Mercredi 02 septembre - 15h21 | Marion Mauger

Dopage : Ingmar de Vos prend la parole

Hier, le président de la Fédération équestre internationale, Ingmar de Vos, a tenu à envoyer un message fort au monde équestre quant à l’importance de la campagne de prévention Clean Sports en vue des changements qui devraient intervenir dans l’organisation de la lutte antidopage le 1er janvier 2016. En effet, à compter de cette date, les services du siège de la FEI, établis à Lausanne, administreront l’ensemble du programme mondial de lutte antidopage et de médication contrôlée. Aujourd’hui, ils n’administrent ce service que pour les Groupes I et II, autrement dit l’Europe, tandis que dans le reste du monde, cette tâche est jusqu’ici déléguée à des autorités nationales (organismes de lutte antidopage ou fédérations sportives).
Au-delà de ce changement, la FEI entend intensifier ses efforts en matière d’éducation envers les fédérations nationales, les athlètes et leur entourages afin d’éviter la répétition de contrôles positifs par inadvertance, dans le cadre du programme Clean Sport. "Il est vital pour n’importe quel sport que l’intégrité physique et le fairplay soient préservés, mais c’est encore plus important quand il s’agit d’animaux, car il en va de leur bien-être. Quatre mille événements internationaux sont inscrits au calendrier de la FEI, et à la manière d’une instance gouvernementale, il est de notre responsabilité de préserver nos athlètes et le sport lui-même.  Une partie de cette lutte consiste à protéger l’intégrité de nos athlètes. Nous avons une politique très rigoureuse et les listes de produits de la FEI dénombrent mille substances interdites. Il est donc crucial que les athlètes et leurs vétérinaires soient conscients de ce qu’ils donnent à leurs chevaux. Bien sûr, les chevaux doivent être soignés s’ils sont blessés ou malades, mais tout ce qui est donné à un cheval doit être éliminé de son organisme au moment où il reprend la compétition afin que nous puissions maintenir l’intégrité de notre sport », exhorte Ingmar de Vos.
La déclaration du président de la FEI intervient après la révélation de deux nouvelles affaires de dopage. Buenaventura, le cheval de la Française Candice Pilloni, a été déclaré positif à l’oxycodone, un analgésique et à la lidocaïne, une anesthésique local, lors d’une CEI 1* à Miramas, le 3 mai. Pour Why Not, monté par l’Américaine Sophie Simpson, le contrôle s’est avéré positif à la capsaïcine, un analgésique qui a déjà valu de nombreuses suspensions à d’autres cavaliers par le passé, lors des championnats nord-américains de saut d’obstacles, en juillet à Lexington.
Le dernier numéro de Grand Prix Magazine, disponible en kiosques depuis ce week-end, est en grande partie consacré à cette épineuse question du dopage. Ce numéro de septembre vous propose un éditorial et un dossier complet sur le sujet. Vous y retrouverez quelques-uns des cas les plus marquants de l’histoire, une étude sur le cadre juridique de la lutte menée par les fédérations, mais aussi un long entretien avec Maxime Livio, touché par les affaires Qalao des Mers et Bingo S, ainsi qu’une interview du directeur des affaires légales de la FEI.

J'aime 158

Réagissez