Mercredi 05 août - 16h09 | Communiqué

Happy birthday John !

Aujourd’hui, l’un des plus grands cavaliers de tous les temps, le Britannique John Whitaker, fête ses soixante ans. Un âge qui, pour cet inusable champion, ne signifie pas la retraite, loin s’en faut. En février dernier, John Whitaker renouait avec la victoire dans un Grand Prix CSI 5* au Longines Masters de Hong Kong avec Argento, un cheval qu’il a lui-même forgé depuis ses jeunes années. Cette victoire ouvrait au Britannique la voie vers un Masters Grand Slam. Il participera à l’étape américaine des Longines Masters, du 1er au 4 octobre prochain, pour tenter de remporter le Longines Grand Prix de Los Angeles synonyme d’un bonus de 500.000 €.
 
Mais est-ce vraiment l’argent qui anime ce cavalier d’exception ? Pas sûr car John est avant tout un joueur, un sportif. Son objectif à soixante ans ? "Avant tout, je cherche à prendre plaisir dans mon sport. C’est formidable de remonter ainsi dans le classement mondial (il a rejoint le top 20 en juillet, ndlr), je veux continuer sur cette voie, essayer d’aller encore plus loin et durer encore quelques années. Au lieu de me focaliser sur une victoire spécifique, à part celle de Los Angeles en octobre, je préfère être régulier toutes les semaines. Je ne cherche pas à gagner à tout prix, je veux avant tout pouvoir me maintenir à ce niveau et continuer d’avancer. C’est tellement difficile aujourd’hui, il y a beaucoup de très bons cavaliers, de très bons chevaux, le niveau est très élevé. Je suis juste heureux de pouvoir toujours concourir contre ces très bons cavaliers... et quelques fois, il m’arrive de les battre. Je suis enchanté de faire ce que je fais, et si je gagne, c’est un plus. Mais tant que je peux payer mes factures et rester à ce niveau, je suis content."
 
Lorsque l’on interroge les grands cavaliers d’aujourd’hui, John Whitaker est très souvent cité comme modèle : pour son équitation naturelle, son instinct, son sens de la victoire, sa relation avec les chevaux. Champion d’Europe en 1989, double vainqueur de la Coupe du monde en 1990 et 1991 avec Milton, John Whitaker avait été le "centre du monde équestre" de ces années 90, numéro mondial pendant de longs mois. Milton en était l’une des raisons. Ce cheval était reconnaissable à un kilomètre : un charisme, une attitude, une beauté hors du commun. Chacun de ses parcours était un instant de grâce. "Milton était exceptionnel, le cheval d’une vie", se souvient John. "Milton était un cheval de rêve, en dehors de sa façon de sauter, de sa robe, de son tempérament. Il avait tout, et il était généreux, il n’y avait jamais besoin de le forcer. Il était toujours à l’écoute de son cavalier, essayant de l’aider." Aujourd’hui, John Whitaker dispose d’Argento, un cheval qu’il a lui-même formé et mené progressivement au haut niveau. "Un étalon attachant qui pense qu’il peut toujours faire ce qu’il veut... Il a vraiment de mauvaises manières ! Mais c’est une vraie personnalité. Au travail, à la maison, il devient vite paresseux et au bout de deux minutes, cela devient difficile de le bouger. Mais en concours, c’est un autre cheval, concerné. Sur un parcours, il fait son boulot, sans se retenir. Il est concentré, éveillé et veut bien faire. Le reste du temps, je le reconnais, c’est un cas difficile !" 
 
C'est donc avec Argento que John, à soixante ans, est revenu au premier plan et c’est sur l’étape asiatique des Longines Masters, à Hong Kong, qu’il a concrétisé ce retour avec une première victoire au Longines Grand Prix lui ouvrant la voie vers le million d’euros de bonus du Masters Grand Slam. Un chemin qui passe donc par Los Angeles. "Bien sûr que j’irai là-bas ! C’est la première chose à faire d’ailleurs : si je veux gagner le Longines Grand Prix de Los Angeles, il faut déjà s’y rendre." Ah oui, c’est vrai, l’humour est l’une des qualités de cet homme à part, bon vivant et authentique.

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