Dimanche 12 octobre - 18h40 | Sébastien Roullier

MP Le Mans : Bemelmans et Francqueville sont unanimes

Jan Bemelmans et Alain Francqueville sont unanimes, pour être performants, il va falloir changer la façon de monter.

Aux Bouleries, lors des championnats de France de dressage Master Pro, les cavaliers défilent sur le carré du grand hall, tandis que Jan Bemelmans, entraîneur national de dressage, observe les nouveaux couples. Son regard de professionnel international est sans appel 'le niveau n'est pas extra. Il y a beaucoup de chevaux de talent, mais les cavaliers manquent de bonnes bases, on doit revenir de là où on est parti', accentué par l'absence des grands noms du dressage, certainement dû à un calendrier de compétitionscomplexe. Pour Alain Francqueville, le constat est identique 'il faut que la base soit propre avant de vouloir aller plus haut, comme bien placer ses mains et son corps. Ce n'est pas en faisant des choses difficiles qu'on est performant'. Pour eux c'est incontournable, le cavalier de dressage doit, pour être compétitif, être plus précis, retrouver l'harmonie avec son cheval et monter 'moderne'. Le sélectionneur le reconnaît 'j'ai appris à monter à l'ancienne moi aussi, mais aujourd'hui le niveau international, demande autre chose, de l'impulsion, de la hauteur, bouger d'une certaine manière, comme l'apprennent les mannequins sur les podiums. Comme le disait le Duc de New Castle au 17e siècle : la subtilité de l'art doit parfaire la nature.' Malgré tout, il avoue que le niveau général s'améliore et que dans le Grand Tour, il y a plus de bons cavaliers, même si pour lui, ils ne sont pas encore assez exigeants. L'un des remèdes miracles serait une réelle spécialisation des écuries en dressage, à l'image de Marc Boblet, puis un circuit de concours plus long, pour avoir une progression annuelle, une révolution entière est donc à envisager dans la discipline.

Ces championnats de France seront donc l'occasion de remettre l'orchestre au diapason de la perfection.

MCD

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