Dimanche 07 septembre - 19h25 | Marie de Pellegars

'Je suis fier de Zenith', Jeroen Dubbeldam

Le Néerlandais Jeroen Dubbeldam, sacré champion du monde cet après-midi à Caen, a livré ses réactions sur cette incroyable finale à quatre :

'La pression était vraiment importante aujourd’hui. Mon cheval m’a rajouté du stress car il a réalisé un sans-faute avec Patrice ! Je suis vraiment content que Zenith ait fait un parcours parfait car il m’a tellement donné cette semaine qu’il méritait, pour son dernier tour dans le stade, d’être sans pénalité. Je suis fier de Zenith. Cette victoire est différente des autres car par exemple lors de mes quatre victoires dans l’épreuve tournante d’Aix-la-Chapelle l’enjeu était seulement de devenir vainqueur du concours alors qu’ici le titre de champion du monde était en jeu. J’ai eu un sentiment génial tout au long de l’après-midi. Les trois autres chevaux ont été incroyables aussi. Ils sont tous très différents mais ils m’ont tous donné l’impression d’avoir vraiment envie de laisser toutes les barres sur les taquets. Nous n’avions que trois minutes pour nous adapter au cheval, c’est très rapide. Je crois que la clé de la réussite est de déceler les points forts du cheval et d’essayer de les mettre en avant. J’ai vraiment apprécié monter ces trois champions de chevaux et j’ai eu de très bonnes sensations. Orient Express est le premier que j’ai monté. Il a beaucoup de sang et de force. Le sentiment sur le saut est génial. Concernant Cortes, à le voir évoluer nous pourrions croire qu’il n’est pas souple mais, une fois dessus, il l’est tout à fait. Il a énormément de sang également. Enfin avec Casall, j’ai eu peur parce que je le trouvais fatigué et vidé. Malheureusement je le montais en dernier et je ne savais pas si j’allais réussir à être sans pénalité mais il m’a finalement donné un très bon sentiment. Ma fille était là aujourd’hui est c’est fantastique d’avoir pu faire ça sous ses yeux. En arrivant ici j’étais vraiment motivé pour faire partie des quatre. À Jerez de la Frontera j’étais cinquième avant la finale car j’avais commis une grosse faute en demi-finale. Je ne me le suis jamais pardonné alors cette année je voulais atteindre mon objectif. Aujourd’hui les trois autres cavaliers ont très bien géré mon cheval et ses fautes s’expliquent peut être parce qu’il est sensible et que la pression l’a atteint.'

Propos recueillis par Marie de Pellegars-Malhortie 

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