Vendredi 08 avril - 18h17 | Charlotte Marichal et Sébastien Roullier

La FEI poursuit le combat contre la GCL

À l'issue du Forum des sports de la Fédération équestre internationale, mardi soir à Lausanne, Ingmar de Vos, a accepté de faire le point sur la bataille qui l’oppose à la Global Champions League, laquelle débute dimanche après-midi à Miami. Le président  de la FEI apparaît très déterminé à ne pas laisser s’installer des épreuves non validées par la FEI. ’’En décembre 2014, nous avons invité les promoteurs de la Global Champions League à venir discuter avec nous à Lausanne. Ils sont venus et nous ont présenté une page et demie de règlement. Ce n’était pas assez, ce que nous pensons leur avoir expliqué clairement. Nous les avons invités à revenir avec un règlement plus complet afin de pouvoir éventuellement l'approuver. Mais ils en ont décidé autrement. Nous avons été surpris d’apprendre qu’ils avaient saisi l'Autorité belge de la concurrence’’, a expliqué le Belge.
Dénonçant la clause d’exclusivité de la FEI, interdisant aux cavaliers, chevaux et officiels de participer à toute compétition officielle pendant six mois s’ils ont pris part à un concours non autorisé, Jan Tops et Franck McCourt, co-propriétaires de la GCL, société domiciliée à Hamont-Achel en Belgique, ont en effet porté l’affaire devant cette juridiction. Le 27 juillet 2015, en référé, donc sans juger l'affaire sur le fond, cette Autorité a levé l'interdiction empêchant le Néerlandais et l'Américain de lancer leur projet.
Cueillie à froid, la FEI est encore loin d'avoir jeté l'éponge. ’’D'abord, nous avons fait appel de cette mesure provisoire. Aujourd'hui, nous attendons la décision de la juridiction belge. Ensuite, nous attendons également que l'affaire soit jugée sur le fond, ce qui nous permettra de plaider notre cause, ce qui n'a pas encore été le cas’’, explique Ingmar de Vos.
L'instance internationale entend également agir au niveau européen, main dans la main avec d'autres Fédération sportives confrontées aux mêmes problématiques. ’’Pour nous, il serait beaucoup plus logique que la Commission européenne, davantage compétente dans ce domaine, prenne une décision. D’ailleurs, nous avons appris qu’elle avait lancé une investigation sur le lancement de circuits sportifs non affiliés aux fédérations. Nous ne sommes pas les seuls concernés par ce genre de problème. La Belgique et le Danemark ont connu ça. La commission devrait aussi statuer sur le cas touchant l’Union Internationale de Patinage. Désormais, nous cherchons un moyen de faire front ensemble pour aboutir à un cadre juridique clair nous permettant de savoir quoi faire quand un cas se présente.’’
À ce jour, aucune date n'a été fixée quant à l'aboutissement de ces différentes procédures.

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