Mardi 02 septembre - 19h18 | Sébastien Roullier

TOUTES LES RÉACTIONS DU JOUR

Découvrez les réactions des protagonistes à l'issue de la Chasse des Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie en direct (pensez à rafraîchir régulièrement cette page en utilisant la touche F5 sur PC sur POMME+R sur Mac) !

Beezie Madden : 'Je suis très heureuse, évidemment. Cortes C est naturellement rapide. Il a réussi quelques très beaux virages, dont celui qui a suivi le double de verticaux. Nous nous sommes entraînés pour cette épreuve et avons mis en place une bonne stratégie. Robert Ridland (le chef d’équipe américain, ndlr) m’a juste demandé d’être dans les 77’’. J’ai réussi. Je ne suis pas passée si loin de gagner, alors tout va bien. McLain, Lucy et Kent ont réussi de bonnes Chasses aussi. Les deux prochains jours vont être intenses. Mon cheval est frais et très heureux de sauter. Il n’a pas beaucoup concouru cette année! Je suis très heureuse d’avoir pu me remettre parfaitement de ma fracture de la clavicule et d’être prête pour ces Jeux. Mes chevaux sont assez expérimentés, et n’ont pas souffert de ne pas sauter, au contraire! Ce sera peut-être une bonne chose au final, on ne sait jamais. Nous voulons bien faire tous les quatre et nous pensons que nous avons une vraie chance de réussir.' 

Kevin Staut : 'Je suis très content du comportement de Rêveur, moins du mien. Rêveur n’a pas été trop perturbé. Patrice et Pénélope m’ont bien prévenu, notamment que les chevaux avaient du mal à sauter au fond du terrain. C’est pourquoi j’ai montré le mur et l’oxer suivant à Rêveur en entrant. C’est un cheval très sensible, mais il ne s’est pas ému de tout ça. Entre le mur et l’oxer, j’aurais dû le monter avec un peu moins de pression. Rêveur était bien disponible et relâché. Il me faut parvenir à le monter comme je le ressens. Cette épreuve de vitesse était assez compliquée pour moi, car je n’en avais jamais montée avec Rêveur, juste des Coupes des nations et des Grands Prix. Je ne me faisais pas vraiment d’idée du chrono qu’il pouvait réussir. Il s’est montré très rapide. Je suis ravi de ça. C’est un très bon départ pour la France. Nous avons des chevaux très rapides dans cette équipe, dont ceux de Patrice et Pénélope, ce qui se ressent d’ailleurs en regardant le classement. Maintenant, la Coupe des nations va être très difficile. Les meilleures équipes se tiennent en quelques points. Le chef de piste va prendre en compte ces facteurs-là. Généralement, les Français sont bons dans ces épreuves de vitesse. Nous étions d’ailleurs sortis en tête de la Chasse d’Herning, ce qui ne nous avait pas rapporté de médaille en fin de course. Il ne faut pas s’emballer. Ç’a été une longue journée, une autre nous attend encore demain. Nous allons essayer de rester bien concentrés. L’épreuve de vitesse des mondiaux est toujours la plus facile de tous les championnats, parce que le niveau des équipes est très hétérogène. Il faut être juste pour tout le monde. Rehausser l’épreuve n’aurait pas franchement changé le classement. Le stade était déjà bien rempli pour une Vitesse. L’ambiance est inouïe. C’est formidable, nous avons beaucoup de chance.'

Philippe Guerdat : 'Comme je l’avais déjà dit avant, dans une Chasse, on ne peut rien gagner, mais tout perdre. Aujourd’hui, nous n’avons pas perdu, ce qui est un premier point positif. Nous n’avions pas besoin d’être trop devant, juste d’être au contact des meilleurs, ce qui est le cas. Le deuxième point positif, c’est que nos chevaux sont en forme. Mes cavaliers ont bien ressenti la pression. Je les avais prévenus. Ils ne s’imaginaient pas vraiment comment ce serait. Aujourd’hui, ils ont vu ce que cela donnait avec un stade encore loin d’être plein. Ça promet quelque chose d’incroyable pour les deux prochains jours. Cette pression va monter, nous allons essayer de la gérer, mais je ne peux rien promettre. Kevin partait en dernier. Il ne lui servait pas à grand-chose d’assurer vu nos premiers tours, donc il a pris un peu de risques. Il a glissé un peu après le mur. Il est arrivé sur une foulée un peu longue et il a un peu trop appuyé sa demande, ce qui explique peut-être cette faute. C’est ce que lui pense. Moi, je n’ai pas bien vu de là où j’étais. Ses quatre points n’ont pas d’importance. À choisir, je signe tout de suite pour un sans-faute demain. Je ne peux pas encore donner l’ordre de départ interne de mon équipe. Tout dépend du tirage au sort, comme pour cette Chasse. Si je tire un petit ou un grand numéro, cela change pas mal de choses. Je vais essayer de faire au mieux. Aujourd’hui, pas mal de gens ont souri en voyant mon ordre de départ, et finalement, cela a plutôt bien marché. On a enlevé un peu de pression  à Simon, qui a réussi un très bon tour pour lancer l’équipe. L’idée de départ était de placer Pénélope en ouvreuse, mais il n’y avait pas assez de couples à partir avant, et comme Flora est jeune et qu’elle saute encore parfois trop haut, nous avons préféré la protéger. Ce sera la même chose demain. Les chutes et autres ne m’ont pas surpris. C’est un peu toujours ainsi dans les grands championnats. Ce n’est pas fini, nous n’en sommes qu’au premier jour. En général, cela attrape un ou deux cavaliers par équipe. La tragédie existera toujours dans ce sport, c’est d’ailleurs ce qui rend ces épreuves par équipes si palpitantes. On va espérer que tout aille bien demain pour nous.'

Gerco Schröder : 'J’ai eu un super sentiment sur le parcours. London a très bien sauté. J’ai dû faire une foulée de plus que ce que j’avais prévu pour aller sur la rivière car j’ai perdu mon étrier mais cela ne m’a pas dérangé. J’ai fait sept foulées pour aller sur le vertical numéro douze, soit une foulée de moins que les autres, et mon cheval a très bien réagi. Bien sûr nous courrons pour la médaille mais en saut d’obstacles tout peut basculer très vite donc nous allons faire du mieux que nous pouvons. De la même façon pour l‘équipe, nous avons eu de bons résultats cet été et aujourd’hui nous avons encore prouvé que nous étions une bonne équipe. La compétition va être dure mais nous allons donner le meilleur de nous même. Nous n’avons pas de stratégie particulière, nous allons regarder comment sera le parcours demain et essayer de réitérer les sans-faute !'


Rolf-Göran Bengtsson : ' Je suis très heureux de ma performance aujourd’hui. Mon cheval est en grande forme, il a fait un très bon parcours en suivant parfaitement mes instructions. Je ne pense pas que beaucoup de monde ait été apte à le voir mais moi j’ai senti que parfois il a eu besoin de m’aider et il l’a fait de manière fantastique. Il était content en sortant ! Pour cette échéance je l’ai préparé en participant aux concours du Global Champions Tour. Son dernier concours a été celui de Chantilly où nous avons remporté le Grand Prix. J’avais pour idée de l’emmener à Münster pour qu’il réalise quelques parcours sur les épreuves intermédiaires et puis la première nuit là bas il a fait une colique et j’ai dû l’emmener dans une clinique donc il n’était plus apte à concourir. Il a eu une longue pause avant de venir ici.  Casall est un cheval d’âge et connaît parfaitement son job. Maintenant nous allons continuer comme ça et laisser le plus d’obstacles possibles sur les taquets ! Concernant l’équipe j’avais un peu la pression car mes trois coéquipiers avaient réalisé de très bon parcours donc je ne pouvais pas rentrer en piste comme si j’allais prendre un café !'


Grégory Wathelet : 'Conrad était relâché et en forme. Après le mur j’ai senti qu’il allait bien alors j’ai continué à jouer le jeu jusqu’à la fin. Je ne pensais pas être si rapide ! Je n’avais au départ pas prévu de tourner si court entre le un et le deux mais le cheval a été extraordinaire. Je suis vraiment content. Ce sans-faute était nécessaire pour l’équipe parce que nous avons eu un peu de malchance avec Jos qui a eu une incompréhension avec Domino alors que ça n’arrive jamais mais c’est le jeu. C’était notre rôle, à nous les autres cavaliers, de rattraper le tir. Tout reste possible que ce soit au niveau de l’individuel ou de l’équipe. L’objectif de demain est de placer notre équipe dans les dix après notre faux départ d’aujourd’hui. Nous espérons que Jos va être remotivé pour demain et qu’il pourra nous aider. '

Steve Guerdat : 'Je ne crois pas que notre refus d’aujourd’hui ait à voir avec ceux des championnats d’Europe d’Herning ou du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle, où Nino s’était arrêté devant des triples avec de gros verticaux au milieu sur une distance courte, ce qui est toujours délicat avec lui. Un double de verticaux, même avec des palanques, normalement, cela ne lui pose aucun problème en général. Je ne sais pas, je suis surpris. Nino a très bien sauté à la détente, il n’a pas mal réagi en entrant en piste, il a très bien sauté le début de parcours. Il a produit un gros saut sur l’oxer sur bidet, comme toujours. J’ai fait une foulée de plus pour la rivière, cela l’a peut-être fait forcer un peu pour son saut de rivière. Mais tout ça, ce sont des choses qui arrivent dans une Chasse. Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Je ne pense pas que ce soit trop inquiétant. L’équipe de Suisse a vécu une sale journée. Il faut regarder devant et continuer à y croire. On ne peut rien faire d’autre.'

Rodrigo Pessoa : 'Je suis satisfait de mon résultat, car Status est un cheval assez lent. Ce genre d’épreuve est forcément difficile pour lui. Il a très bien sauté. Il ne peut pas aller beaucoup plus vite, d’autant que des parcours plus difficiles, hauts et techniques nous attendent encore demain. La chute de Doda ne m’a pas fait changer de tactique. C’est vrai que nous avons vécu une entrée en matière bien difficile, ce matin. Doda était notre meilleure chance aujourd’hui. Je ne crois pas qu’il ait pris trop de risques ou plus de risques que prévu. C’était une erreur, cela arrive. Il a fait ce qu’il avait à faire. Ensuite, nos coéquipiers ont bien fait leur travail. Maintenant, il nous faut nous tourner vers demain.'

Abdelkebir Ouaddar : 'Quickly était chaud aujourd’hui, comme souvent. Il n’était pas évident à piloter, mais je le connais très bien, donc ce n’est ni une surprise ni un problème. Je suis désolé de ma faute sur la rivière. Je n’ai pas trouvé la bonne foulée. Ce n’est vraiment pas la faute du cheval. Si je l’avais placé plus près, il n’aurait pas rencontré de problème. Je ne pense pas que cela puisse nous handicaper pour la suite. Ce n’est pas un cheval qui garde les fautes en tête, et moi, je préfère ne plus y penser. Il est tellement volontaire… Le mur, par exemple, il l’a un peu regardé, mais il l’a sauté et bien sauté, même. Je suis vraiment très heureux et fier d’être accueilli de cette manière dans ce stade grandiose. L’amour avec le public est réciproque, et du fond du cœur, d’autant que nous, athlètes, ne sommes rien sans les spectateurs. La France est mon deuxième pays. J’ai pris plaisir à monter ce parcours. Quel plaisir! Je me retrouve parmi les meilleurs mondiaux, les meilleurs Français aussi. J’aurais pu passer devant tout le monde sans cette faute, mais ce n’est pas grave. Ce n’est que du bonheur. Il y a d’autres parcours à venir. Pour l’équipe, il y a du bon et du moins bon, mais c’est seulement notre premier grand championnat, c’est normal. Je trouve que c’est déjà très bien d’avoir pu qualifier une équipe. Nous sommes encore une nation jeune.'

Scott Brash : 'J’ai fait de mon mieux et tout donné aujourd’hui. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit, où j’ai souffert d’une intoxication alimentaire, sans doute liée à un mauvais hamburger mangé hier ici. Je prends la faute à mon compte. Sanctos a très bien sauté. Ce sont des choses qui arrivent. C’est une épreuve de vitesse, on prend des risques, et la faute peut arriver. Michael et Spencer ont fait un excellent travail. C’est dur d’avoir subi tous ces forfaits, jusqu’à celui de Ben Maher et Cella, l’un de nos meilleurs couples, encore la semaine passée. C’est toujours décevant, mais c’est le sport. Aujourd’hui, nous avons tous fait de notre mieux. Nous avons une bonne équipe. La compétition continue demain!'

Patrice Delaveau : 'Mon cheval est arrivé ici en super forme, comme tous les autres chevaux de l’équipe. Mon parcours s’est bien déroulé. Je n’ai pas eu la foulée idéale sur le deux, ce qui a fait bruisser un peu les tribunes. Ça motive un peu. Je perds l’épreuve sur le mur. Je n’ai pas pu le prendre en sept foulées à l’intérieur comme je le voulais. Les chevaux sont très inquiets en arrivant là-bas. Du coup, j’ai replacé une petite foulée, ce qui n’était pas sans risque. Après, l’épreuve était lancée. Ayant déjà connu deux petits sursis, je me suis dit qu’il fallait y aller sans réfléchir ni faire n’importe quoi. Je ne pensais pas terminer si près de Bertram Allen, un cavalier très rapide qui me met régulièrement deux secondes dans la vue. Je suis très content d’être juste derrière lui. Orient est si rapide au sol. C’est un vrai quatre roues motrices. Dès que je l’ai enclenché un peu, il a joué le jeu. Il a tenu le choc jusqu’à la fin. Je pense qu’il s’est retrouvé un tout petit peu asphyxié sur le dernier. Il a tiré un peu les pattes pour ne pas faire la faute. Il a tout fait pour ne pas toucher. Je ne l’ai pas protégé non plus. C’était mon choix de bien démarrer ce championnat. Nous sommes tous très, très bien partis, ce qui va nous donner un bon classement par équipes. C’est quand même notre principal objectif. Maintenant, il faut bien se concentrer et ne pas crier victoire trop vite. L’an passé, nous avions trois points d’avance après la Chasse pour terminer finalement cinquièmes. Il y a quatre ans à Lexington, nous étions dixièmes et avions terminé médaillés d’argent. Là, nous ne pouvions pas mieux débuter devant notre public, mais il faut rester concentrés et ne pas se reposer. Le public est vraiment extraordinaire parce qu’il nous soutient énormément, mais aussi parce qu’il encourage tous les bons cavaliers. C’est un public de connaisseurs, d’éleveurs et de cavaliers. Nous leur donnons un beau spectacle. Cela nous porte, mais il faut aussi faire attention. Pendant dix secondes, Orient était vraiment ailleurs. Je n’ai pas entendu la cloche, j’ai vu que le compteur était parti en regardant le grand écran. Je suis parti au galop, mais Orient était tout timide. Franchement, pendant dix mètres, je me suis demandé s’il allait s’enclencher, tout l’inverse de d’habitude. Je me souviens avoir dit que nos chevaux avaient l’habitude des grosses ambiances et qu’ils ne s’en ressentiraient pas trop, mais c’est une vraie donnée à prendre en compte. Je ne peux pas dire que j’ai pris du plaisir dans un tel parcours, parce qu’on est vraiment à fond dans la compétition. Une fois passée la ligne d’arrivée, oui. Cette première épreuve est très dure pour nous. Elle a commencé à 9h, et là, je passe à 15h30. On fait détendre les autres, on se refait dix fois le parcours dans la tête. Ce n’est pas une partie de plaisir, ce n’est pas désagréable bien sûr, mais le plaisir, ce sera de sortir de ces championnats du monde avec un bon résultat.'

Daniel Deusser : 'Cornet d’Amour a déjà très bien sauté hier lors de l’échauffement. Je ne sais pas s’il se sent comme à Lyon. Lyon, c’était de l’indoor, ici c’est autre chose. Aujourd’hui, il était un peu ému en entrant en piste. Ceci dit, il aime ce genre d’ambiance. Il s’était d’ailleurs très bien comporté à Herning, l’an passé aux championnats d’Europe. Il a fait attention à tous les obstacles de cette belle épreuve de vitesse. J’ai pris le numéro un d’un peu loin, puis tout s’est enclenché. Je suis très heureux de notre performance. Il est en excellente forme pour sauter de plus gros tours demain et après-demain. J’ai un très bon feeling en tout cas. Tout va parfaitement bien pour l’équipe. Partir en troisième quand les deux premiers équipiers ont réussi de l’excellent travail donne beaucoup de confiance. J’étais en position idéale pour tenter davantage de choses. C’est plus facile pour nous que pour les équipes ayant vécu des chutes et des fautes. C’est bien que la compétition ait enfin commencé. Hier après l’échauffement, nous nous sommes promenés en ville et bu quelques cafés. Les journées sont longues, hier, aujourd’hui et encore demain. C’est plus facile avec les épreuves plus classiques. Je ne sais pas si Eiken Sato (son ancien collègue des écuries Stephex, sélectionné pour ces JEM, mais retourné précipitamment au Japon pour gérer des affaires familiales, ndlr) nous regarde, mais il va bien. Nous nous sommes envoyé des messages hier. C’est vraiment dommage qu’il ne soit pas là, bien sûr, mais je suis sûr qu’il suit tout ce qui se passe ici.'

Pénélope Leprevost : 'Le résultat est très positif. En ce qui concerne la manière, je ne pense pas avoir très bien géré mon mur. Plein de cavaliers se sont retrouvés trop loin en sept foulées parce que les chevaux regardaient l’obstacle. Moi, je me suis retrouvée trop serrée en sept tellement j’ai coupé. J’ai produit un saut en cloche. Je suis venue normalement sur l’oxer suivant dont je ne me suis pas assez méfiée. J’aurais dû parce que Flora a sauté si haut qu’elle a failli ne pas le couvrir. J’aurais dû mettre plus de jambes. À la réception, j’ai réagi immédiatement pour lui redonner le moral et la remettre devant moi. Du coup, je suis partie à fond tout droit vers la rivière qu’elle a encore sauté un mètre au-dessus. Je me suis dit : oh, mince! Parfois on se plaint que les chevaux ne sautent pas assez haut. Moi, je n’ai pas ce problème! Après, ça s’est un peu calmé et nous avons mieux terminé le parcours. Flora met toute son énergie et son cœur pour être sans faute. C’est une bête de concours.  C’est génial d’être ici. L’ambiance et le stade sont impressionnants, c’est vrai, mais on s’en rend plus compte quand on regarde les autres sauter, et puis on ne va quand même pas se plaindre d’être soutenus comme ça par le public. J’étais concentrée sur mon parcours, pour être en phase avec ma jument. Pour la suite, la stratégie n’est pas encore totalement définie (quant à l’ordre de départ de l’équipe, ndlr). Tout va aussi dépendre du parcours que va nous proposer Frédéric Cottier. Aujourd’hui, ce n’est pas très dur. Pourtant, il y a eu une sacrée hécatombe avec des trucs assez imprévisibles. En tout cas, je pense qu’on peut compter sur Flora. Simon a été rapide aussi, c’est très bien. On va en parler avec Philippe, mais je n’ai rien contre le rôle d’ouvreuse.'

Doda de Miranda : 'Nous avons décidé ensemble de me placer en ouvreur comme Bogeno est très rapide, et que les autres chevaux de l’équipe sont assez lents, en nous disant qu’il n’était pas utile d’aller extrêmement vite, et qu’un bon tour me placerait dans les quinze premiers. Puis, lors de la reconnaissance, le parcours ne nous a pas semblé difficile. Cinq minutes avant que j’entre en piste, Rodrigo m’a dit que ça avait l’air assez facile et qu’il valait sans doute mieux que je prenne plus de risques. Pas de problème, je suis habitué. Au début, tout allait très bien, mais quand j’ai sauté le deuxième élément de la combinaison, mon cheval a tourné plus vite que ce que je pensais, car il est très sensible. J’ai été un peu surpris, j’ai perdu mon étrier à droite. Quand j’ai repris mon équilibre, Bogeno s’est un peu effrayé et il est parti à gauche. Ma distance s’allongeait. Je me suis dit que je devais absolument le reprendre et remettre une foulée quitte à faire une faute. Hélas, il n’a pas compris ce que je lui demandais. Ce n’est pas de la malchance, c’est ma faute, mais c’est un vrai désastre. Normalement, je ne tombe pas. C’est la première fois dans un championnat, c’est dur, forcément. C’est le sport, qui nous apprend tous les jours à être plus fort et à nous remettre en question. Le cheval sautait très bien, dommage. Évidemment, je n’en veux pas à Rodrigo, il avait raison.

Alberto Michigan : 'J’ai eu un excellent sentiment durant mon parcours. Nous sommes partis en premier de l'équipe car Carusso est un cheval très sûr et toujours très compétiteur. Il a fait un très bon travail aujourd’hui. Il n’est pas le plus rapide mais il a réalisé un beau sans-faute. Cela nous permet d’être confiant pour la suite. Nous allons faire du mieux que nous pouvons. Je rêverais de faire partie de la finale et je pense que par équipes nous sommes bien partis. Nous allons devoir nous battre !'

Tiffany Foster : 'Nous avons fait un bon travail. Yann et moi n’avons pas les chevaux les plus rapides et puis Eric et Ian ont davantage d’expérience donc maintenant c’est à eux de faire le job ! Ils vont allés vite j’en suis sûre. Yan et moi avons fait ce que nous avions à faire, j’espère qu’ils feront de même ! Mon objectif est de gagner que ce soit par équipes ou en individuel ! L’or ou rien ! Non en vérité notre principal objectif est évidemment par équipes car nous avons une réelle chance. Nous avons un véritable esprit d’équipe car nous sommes toujours tous les quatre donc nous nous connaissons parfaitement bien. Aujourd’hui je me sens beaucoup plus prête que lorsque j’ai participé aux Jeux olympiques à Londres car je n’avais pas l’habitude de sauter ce genre de parcours. '

Bertram Allen : 'Molly Malone a été fantastique. Le plan était de réaliser un parcours rapide et elle a répondu présente. J’ai vraiment passé un bon moment en piste. J’ai l’habitude d’aller vite avec elle donc elle a de l’expérience sur ce type d’épreuve. Nous nous connaissons très bien donc nous savons jusqu’où nous pouvons aller. Il n’y a pas de véritable juge de paix, les difficultés sont assez éparpillées. J’aime la pression qui repose sur moi mais je ne fais pas vraiment attention au fait que je sois le plus jeune. C’est ma première participation à ce niveau mais j’ai déjà eu des expériences de grands championnats lorsque j’étais plus jeune. À chaque championnat que j’ai réalisé j’en suis reparti avec une médaille alors j’espère que cela continuera pour celui là ! Molly Malone est généralement de mieux en mieux jour après jour donc j’espère que la compétition va continuer comme ça. Je n’ai pas pris tous les risques aujourd’hui donc je pense que mon chronomètre peut être battu. '

Marcus Ehning : 'Cornado a sauté de manière formidable. Il était un peu nerveux et quelque peu coquin et impressionné par l’atmosphère. Mais plus le parcours s’est déroulé plus il est devenu serein. Avant mon passage il y avait déjà six cavaliers qui étaient tombés donc je n’ai pas pris trop de risque mais je n’ai pas non plus été lent puisque je suis neuvième à la sortie de mon parcours. Avec Cornado je ne peux pas vraiment faire partie des plus rapides le premier jour car sinon il se tend trop. Par équipes nous sommes bien partis puisque Christian et moi sommes  sans faute mais il faut attendre de voir ce qu’il va se passer car lors des grands championnats il y a souvent des surprises comme la chute de Doda par exemple. Il y a beaucoup de pression mais nous allons faire de notre mieux. '

Joe Clee : 'Je suis ravi. Michael a été fantastique, comme toujours. Mon cheval a très bien sauté. Il nous reste deux très bons cavaliers à passer donc nous sommes bien partis. Avant mon passage m’a donné quelques conseil : sortir sans pénalité sans faire trembler de barres ! Il m’a également donné quelques conseils sur les lignes. Cela fait longtemps que nous travaillons pour cette échéance, je suis vraiment fier d’être présent et de faire parti de cette équipe. Ce matin en nous levant nous avons pensé à la médaille et au fait que nous devions nous qualifier pour les Jeux olympiques. Nous n’avons pas reçu d’instructions particulières mis à part de rester relâchés et de conserver un rythme correct. Mes plans ont changé en entrant en piste car Utamaro regardait énormément l’eau et l’environnement donc j’ai décidé de ne pas aller aussi vite que je le souhaitais. '

Shaik Ali bin Khali AL Thani : 'Le parcours s’est vraiment bien déroulé. J’ai été assez rapide puisqu’en sortant de piste j’étais septième non loin de la tête donc je pense que c’est une bonne performance. Je suis vraiment content car Vienna a été géniale alors qu’elle n’a que huit ans. Elle a été très à l’aise. Je ne la monte que depuis un an. Pour l’équipe, nous avons déjà deux cavaliers sans-faute et les deux autres couples vont réaliser la même chose que nous, essayer d’assurer un parcours sans pénalité dans un rythme soutenu, donc je pense que nous avons une chance. Nous aimerions faire partie des cinq premières équipes pour se qualifier pour les Jeux olympiques. En individuel nous allons essayer de faire de notre mieux. '

Pedro Veniss : 'Quabrio a été génial et j’ai eu un super sentiment. Je ne le monte que depuis quatre mois donc je ne peux pas être plus content. Même si Doda est tombé nous n’avons pas vraiment changé le plan mis à part aller un tout petit peu plus vite. Nous souhaitons rester en bonne position aujourd’hui sans prendre de risque puisque la Coupe des nations déterminera tout. Personnellement je vais essayer d’aller jusqu’au bout ! '

Pius Schwizer : 'C’est vraiment dommage, d’autant plus que Toulago a très, très bien sauté le reste du parcours. Thomas Fuchs m’a conseillé d’aller lui montrer le mur en entrant. Il n’a pas manifesté de crainte particulière. Dans la ligne d’abord de ce mur, je crois que Toulago a regardé le public, et quand il a vu le mur, au dernier moment, il s’est dérobé un peu vers la droite. Il l’a sauté, mais en dehors des fanions…'

Simon Delestre : 'Le parcours est bien dosé. Ce n’est pas énorme, mais il y a quand même beaucoup de difficultés pour pas mal de couples. C’est bien que Frédéric Cottier n’ait pas corsé l’affaire. Qlassic peut être un peu frais et ému le premier jour, mais normalement pas tant que ça. Dans les concours du Global Champions Tour, le parc d’obstacles voyage d’étape en étape. Dans les CSIO, c’est un peu pareil. Ici, on a tout un parc complètement neuf. C’est peut-être ce qui peut émouvoir les chevaux. Pour le reste, la piste est impressionnante avec une super atmosphère. Aujourd’hui, Qlassic a été génial, dans le bon tempo. Le but n’était pas de gagner, mais de bien se positionner, et pour l’individuel, et pour l’équipe. Vu les autres chronos, j’ai été assez rapide. Cela va nous mettre dans le bon peloton. La Chasse, ce n’est pas le plus difficile, mais c’est hyper important, car on peut perdre un championnat là-dessus. À part sur le mur où j’ai dû rajouter une foulée, j’ai respecté tous les contrats que nous avions fixés à la reconnaissance. Mes coéquipiers vont normalement faire une foulée de mois sur le mur. Si les chevaux ne se retiennent pas, ça va tout seul. Le double de palanques, il faut vraiment le soigner. On peut l’aborder en huit ou neuf. J’ai décidé neuf. Si j’étais rentré en huit, je me serais retrouvé un mètre trop près de la sortie vu la grande action de Qlassic. Mieux vaut perdre une demi-seconde. Une fois qu’on entre dans le tunnel d’entrée du stade, on est vraiment dans notre parcours et notre concentration. Quand je suis arrivé, un cheval est ressorti en liberté, car Jos Verlooy venait de tomber. Qlassic reste un étalon, ça peut l’exciter. L’atmosphère, on le ressent, mais on pouvait aussi s’y attendre.'

Jeroen Dubbeldam : 'J’ai gagné un peu de temps dans les tournants, j’ai pris pas mal de risques. C’est seulement la première saison de Zenith à ce niveau, donc tout va bien, je suis content. C’eest un cheval très régulier. Je serai content si tous mes coéquipiers terminent plus vite que moi, car cela signifiera que l’équipe sera très bien classée. Je vais donner deux ou trois indications à mes coéquipiers, mais ils connaissent leurs chevaux mieux que moi. Ce serait donc stupide de leur dire ce qu’ils ont à faire. Simplement, la distance vers le double numéro huit est assez longue en huit foulées. Peut-être qu’il vaut mieux en faire neuf, ce qui vaut aussi pour le dernier double, d’ailleurs. Je suis assez surpris par toutes ces chutes, parce que le parcours n’est pas extrêmement haut, mais la piste est bien remplie: rivières, arbres et éléments de décor. Les chevaux se demandent un peu où ils doivent aller, ce qui explique peut-être ça.'

Luca Moneta : 'Je suis très, très content. Après avoir réussi de bons championnats d’Europe l’an passé, cette année, j’ai décidé de donner la priorité à ces championnats du monde. J’ai tout fait pour bien préparer Neptune. Il est au top de sa condition, avec moi, calme, même s’il garde son style. Il a toujours besoin de faire un peu la guerre avec moi. À mes coéquipiers, je vais conseiller d’aller vite et de réussir un sans-faute. C’est facile, non? J’ai vu les chutes, c’est la faute à pas de chance. Le parcours est bien dosé, il faut juste bien monter partout. La dernière combinaison n’est pas si simple. Quatorze obstacles, c’est long, aussi. Le premier double est court, mais deux verticaux dans un championnat du monde, ce n’est pas une difficulté. Les obstacles sont beaux, tout est parfait. Quand les barres restent dans leurs taquets, c’est parfait!'

Patrick Caron : 'Le parcours est bon, compte tenu du nombre de couples. Il est accessible aux cent cinquante chevaux, pas trop dur. Pour la suite des championnats, le metteur en scène et les responsables autour de lui devront graduellement augmenter les difficultés pour que le podium de l’épreuve par équipes et les trente cavaliers qualifiés pour la demi-finale soient bien sélectionnés. Je n’ai pas d’inquiétude par rapport à ça. Le sol est excellent, les obstacles sont très beaux. Ces obstacles ne sont pas de nature à effrayer les chevaux. La partie centrale est parfaitement classique et respectueuse des chevaux, donc pas de problème. Frédéric Cottier a construit un bon tour. Les écarts entre les meilleures équipes du monde ne devraient pas être trop importants. C’est une bonne chose, car cela confèrera du suspense aux deux manches de Coupe des nations. Je n’ai pas vu ses autres parcours. De toute façon, le tracé est une chose, la hauteur en est une autre.'

Michael Whitaker : 'Je suis content de mon tour. Viking a fait tout ce que je lui ai demandé à la vitesse que je le souhaitais. J’ai vu de plus gros parcours, mais il est long et intéressant. Mon cheval s’est très bien comporté et ne s’est montré trop regardant. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi aujourd’hui. Il reste des parcours à sauter. On peut facilement en renverser deux ou trois en faisant l’imbécile. Pour moi, il était essentiel d’avoir un joli départ, c’est fait. Nous avons subi des forfaits importants ces dernières semaines (Nick Skelton avec Big Star et Ben Maher avec Cella, et Amai, l’autre crack de Michael, ndlr) mais l’état d’esprit de l’équipe reste très bon. Ce sont des choses qui arrivent. Ben et Cella forment, on le sait bien, l’un des meilleurs couples de l’équipe, mais il faut avancer et affronter ces championnats. Joe Clee et Spencer Roe ont été très bons tout l’été, dans les Coupes des nations. Le cheval de Joe est très respectueux, ce qui devrait lui permettre d’aller plus vite que moi. Pour Spencer, je ne sais pas trop, mais c’est un bon cavalier. Nous gardons de vraies chances de réussir quelque chose, avec un peu de chance. '

Christian Ahlmann : 'C’est une super entrée en matière pour moi et pour l’équipe. Mon cheval a très bien sauté du premier au dernier obstacle. Codex était frais et très concentré. C’est plus important à mes yeux qu’une seconde de plus ou de moins. Je n’ai évidemment pas pris tous les risques. Il est possible d’aller quelques secondes plus vite que moi. Tout va dépendre de la volonté des cavaliers à prendre des risques. Ce championnat ne s’arrête pas aujourd’hui, il commence! Le premier double est uu peu dangereux, le mur est très regardant, aussi. Il y aussi le virage vers la rivière. Ce n’est pas si difficile. C’est un bon parcours avec de bons virages pour gagner du temps, en fonction de la foulée de son cheval. Quant à l’option, je ne pense qu’elle vaille la peine. Même avec une faute sur une palanque, on peut finir plus vite qu’en la prenant.'

Darragh Kenny : 'Je suis très heureux. Imothep  a été incroyable tout l’été et encore aujourd’hui. Ce week-end, j’ai gagné quatre épreuves au Hampton Classic (CSI 4*-W), ce qui fait toujours du bien. En mon absence, mon équipe a parfaitement pris soin d’Imothep. Pour l’instant, tout va bien. L’atmosphère est vraiment géniale dans ce stade. J’étais déjà ouvreur à Dublin, Aix-la-Chapelle et Hickstead. C’est un peu en train de devenir ma place. Je me sentais à l’aise, je savais que mon cheval sauterait tout ça très bien. La tactique n’était pas d’aller à toute vitesse, mais à la vitesse convenant à chaque cheval, sans risquer de dégrader la qualité de saut pour le reste de la semaine. Nous savons que nous avons besoin d’être bien classé en fin de journée. Mes coéquipiers sont tous plus expérimentés que moi. J’ai marché la piste avec Conor Swail et Robert Splaine. Denis et Bertram seront sûrement nos équipiers les plus rapides. Je suis arrivé hier après-midi. J’ai beaucoup de chance. La qualification pour les Jeux olympiques reste notre objectif majeur. Nous avons manqué les deux dernières éditions. Il le faut, c’est important pour le sport irlandais.'

Yann Candelé : 'Je suis content de mon tour. Un sans-faute, c’est toujours rassurant pour le cheval, mais aussi pour l’équipe de prendre un bon départ. Nous n’avons pas été extrêmement rapides, parce que j’ai ouvert ma trajectoire dans quelques tournants, mais aucune barre n’est tombée. Cela va être une très longue journée. Je suis très excité de monter ici, dans ma région. Le parcours est juste, je pense qu’il ne va pas causer trop de dégâts. Cela devrait être autrement plus difficile demain. En revanche, nous ressentons tous la pression des Jeux équestres mondiaux. Sur une échelle de valeurs, nous avons sauté un Grand Prix normal aujourd’hui. Le premier double est un peu court, spécialement parce qu’il arrive après la rivière, où le galop s’ouvre un peu. Comme il y a quand même deux palanques à 1,50m, il faut soigner un peu. La stratégie de l’équipe est de faire du mieux possible, sans aller à toute vitesse et risquer les fautes. Tiffany et moi devons nous montrer les plus efficaces possibles. Nos deux cavaliers d’expérience, Ian Millar et Éric Lamaze, feront le reste.'

Propos recueillis au stade Michel-d'Ornano par Marie de Pellegars-Malhortie et Sébastien Roullier

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