Lundi 08 janvier - 19h07 | Communiqué

Les cavaliers poneys en stage de haut niveau à Lamotte-Beuvron

Les cavaliers poneys en stage de haut niveau à Lamotte-Beuvron

Crédit : FFE - ZG

Les 4 et 5 janvier s’est tenu un stage de haut niveau réservé aux poneys de saut d’obstacles au Parc équestre fédéral à Lamotte-Beuvron. Encadrés par l’entraîneur national des Poneys, Olivier Bost, les 12 cavaliers présents, âgés de 13 à 16 ans, n’ont pas eu le temps de chômer avec un programme très complet. 
 
La trêve hivernale est l’occasion de se préparer au mieux pour la nouvelle saison qui pointe déjà le bout de son nez. Douze couples ont été retenus pour participer à ce stage. “Ils ont été sélectionnés sur les étapes Super As courues à l’automne 2017. Mises à part Rose de Balanda, Louise Des-maizières et Louna Garo, tous les autres couples ne connaissent pas encore le niveau international. Il nous faut construire et mettre en avant la nouvelle génération”, explique Olivier Bost. 
L’objectif du stage haut niveau est de les préparer au mieux pour les prochaines échéances qui arrivent à grands pas avec notamment les étapes Super As de Saint-Lô et Bordeaux puis le CSIOP de Fontainebleau mi-avril.
Les champions en herbe ont donc eu un programme sur mesure avec six ateliers différents et autant d’intervenants. D’un côté la pratique à cheval avec Bertrand Poisson, assistant technique d’Olivier Bost en charge du travail sur le plat, insistant sur la régularité du galop, l’impulsion et la précision en les faisant travailler sur des courbes et des transitions. De son côté, Olivier Bost était chargé du travail à l’obstacle. “Les séances étaient variées : des barres au sol, des cavalettis et enfin un parcours. Le but étant de travailler les abords et de savoir réagir face à l’imprévu”, expose l’entraîneur national. 
 
Une approche transversale du haut niveau 
Mais l’équipe fédérale souhaite depuis plusieurs années aller plus loin dans la préparation de ses athlètes. Les futurs champions ont donc eu le droit à une session de média training avec Mathias Hébert, responsable de la communication à la FFE, afin de les habituer dès maintenant à savoir véhiculer une image positive de l’équitation et d’eux-mêmes. 
 
La préparation physique, à pied, un autre volet non négligeable du stage, s’est déroulé sur trois séances assurées par Vincent Poulain, champion du monde de voltige avec Noroc en 2016. “Nous avons commencé par des étirements et des assouplissements. Lors des sessions suivantes, j’ai insisté sur la coordination et l’équilibre avec notamment un travail sur la dissociation du haut et du bas du buste. Enfin, nous nous sommes concentrés sur la proprioception. Je me suis aussi appuyé sur les précisions d’Olivier qui connaît bien chaque cavalier”, expose Vincent Poulain. 
Une partie du stage a également été consacrée au bien–être animal avec l’intervention de Déborah Bardou, chargée de projet bien-être animal au sein de la FFE. “J’ai effectué un rappel d’éthologie équine avec une comparaison entre le comportement animal naturel et celui en vie domestique. Nous avons également abordé la façon dont les enfants communiquent notamment sur les réseaux sociaux. Les échanges ont été très instructifs”, exprime Déborah Bardou. 
En parallèle, les cavaliers ont également eu un atelier avec le vétérinaire de l’équipe de France Poneys, Louis-Marie Desmaizières. “Nous avons fait un check up de tous les poneys car, pour nous, il est important de sélectionner des poneys en bonne santé surtout au niveau locomoteur puisqu’en internationaux, il y a des visites vétérinaires. Il est important de leur expliquer ce qu’est un athlète de haut niveau. Ils doivent apprendre à déceler les critères d’alerte d’une pathologie et savoir ce qu’on peut faire en prévention notamment en termes d’alimentation et de ferrure”, précise Louis-Marie Desmaizières. 
 
Au-delà de l’aspect technique, pour l’équipe fédérale, le fait de regrouper tous les cavaliers et leur entourage est essentiel : “Pour nous, c’est très important de bien comprendre comment fonctionne l’équipe autour des cavaliers, les parents, les coachs etc. Ces stages nous permettent une approche plus approfondie de nos cavaliers”, souligne Olivier Bost. 
 

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