Lundi 17 novembre - 18h06 | Margaux Riviere

La FNEPE inquiète

Dans un communiqué, le président de la FNEPE (Fédération Nationale des Éleveurs Professionnels d’Équidés), Jacques Largeron, a tenu à exprimer son inquiétude quant à l’avenir des entreprises de la filière cheval.

 

'Le 1 janvier 2015, l'ensemble des centres équestres français sera assujetti à une TVA à taux plein de 20 %, soit une augmentation de la fiscalité obligatoire de 13 %, puisque nous sommes aujourd'hui maintenu à 7 % grâce aux moindres mesures prises par l’État fin 2013. Hors la marge moyenne des entreprises étant de 11 %, il est facile de comprendre que de nombreux établissements vont devoir fermer.

 

À la suite de la pression des syndicats et des manifestations spontanées des pratiquants et  professionnels fin 2013, l’État avait pris une série de mesures pour préserver les entreprises. Ces mesures avaient été établies de manière temporaire et s’arrêteront au 31 décembre 2014. L'objectif avait été de se donner du temps pour mettre en place une fiscalité adaptée et qui soit euro-compatible, le gouvernement s'y était engagé ! Il existe plusieurs solutions, mais le gouvernement français n'a pas jugé utile de les étudier. Aujourd'hui, nous nous retrouvons donc exactement au même point qu'en novembre 2013. Dans ces mesures, il était prévu la création d'un fond cheval destiné aux centres équestres, de manière à pouvoir étaler la hausse de la fiscalité sur deux ans. Mais aucun centre équestre n'a perçu le moindre euro, et ceci est totalement inadmissible.

 

La filière cheval recense environ cent mille emplois directs et indirects. Aujourd’hui,  ce sont sept mille entreprises qui sont menacées, et en amont de ces dernières se trouvent des élevages qui sont eux aussi totalement désespérés. La baisse d'activité des centres équestres sur l'année 2014, d’environ 30%, engendre une mévente des produits, ce qui induit une baisse de la mise à la reproduction de l'ordre de 45 % à l’échelle du territoire, soit presque la moitié du cheptel Français. Chiffre faramineux.

 

90 % des centres équestres sont de très petites entreprises situées en milieu rural. La situation économique de notre pays ne permettra donc pas à ces entreprises de répercuter la hausse de la fiscalité imposée. Les centres équestres étant le moteur de la filière,  si ce dernier s’arrête c'est l'ensemble de la filière qui va s’arrêter, soit plusieurs dizaines de milliers d'entreprises qui déposeront le bilan.

 

Le laxisme du gouvernement français va mettre à terre l'ensemble d'une filière agricole qui jusque là à fonctionner sans perfusion d'argent public. '

 

 

 

(Source communiqué)

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