Jeudi 04 septembre - 09h28 | Sébastien Roullier

TOUTES LES RÉACTIONS DU JOUR

GrandPrix-replay.com vous propose les réactions des protagonistes à l'issue de la première manche de l'épreuve par équipes des Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie en direct (pensez à rafraîchir régulièrement cette page en utilisant la touche F5 sur PC sur POMME+R sur Mac) !

Beezie Madden : 'C’est génial d’être à nouveau à cheval et en compétition après avoir été arrêtée pour ma clavicule. Je souhaiterais avant tout remercier Cortes qui a été fantastique, frais et content. J’espère qu’il restera dans cette forme tout le long de la compétition car nous ne sommes qu’au début.'

Rolf Göran Bengtsson : 'La route est longue encore. Il y aura une nouvelle bataille demain et ce sera plus difficile. Casall est en très bonne forme, il a été vraiment génial aujourd’hui. '

Scott Brash : 'Je suis déçu d’avoir commis cette faute à la rivière mais Hello Sanctos a sauté de manière fantastique et cela fait partie des choses qui arrivent dans ces événements. Je suis vraiment content de mon cheval mais déçu du résultat. Par équipes nous avons conservé un bon esprit d’équipe parce que cela fait partie du jeu. Les chevaux ne sont pas des machines et désormais nous avons les yeux tournés vers les prochaines compétitions où nous évoluerons ensemble.'

Gregory Wathelet : 'Ce n’était pas le même type d’épreuve qu’hier et dans la Chasse il est vrai que j’ai joué un peu. Aujourd’hui j’ai commencé un peu trop lentement ce qui fait que Conrad n’était pas vraiment dedans. J’ai voulu lui demander de repartir mais tout s’enchaîne très vite. Je ne sais pas trop comment expliquer ma faute. Je ne me méfiais pas du tout de ce vertical. Je suis tout de même satisfait car Conrad est jeune, il manque d’expérience, et je ne le connais pas assez à ce niveau là. Concernant la déroute de notre équipe c’est la loi du sport. Je connais ça parce que je l’ai déjà vécu et il faut apprendre à le connaître ! Il y a toujours quelque chose à apprendre de ces échecs et je pense que c’est notre cas même s’il y a eu pleins de circonstances qui ont fait que nous sommes en difficulté aujourd’hui. Jos Lansink est parti, Jos Verlooy est tombé hier puis ce matin Pieter Devos alors que ça n’arrive jamais. Ce ne sont pas des quatre points mais ce sont des éliminations… Il ne faut pas oublier non plus que nous avons une équipe jeune qui est atteinte par la pression d’autant plus que les problèmes sont arrivés les deux jours lors du premier passage. Si dans l’équipe il y avait eu Philippe Le Jeune ou Dirk Demeersman cela n’aurait pas été pareil car ils ont de l’expérience et arrivent à gérer ce genre de mésaventures. '

Abdelkebir Ouaddar : 'D’habitude il n’y a pas de soucis sur les rivières. Hier c’est de ma faute car je suis parti un mètre avant et aujourd’hui je ne sais pas vraiment, on dirait qu’il a visé la latte ! Le reste du tour, il a été génial ! J’ai tellement confiance en lui que là où tous les autres couples ont rencontré des difficultés il n’y a eu aucun problème pour nous, il saute ça comme si c’était des cavalettis. Concernant le dernier, Quickly a cru que nous avions fini donc il y a eu une petite hésitation mais ce n’est pas grave, il n’a que neuf ans. L’ambiance l’a peut être aussi déconcentré. Il a beaucoup de sang donc lorsqu’il entend les gens criaient comme ça il s’agite mais il doit s’habituer car désormais c’est une petite star ! Je suis dans le top 50, je vais tout faire pour que ça marche et vu l’état de forme de mon cheval je pense qu’il n’y aura pas de problème.'

Philippe Guerdat : 'Simon aurait sans doute pu éviter cette faute s’il n’était pas parti en premier. Il a un peu éloigné son cheval, mais d’une manière générale, nous avons mal sauté cet obstacle. J’ai eu peur pour les trois chevaux. Pour Pénélope, c’est une faute que la jument a déjà commis. Elle n’avait pas encore touché une barre. Pour les chevaux hyper respectueux, une combinaison très courte comme celle-là avec un gros oxer en sortie, c’est toujours compliqué. Il faut du métier et de la relaxation pour sauter ça sereinement. Kevin est très déçu de ses quatre points, mais il a réussi un magnifique parcours. Il savait que les quatre foulées étaient peu longues pour lui. Il a sauté cet oxer avec une foulée un peu trop belle, peut-être ou avec un peu trop de pression. Patrice a eu de la chance. La chance des uns, la malchance des autres, c’est le sport. Ça joue. Les Néerlandais ont deux barres d’avance, mais VDL Groep Verdi aurait pu coucher trois barres sans problème aujourd’hui, et il sort sans faute. J’aimerais mieux être en tête avec trois barres d’avance, mais bon, nous avons trois chevaux qui n’ont jamais sauté de championnat. Mon objectif reste de nous qualifier pour les Jeux. Pour l’instant, nous sommes dans le top cinq. Le mieux sera du bonus. Je ne sais pas si mes cavaliers vous en parlent, mais il y a une pression énorme à gérer. C’est extraordinaire parce qu’ils n’ont jamais connu ça, mais ils sont contents quand ils ont fini. Je ne sais pas s’ils prennent beaucoup de plaisir! C’est émotionnellement très fort. Ça joue sur les chevaux. Orient Express, par exemple, qui a tendance à se grandir fièrement quand il entre en piste, se fait tout petit! Ce n’est pas simple à gérer. Quand on sort du tunnel, c’est inimaginable ce que nous vivons. J’adore le football, je vais voir des grands matches. C’est fantastique l’entrée des joueurs, ça leur donne la chair de poule, mais une fois que c’est passé, ils se mettent dans leur match tranquillement. Là, il y a le cheval, c’est différent. Jusqu’ici, les cavaliers la vivent plutôt bien. La suite, je l’aborde avec des sans-faute. Ne me parlez pas de rivière (il n’y en aura pas demain, ndlr). Nous nous sommes entraînés, et maintenant, nous la sautons mieux que les autres. Oui, c’est mieux qu’il n’y en ait pas demain. Je crains que ce soit très dur, ce qui risque d’avantager les Allemands, les Néerlandais et les Américains plus que nous. À part le cheval de Simon, les moyens, ce n’est pas notre fort. Mais bon, rien n’est jamais joué dans notre sport. Les tragédies peuvent toujours arriver. Il y en aura encore demain. Les Allemands m’ont impressionné hier, aujourd’hui moins. Cornet d’Amour aurait pu fauter sur le trois. Cornado a très bien sauté, je crois. Les deux autres ont eu une faute, comme nous. Ça tient à tellement peu de chose. C’est difficile à expliquer au public, mais c’est ainsi. Le fait d’être quatrièmes ce soir nous permet de partir demain avant nos adversaires directs et peut-être, si tout va bien, de les mettre sous pression. Aujourd’hui, les Allemands entraient derrière nous et à chaque fois, nous faisions quatre points. Ça n’a l’air de rien, mais ça joue, aussi.'

Gerco Schröder : 'Je suis très, très heureux de mon parcours. J’ai eu une super sensation. London a sauté de manière fantastique. J’ai pensé au temps imparti jusqu’au dernier obstacle, mais j’ai gardé mon plan de neuf foulées dans cette ligne. Heureusement, c’est passé sans problème. Nous avons fait de notre mieux aujourd’hui. L’équipe a déjà eu de bons résultats cet été. L’état d’esprit est très bon. Attention, demain est un autre jour. Rien n’est gagné et les écarts sont faibles. Cela reste très ouvert.'

Patrice Delaveau : 'Un nouveau parcours sans faute, oui, mais j’aurais pu aisément se terminer avec quatre points. J’ai connu un très gros sursis sur l’oxer dix. C’était mon jour, je pense. La barre a tenu, heureusement. Cela m’a mis dans une très mauvaise situation, parce que j’ai été obligé de remettre une foulée avant ce double au dernier moment. Comme je monte une star avec un moteur incroyable, il a su se sortir de cette mauvaise situation dans laquelle nous nous sommes mis. Aujourd’hui, il a réussi une grande performance. Nous avons dû gérer l’attente après la chute du Chilien, c’est vrai, parce que ma détente était finie, mais ce sont des choses qui arrivent hélas, heureusement pas trop souvent. C’est plus facile dans une épreuve classique, mais cela fait partie de notre métier. Malheureusement, nous avons cumulé trois parcours à quatre points. Il nous faut absolument deux voire trois sans-faute demain. Notre sort est dans nos mains, mais aussi dans celle des autres. Il faut tout refaire en espérant avoir plus de réussite, en ce qui concerne mes coéquipiers. Quand Philippe m’a demandé si cela ne me posait pas de problème de partir en numéro quatre dans l’équipe, je lui ai dit que non et que je me sentais très honoré, spécialement dans un tel événement. J’assume. Si je ne suis pas capable de gérer une telle pression, mieux vaut que je me mette à la randonnée ou autre chose. C’est mon métier. Orient est l’un des meilleurs chevaux en Europe. Maintenant, il faut tenir le choc. La tête en individuel, je l’ai dans un coin de la tête, mais c’est vraiment l’équipe, l’équipe, l’équipe. De toute façon, si l’équipe va, l’individuel suivra. Nous sommes en course pour cette médaille, nous allons tout faire pour y parvenir. La pression est énorme. Nous nous y attendions, mais peut-être pas autant. À nous de ne pas nous laisser déborder et de gérer nos chevaux à leur entrée en piste.'

Marlon Modolo Zanotelli : 'Hier était un jour un peu dur pour nous, mais nous savions que ce serait dur, parce que la Chasse n’est pas le fort de nos chevaux, sauf celui de Doda… qui est tombé. Aujourd’hui, il nous fallait des sans-faute. J’espère que cela va continuer avec Rodrigo tout à l’heure. Aujourd’hui, heureusement, le chronomètre n’était pas trop serré. Nous travaillons cela depuis l’an passé. À La Baule, Clouwni et moi avions réussi un double sans-faute. Clouwni a très bien fait le boulot aujourd’hui. Je pense que nous sommes encore en course pour une médaille. Nous sommes déjà qualifiés pour les Jeux, mais nous sommes là pour travailler dans des conditions de pression. C’est important parce qu’au Brésil, ça va être encore plus fort qu’ici pour nous. Pour l’individuel, peut-être que j’ai une chance, mais je me concentre uniquement sur le parcours de demain.'

Daniel Deusser :'Cornet a été fantastique. Il est en très bonne forme et m’a donné une très bonne impression. Par équipes comme en individuel la compétition a très bien débuté pour moi mais nous ne sommes même pas à la moitié et il reste encore beaucoup de choses à faire. Le parcours n’est pas énorme mais il y a des pièges à quelques endroits qui rendent la tâche quelque peu difficile. Les deux majeures difficultés sont la ligne de la rivière et le dernier enchaînement. Il faut rester concentré partout. Marcus ne m’a pas vraiment donné de conseils car son parcours a été tellement facile qu’il n’a pas vraiment su dire où étaient les difficultés ! Christian m’a dit de faire attention au dernier double.'

Kevin Staut : 'Je suis content de Rêveur mais cela reste une épreuve par équipes et un championnat donc on ne peut pas se satisfaire de quatre points surtout quand nos deux coéquipiers ont déjà une faute chacun. Il fallait absolument un sans-faute que je n’ai pas fait donc même s’il y a une petite satisfaction personnelle à la vue du comportement et de l’évolution de Rêveur cela reste insuffisant et frustrant de pêcher à chaque fois sur trois obstacles différents.  D’un autre côté nous avons trois chevaux qui n’ont jamais participé à un championnat et ce n’est pas pour nous trouver des excuses mais les équipes qui sortent des sans-faute sont des équipes avec de vrais piliers et des couples très aguerris. Je n’explique pas ma faute, j’ai très mal monté hier en gérant très mal la chasse. Aujourd’hui j’étais très concentré sur le dernier double sans pour autant négliger ceux d’avant. J’ai essayé de monter les difficultés une par une. Je pense que je pourrais aborder ce même obstacle cinquante fois sans jamais faire la faute mais c’est le jeu des grands championnats. Je pense que cette faute vient vraiment d’un manque d’expérience de Rêveur. Je suis très content de ce qu’il fait et ce genre de compétition me montre ce qu’il me reste à faire pour devenir un réel pilier avec lui. '

Spencer Roe : 'Je suis déçu évidemment. Les premiers obstacles se sont très bien passés puis la dernière ligne a été compliquée car je me suis retrouvé loin du double. J’ai franchi une réelle marche en participant à ces jeux mondiaux car même si j’ai participé à des Coupes des nations, le niveau n’a rien à voir et ici tout le monde est sous pression. Je travaille pour ça depuis un an maintenant et à l’époque personne ne savait qui j’étais alors que désormais mon nom sonne à certaines oreilles. J’ai de la chance je ne suis pas trop atteint par le stress d’autant plus que je suis aux côtés de cavaliers avec de l’expérience. Je ne m’attendais pas à ce que la foule soit si nombreuse et si présente. Même si je suis déçu demain est un autre jour et je vais me battre.'

Edwina Tops-Alexander : 'J’ai eu un super sentiment, Ego a très bien sauté, mieux qu’hier même je trouve. Il était plus actif et engagé aujourd’hui. Je l’ai monté ce matin et cela m’aide réellement car il est fort et faire un peu de dressage le matin le calme et me facilite la tâche. J’ai perdu du temps entre les obstacles dix et onze. Tout le monde a fait sept foulées courtes et moi huit ! C’est assez impressionnant car c’est un grand cheval et j’ai tout le contrôle. Pour le moment je me concentre seulement sur le fait de répéter les parcours parfaits et ensuite nous verrons où cela nous mène.'

Pénélope Leprevost : 'J’ai eu un peu de mal à entrer dans mon parcours. Flora n’est jamais une très bonne sauteuse de numéro un. Mon premier saut était un peu figé. Le deux s’est bien passé et le trois était encore un peu juste dans la trajectoire. J’ai remis les jambes dans le virage. Elle a bien réagi à ma demande dans la combinaison, puisque je me suis même retrouvée trop près de la sortie. Tout le milieu de parcours s’est bien passé, j’avais l’impression que la jument se relâchait. J’avoue que j’ai monté ce double comme je le voulais. C’est la principale difficulté de ce parcours. La jument est tellement respectueuse qu’elle s’est trop concentrée sur la première barre de l’oxer. Du coup, elle a sauté trop haut et manqué de trajectoire. Je ne peux pas me satisfaire d’un parcours à quatre points, d’autant plus que c’est le deuxième d’affilée pour l’équipe. Maintenant, on va regarder les deux garçons et faire un petit point ensemble pour essayer de corriger nos petites fautes et éviter de les répéter. Il y a des chevaux plus sensibles que d’autres à l’ambiance. La mienne, qui ne saute jamais bien le premier obstacle, peut en pâtir, mais le public a été parfait, puisqu’il a cessé d’applaudir assez tôt pour nous permettre de partir sereinement.'

Marcus Ehning : 'Je suis très content de mon tour. Cornado peut parfois se montrer agressif en entrant en piste et en début de parcours. Aujourd’hui, tout s’est bien passé. Il était calme. J’ai eu pas mal de chance sur la triple-barres. Après, il était encore un peu contracté, mais il a très bien sauté. Christian a vraiment été malchanceux avec Codex One, c’est vraiment dommage. J’espère que mes deux prochains coéquipiers vont nous offrir des sans-faute. Le parcours est très bien pour un deuxième jour. Évidemment, ce sera plus haut et dur demain. Il y a déjà de bons gros oxers à sauter. Le dernier double demande de vraies qualités et de la puissance. C’est un super tour à monter.'

Pieter Devos : 'Ce qui m’est arrivé est très bizarre, parce que mon cheval m’a donné un très bon sentiment hier. Il a très bien sauté. Aujourd’hui, son début de parcours a été très bon. Au milieu du parcours, il s’est comme vidé de toute son énergie. Je ne ressentais plus rien, il ne tirait plus et ne sautait qu’avec sa volonté. Normalement, la hauteur n’est jamais un problème pour lui. Là il s’est donné comme s’il y avait deux mètres à sauter. Ce n’est pas normal. C’est vraiment bizarre. La préparation s’est très bien passée. Dream of India Greenfield n’a pas trop sauté. Je ne peux rien faire. Nous allons le faire examiner par les vétérinaires. Il respirait très fort et puis il s’est  couché  de manière incroyable devant le dernier obstacle. Le refus, je comprends, car il a eu peur avec la faute, mais il s’est écroulé pour un pudding. J’ai tout fait pour rester dessus, pour l’équipe, mais j’allais me retrouver avec la jambe en-dessous, donc je n’ai pas eu d’autre choix que m’extraire… J’ai eu peur, mais il s’est relevé. Après être sorti de piste, il a sauté deux fois au paddock et tout était bien. Il respire juste très fort. Quelque chose a dû se passer entre hier et aujourd’hui.

Ce qui s’est passé dans l’équipe belge ne m’a pas touché outre mesure. Je suis un cavalier d’équipe, très simple et réaliste. Je ne vais aller chercher d’excuse bizarre. C’est le sport, c’est tout. Je suis le premier à assumer mes fautes, mais là, je ne pouvais rien faire, sinon essayer d’aller au bout.'

Kent Farrington : 'Cette combinaison en fin de parcours est réellement une difficulté dans ce parcours. La distance d’abord n’est pas simple, pas plus que la distance entre ce vertical d’entrée et ce large oxer de sortie. C’est toujours difficile, surtout en fin de tour. J’ai vu le parcours de McLain, mais nos chevaux étant très différents, nos plans n’étaient pas les mêmes. Pour l’instant, l’équipe va bien. Il nous reste encore bons tours.'

Tiffany Foster : 'Mon cheval a très bien sauté. La faute sur la rivière est pour moi, je me suis retrouvée trop longue. Craignant le chronomètre, j’ai tourné trop court et je n’ai pas trouvé la bonne foulée. La rivière après un tournant, comme ça, ce n’est jamais évident, d’autant que c’est une longue rivière (4,20 m). Le reste s’est bien passé. Mon cheval doit être monté de manière calme et douce. Après la rivière, j’ai essayé de continuer correctement, mais je n’ai pas pu éviter une deuxième faute, hélas. Heureusement, Yann Candelé a signé un très bon parcours, et il nous reste deux super équipiers à venir. J’essaierai d’apporter un sans-faute demain.'



McLain Ward : 'La compétition s’est encore une fois bien déroulée, je suis vraiment content. La dernière ligne est un peu compliquée et mon cheval a d’ailleurs fait une touchette. Tout va bien, je ne me suis pas levé trop tôt ce matin ! Nous faisons attention à l’atmosphère autour de Rothchild. Il a du caractère mais il a été concentré aujourd’hui. Mes coéquipiers ont vraiment réalisé du bon travail hier et aujourd’hui l’essentiel est de réitérer des sans-faute. Nous sommes toujours dans la course après l’épreuve d’hier, nous ne pouvons pas dire que nous avons été déçus par le résultat mais nous avons eu le sentiment de ne pas avoir donné le meilleur de nous même hier.'

 

Yann Candele : ' Avant de rentrer je suis venu voir le parcours de McLain Ward pour avoir quelques informations car je le connais bien, tout comme son cheval. Lorsque j’ai reconnu j’ai trouvé que c’était plus haut qu’hier mais le parcours est équitable. Je ne pense pas qu’il y aura autant de sans-faute qu’hier car les oxers sont plus hauts et plus larges. Showgirl a dû faire davantage d’efforts. À Aix-la-Chapelle je me suis rendu compte que ma jument donnait vraiment tout ce qu’elle pouvait pour sortir de piste sans pénalité et aujourd’hui elle a recommencé. J’ai dit à mes coéquipiers que le parcours demandait davantage d’efforts que ce que nous pensions. J’ai beaucoup de famille ici et je connais pas mal de monde puisque je suis normand d’origine donc ça m'aide à me surpasser ! Au niveau de l’équipe, mon sans-faute donne de la confiance mais il reste encore beaucoup de chemin. Nous devons réaliser le plus de sans-faute possible ou alors faire que quatre points soit le pire score. L’esprit d’équipe est extraordinaire parce que nous sommes tous meilleurs amis.'

 

Simon Delestre : 'Ces quatre points ne sont pas catastrophiques mais c’est toujours ennuyeux. Qlassic a tout de même très bien sauté aujourd’hui, il est en forme. L’épreuve est vraiment délicate avec un parcours bien construit où il faut être vigilant partout.  Il faut demander à 100% car il y a des verticaux en bout de ligne et les oxers sont larges. Ma faute vient du fait que j’ai demandé un gros saut sur le numéro huit et il s’est décalé à droite ce qu’il fait qu’il réalise une faute en descendant sur le deuxième plan.  Cette ligne est compliquée car nous demandons un saut en longueur sur la rivière puis nous tenons fort pour franchir le mur et ensuite j’ai voulu protéger le premier plan de l’oxer et j’ai manqué de trajectoire au dessus. Je n’ai pas de conseils particuliers à donner à mes coéquipiers. Il faut être vigilant partout mis à part sur le un qui ne pose pas de problème. Pour les autres de l’équipe, la pression va monter en fonction des scores de chacun.'

 

Christian Ahlmann : 'J’ai eu un super sentiment en rentrant dans la dernière ligne où la distance est courte avant le double. Condex One était concentré, puis jai perdu de la vitesse pour rentrer dans le double donc j’ai poussé pour sortir mais cela n’a pas suffit. Il a très bien sauté tout le reste du parcours donc je pense que ce n’était pas mérité. J’ai souhaité que mon cheval arrive frais pour ces championnats. Nous l’avons fait moins courir avant l’échéance pour qu’il soit en bonne forme. Le parcours n’est pas trop gros et est très bien monté.  Je pense que les autres jours cela sera vraiment plus difficile. Je n’ai pas de conseils particuliers à donner à mes coéquipiers car la piste est comme nous le pensions après avoir reconnu. Je vais seulement leur dire d’être concentré et de réaliser des sans-faute !'

 

Cassio Rivetti : 'C’est un véritable soulagement d’avoir à nouveau réalisé un parcours parfait ! Je suis très heureux car la compétition a très bien débuté pour moi. Vivant s’est vraiment battu avec moi aujourd’hui. Le reste de l’équipe va devoir être performant car hier nous avons réalisé quatre parcours parfaits mais assez lents ainsi aujourd’hui nous devons réitérer la performance sinon nous n’aurons plus aucune chance. Grâce à ce sans-faute ils vont avoir davantage de motivation. Mon objectif principal est d’atteindre la finale à quatre mais pour l’instant je me concentre sur la compétition jour après jour. '

 

Michael Whitaker : 'Je ne comprends pas, Viking était quelque peu coquin aujourd’hui, très nerveux et tendu. Ce sont des choses qui arrivent malheureusement. Je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal… L’atmosphère a été compliquée à gérer pour nous. Je ne vais pas me trouver d’excuse, ça n’a pas fonctionné aujourd’hui et c’est comme ça. C’est très frustrant car hier il a été génial et ce matin il a vraiment perdu sa concentration.'

 

Jeroen Dubbeldam : 'Je suis vraiment heureux du résultat et surtout de Zenith car ce n’est que sa première année à ce niveau et qu’il est encore inexpérimenté. C’est le premier grand championnat qu’il réalise de toute sa carrière. Il a terminé deuxième du championnat des Pays-Bas et, même si cela n’a rien à voir avec le niveau de cet événement, cela m’a donné confiance pour la suite. Il a participé à deux Coupes des nations où il a été fantastique. Après ma sélection dans l’équipe je lui ai laissé un temps un peu tranquille pour qu’il se prépare bien. Après la reconnaissance je savais que Zenith pouvait réaliser un sans-faute mais les fautes arrivent toujours très vite. La façon dont il a sauté m’a rassuré dès le début. Par équipes, nous avons eu une très bonne journée aujourd’hui et j’espère que mon parcours a motivé mes compatriotes !'

 

 

Propos recueillis au stade Michel-d’Ornano de Caen par Marie de Pellegars-Malhortie et Sébastien Roullier

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