Vendredi 23 janvier - 11h37 | Johanna Zilberstein

Handi équi'compet : HDC explique son don

Handi équi'compet : HDC explique son don

Eric Estrier, Patricia Nadoux et Gérard Méneroud de l’association Handi Equi’ Compet autour d’Armand et d'Emmanuèle Perron-Pette. Photo Handi équi'compet

En décembre dernier, le haras des Coudrettes a fait don d'un cheval à l'association Handi équi'compet (lire ici). Emmanuèle Perron-Pette revient aujourd'hui sur ses motivations.

Grande nouvelle pour l’association, vous faites don d’Uniek HDC. Pourriez-vous nous en dire plus ?


Uniek est un KWPN que j’ai acquis pour faire du CSO mais également du dressage. En plus d’être beau et d’avoir une bonne locomotion, c’est un cheval bien dressé et très sûr. Il a un excellent mental et peut-être monté en toute sécurité. Je l’apprécie énormément mais je n’ai malheureusement plus l’occasion de monter assidûment étant régulièrement en déplacement pour suivre nos cavaliers. L’idée de donner mon cheval a germé parce que je suis intimement persuadée qu’il pourrait faire le bonheur d’une cavalière handisport. Pour m’assurer de sa fiabilité, nous avons fait de nombreux “tests”. Nous avons essayé de mettre Uniek en situation et avons gentiment bousculé ses codes tant sous la selle qu’à l’écurie pour voir ses réactions. Il s’est toujours comporté très calmement.

Le para-équestre sinon rien ?


Comme beaucoup de cavaliers et de passionnés, j’ai découvert le para-équestre lors des épreuves organisées sur les grands concours comme la Baule. Cependant, c’est à Équita’Lyon, il y a trois ans, que j’ai réellement pris conscience de la sphère cheval/handicap en observant, très tôt un matin, un cavalier qui s’entrainait au paddock. Il y avait une telle transformation entre ce garçon à pied puis à cheval, ce n’était plus la même personne. Cela m’a vraiment interpellé ! Ensuite, lors des championnats d’Europe de Herning en 2013, il y a eu beaucoup d’échanges entre l’équipe de para-dressage et l’équipe de CSO. Mais c’est avant tout Uniek lui-même, qui m’a confortée dans l’idée qu’il serait un cheval incroyable pour un sportif en situation de handicap. Son caractère exceptionnel et son dressage en font une monture tout à fait adapté au handisport.

Avez-vous tout de suite pensé à l’association pour Uniek ?


C’est aux Jeux équestres mondiaux que j’ai évoqué pour la première fois l’idée de donner mon cheval. Je ne savais pas forcément à qui m’adresser et de fil en aiguille, on m’a donné le contact d’Handi équi’compet. J'ai rencontré Patricia Nadoux, en charge des partenariats, aux Coudrettes début décembre et quelques jours plus tard, Uniek leur appartenait. Il restera cependant chez nous jusqu’à février prochain.

Est-ce la première fois que vous faites don d’un cheval ?


C’est une première, mais c’est uniquement dans l’optique du para-équestre que j’ai souhaité faire don de mon cheval. Ce n’est pas notre politique de donner ou prêter nos chevaux et Uniek est d’ailleurs le seul cheval, “l’exception” de l’écurie qui pouvait convenir à un cavalier handicapé. Mon objectif est réellement de pouvoir faire plaisir à un athlète handisport pour lui permettre d’aller le plus loin possible. Uniek marche très bien et pourrait, il me semble, convenir à un petit grade en para-dressage. Cependant, c’est à l’association Handi équi’compet de décider à quel type de cavalier il sera le plus adapté.

Le mot de la fin ?

J’espère de tout cœur que notre démarche donnera envie à d’autres propriétaires de donner ou confier un cheval à ces cavaliers hors du commun. La magie du para-équestre et le caractère exceptionnel d’Uniek sont sans aucun doute les prémices d’une belle histoire.

(Source : communiqué)

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