Jeudi 03 septembre - 19h46 | Sébastien Roullier

La FEI contre-attaque le GCT

Dans l’affaire opposant le Global Champions Tour et son projet de Global Champions League à la Fédération équestre internationale, devant l’Autorité belge de la Concurrence, la FEI a finalement contre-attaqué. Sans communiquer à ce sujet, l’instance a fait appel de la première décision de la justice belge, autorisant Jan Tops et Frank McCourt à organiser leur Global Champions League en s’affranchissant de la clause de non-concurrence de la FEI. Pour rappel, celle-ci interdit à tout cavalier ou cheval ayant participé à une compétition non homologuée par le FEI de se produire dans un concours homologué pendant une période de six mois, condamnant de fait les pilotes à faire un choix entre les grands championnats, les CSIO et la Coupe du monde d’un côté, et de l’autre, le projet de circuit imaginé par les magnats néerlandais et américains. La FEI défend le bien-fondé de cette clause par la nécessaire protection du bien-être des chevaux, dont elle se veut et reste l’autorité garante. Il est évident qu’elle entend aussi protéger la crédibilité et l’équité de son circuit Coupe des nations et de ses grands championnats, essentiels au maintien du saut d’obstacles au programme des Jeux olympiques.
De leur côté, inspirés par le polo et surtout la Formule 1, les deux copropriétaires du GCT entendent pouvoir ouvrir dès 2016 un nouveau championnat à quinze écuries de quatre cavaliers, dont deux devraient obligatoirement être présents à chaque étape pour représenter les couleurs d’un patron ou d’un sponsor. Le droit d’entrée pour participer à ce championnat aurait été fixé à 2 millions d’euros pour les éventuels investisseurs séduits par ce projet. La FEI leur reproche également de ne pas avoir été en mesure de leur présenter le règlement et les modalités d’organisation de ce championnat, malgré ses demandes répétées.
On ne sait pas encore quand la justice belge rendra sa décision. Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier que ce bras de fer se poursuivra un bon moment, et ce jusqu’aux plus hautes instances judiciaires européennes et internationales.

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