Dimanche 17 mai - 21h12 | Sébastien Roullier

'Plaisir et fierté', Steve Guerdat

Voici la réaction de Steve Guerdat, vainqueur du Grand Prix de La Baule avec Nino des Buissonnets: 'J’ai toujours adoré La Baule. J’essaie de venir tous les ans avec mes meilleurs chevaux parce que c’est un concours qui a une histoire et une âme avec son public. C’est aussi l’un des rares concours à conserver ses traditions avec une belle piste en herbe et tout ce qui va avec, à commencer par le Derby. Tout cela décuple mon bonheur de gagner.

Évidemment, avoir la chance de partir en dernier dans le barrage, c’est la cerise sur le gâteau. Je n’ai même plus pensé aux obstacles tant le barrage de Bertram (Allen, ndlr) était extraordinaire de vitesse. Réussir à le battre me procure beaucoup de plaisir et de fierté. Tout cela n’est possible qu’avec un peu de chance et surtout un phénomène comme Nino. Dans ces conditions-là, pourvu que je le monte bien, il est quasiment imbattable. C’est l’un des meilleurs chevaux de l’histoire. Je souhaite à tout le monde de pouvoir éprouver le bonheur d’une telle victoire. C’est un moment qui restera gravé en moi pour toujours.

J’ai trouvé le parcours très bien construit. Je dois avouer qu’en le reconnaissant, je pensais qu’il y aurait plus de sans-faute. Rien n’était à la limite ni impossible à sauter. Et à la fin, il n’y a eu que dix sans-faute. C’est la marque d’un travail réussi pour le chef de piste. La Coupe des nations était déjà très bonne et intéressante.

Si l’on analyse bien mes performances de vendredi (douze points puis abandon dans la Coupe des nations), je pense que ce n’est pas une catastrophe non plus. Le résultat n’était pas bon. J’ai mal abordé l’entrée du triple, ce qui a entraîné un refus, et douze points. En seconde manche, Nino sautait encore très bien. Je n’ai pas assez monté ma rivière, par peur de la ligne du triple qui arrivait juste derrière. Il a mis un pied sur la latte. Comme je ne pouvais plus aider l’équipe, j’ai décidé de sortir de cette ligne qui ne nous convenait pas vraiment. Ces deux derniers jours, nous sommes allés nous promener sur la plage. Nous n’avons pas trop travaillé et aujourd’hui, il était dans une forme étincelante. Le cheval sait quand le parcours est important. Vendredi, j’étais peut-être un peu trop relax.

Le public m’a toujours beaucoup soutenu alors que jusqu’ici, je n’avais jamais été très bon. J’ai eu la chance une fois de gagner la Coupe des nations avec la Suisse (en 2009, ndlr), mais je crois n’avoir jamais été classé dans le Grand Prix. Je finissais par me dire que les spectateurs allaient cesser un jour de me soutenir! J’ai essayé d’être bon, la chance a été de mon côté. Je suis très heureux.'

Propos recueillis à La Baule par Sébastien Roullier

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