Jeudi 13 septembre - 03h52 | À Tryon, Sébastien Roullier

Bénédicte Émond-Bon : ''Inacceptable et scandaleux''

Bénédicte Émond-Bon : ''Inacceptable et scandaleux''

Crédit : Scoopdyga

Le mag

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Voici la réaction de Bénédicte Émond-Bon, sélectionneuse nationale de l’équipe de France d’endurance, à l’issue de l’invraisemblable annulation de la course d’endurance des Jeux équestres mondiaux de Tryon: 
"Il est évident que nous avons déjà disputé des courses dans des conditions plus difficiles que celles-ci... Et il n’y avait pas tant d’éliminés que cela. La vraie histoire, c’est que, depuis que nous sommes arrivés ici, l’organisation de cette course n’est à la hauteur en rien. Ni l’hébergement des chevaux, ni la piste, ni l’aire de vet gate ni l’aire de grooming, ni dans la gestion de l’épreuve, ce qui n’est finalement que la suite logique de ce que nous vivons depuis notre arrivée... C’est n’importe quoi. Comment n’a-t-on pas su indiquer à tous les concurrents la zone de départ d’une course aux Jeux équestres mondiaux? Tout a été construit hier et avant-hier. On ne savait même pas où serait l’aire de repos des chevaux. On ne connaissait pas les boucles non plus, ce qui peut expliquer les erreurs de parcours de ce matin. Je n’ai jamais vu un tel gâchis.
Toute l’équipe de France (ce qui représente une délégation d’une cinquantaine de personnes, ndlr) est extrêmement déçue. Malgré toutes ces difficultés, nous avons réussi à gérer la course au mieux. Nos quatre chevaux étaient en parfait état de forme, notre tactique fonctionnait. Nous pouvions espérer décrocher deux médailles (probablement l’argent par équipes et au moins le bronze individuel, ndlr). Et là, on annule la course, prétendument pour préserver le bien-être des chevaux parce que certains auraient été conduits à la clinique. Si c’est le cas, la responsabilité incombe aux officiels, qui auraient dû les éliminer plus tôt. Ils sont fautifs là aussi.
À travers cette décision, ils punissent tous les chevaux qui ont évolué à la bonne allure et dont les cavaliers ont tenu compte des conditions. Tous ceux qui étaient encore en lice et couraient avec nous étaient en très bon état. On les a bien vus quand ils sont revenus. On punit les cavaliers qui font preuve de respect envers leurs animaux et on crédite ceux qui n’écoutent pas leurs chevaux en annulant une épreuve parce qu’ils ne peuvent plus figurer au classement... C’est un non-sens total, c’est inacceptable et scandaleux. Notre révolte collective était assez claire je crois. Malheureusement, je crains que cela ne signe la mort de l’endurance. On ne peut pas continuer comme ça..."

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