Jeudi 24 mars - 09h58 | Sébastien Roullier (avec communiqué)

La filière sport lance son comité stratégique

Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger ont signé hier soir le contrat de la filière sport avec Olivier Ginon, PDG de GL events et vice-président de la filière.

Fruit de onze mois de travaux ayant mobilisés plus de cent dix acteurs, dont soixante-seize entreprises, douze fédérations et ligues sportives et dix opérateurs publics, la création de la filière sport a pour objectif de structurer le secteur afin de permettre aux entreprises françaises de prendre pleinement part à la croissance générée par l’économie du sport au niveau mondial.

Quatre axes couvrant l’ensemble des problématiques de la filière ont été fixés dans le contrat : renforcement des coopérations entre les acteurs de la filière ; renouvellement de l’écosystème du financement des équipements sportifs ; promotion de l’innovation au sein de la filière Sport ; structuration de l’offre française à l’international.

Dans ce cadre, trois mesures ont été déclarées prioritaires avec l’objectif de se concrétiser dès 2016 pour certaines d’entre elles, et au plus tard d’ici la fin de l’année 2017 pour d’autres :
- Définir un référentiel commun pour la conception des équipements. « S’agissant de la réalisation et de l’exploitation des équipements et des événements sportifs, il est essentiel de définir des standards partagés par l’ensemble de la filière. Ces référentiels devront par ailleurs permettre de développer des équipements vitrines, servant de référence tant au niveau national qu’au niveau international », précise le communiqué de presse du gouvernemental ;
- Créer un démonstrateur virtuel sur les solutions du futur. « Dès à présent, les savoir-faire de pointe des acteurs de la filière peuvent être valorisés et montrés aux clients potentiels en utilisant le levier du numérique. » Il s’agit de réaliser un démonstrateur financé par les entreprises elles-mêmes, favorisant la recherche et la démonstration de solutions prospectives pour répondre aux besoins des clientèles (stades modernes, solutions de mobilité durable, nouvelle billetterie électronique, etc.) ;
- Structurer la filière à l’export. « La conquête à l’export se matérialisera rapidement avec la mise en place, dans le cadre de besoins identifiés par les entreprises, de clubs sport à l’export implantés sur les marchés ciblés, en particulier la Chine. »

« En parallèle, les ministres ont entendu certaines des recommandations formulées par les acteurs de la filière et portant sur le renouvellement du financement des infrastructures sportives et l’identification des leviers permettant de renforcer la part des financements privés. À cette fin, une mission conjointe de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale de la jeunesse et des sports sera très prochainement mandatée dans le but d’objectiver les problématiques liées par exemple aux garanties d’emprunt et à la fiscalité indirecte. Dans le même temps, seront recensées les mesures pouvant être intégrées au chantier de simplification mené par le Gouvernement pour mieux prendre en compte les évolutions en matière de construction d’équipements et alléger les procédures. D’ores et déjà, l’Observatoire de l’économie du sport est à l’œuvre pour réaliser les études prioritaires de la filière. Deux études de marché sont actuellement en cours, l’une portant sur les chaînes de valeur de l’événementiel sportif, l’autre sur l’analyse prospective des marchés du sport en France. De son côté, le Centre national pour le développement du sport va mettre en place des concours d’idées annuels sur la réalisation d’équipements sportifs et lancera un appel à projet annuel pour la conception d’équipements sportifs à vocation de démonstrateurs », détaille encore le communiqué.

L’économie du sport représente près de 2% du PIB français et 410 000 personnes travaillent dans ce secteur, hors bénévolat. « Notre pays dispose de solides atouts pour être compétitif à l’international, dont la compétence et la diversité de nos entreprises, des grandes sociétés et des PME innovantes, reconnues mondialement », conclut le communiqué.

Au sein de cette filière ainsi constituée, les sports équestres sont représentés par Sylvie Robert, directrice des événements équestres de GL events, membre de la commission dédiée à l’organisation des grands événements. « Quelles que soient les disciplines, tous les organisateurs de grands événements partagent les mêmes problématiques. C’est pourquoi nous avons tous intérêt à réunir nos forces et à échanger. Les sports équestres sont concernés par tous les domaines de travail de cette filière. Ce contrat signé avec le Gouvernement représente une vraie opportunité d’avancer ensemble dans la même direction et de mieux valoriser les réussites et savoir-faire français en matière d’économie du sport. »

J'aime 144

Réagissez