Mercredi 24 août - 17h13 | Pierre Jambou

Championnat du monde : deux chances pour la France

"C’est une bonne équipe, mais avec des chevaux un peu “verts”, excepté pour Jean-Philippe". Le ton est donné par Bénédicte Emond-Bon pour évaluer la chance des Bleus aux championnats du monde à Samorin en Slovaquie, du 15 au 18 septembre 2016.

"Tous les chevaux sont solides mais pas au meilleur niveau.", estime la sélectionneuse nationale, surtout en face de ceux déjà aguerris et rompus aux grandes vitesses dans les équipes des Emirats-Arabes-Unis, du Bährein et de l’Espagne. Nous le savons, les 160 km sont strictements plats. La petite montagne ne figure même pas au programme de l'une des cinq boucles, contrairement aux championnats d’Europe passés. Ainsi, il faut s’attendre à ce que les bolides du désert aillent à une moyenne de 22 km/h, voire 23 km/h ou plus. Rappelons que la plupart d’entre eux seront probablement issus de l’excellence des élevages et du circuit français.

À l’issue du stage qui vient de se terminer à Lignières, Bénédicte Emond-Bon juge les sept chevaux français fiables et a confiance dans les cinq cavaliers expérimentés qu’elle a retenus. Cependant, son dispositif a légèrement changé. Jean-Philippe Frances, ayant toute latitude, et les autres, devant courir pour l’équipe, devront saisir "toute opportunité de ramener une médaille". S’agissant de jeunes chevaux, avec l’inconnu que représentent ces 160 km sur du vraiment plat, l’objectif est de réaliser une belle course.

Dans cette configuration sans relief, pour que la course soit belle, les juges ont d’autant plus le challenge de la rectitude après l’annulation de cette compétition à Dubaï (décision prise par la FEI), initialement programmée en décembre.

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