tout le monde au début sans varier sa cadence’’, explique ainsi Allan Léon, qui a fêté sa première sélection, avec Spirit de Crouz. ’’La course était très dure pour nous, cavaliers et chevaux ; moralement car monotone avec un sol assez dur, sec au pied’’, raconte Laëtitia Goncalves qui était associée à Tam Tam Tokay et est sur la même longueur d’onde.

Cependant Bénédicte Émond-Bon confie qu’il a été difficile pour elle de gérer la course sur le terrain en raison des déficiences du système de chronométrage. ’’J’ai dû déléguer une assistante à temps plein pour contrôler tous les résultats de la France en direct et me les communiquer’’, explique-t-elle. ’’Je ne pouvais pas, de plus, connaître l’état exact des forces en présence’’, à l’instant T. Ce fut problématique quand l’horizon s’est dégagé pour la France. Pour savoir, par exemple, ’’si l’Argentine était devant ou non’’. Ce qui a poussé les Français à aller plus rapidement que nécessaire à la fin pour la médaille d’argent. Car en fait le couple argentin en question avait été sorti.

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