Lundi 29 mai - 10h08 | Propos recueillis à Rome par Sébastien Roullier

Jur Vrieling : "Cette fois, les applaudissements étaient pour moi !"

Voici la réaction du Néerlandais Jur Vrieling, vainqueur du Grand Prix CSIO 5* de Rome avec VDL Glasgow van het Merelsnest :

"Je suis évidemment très heureux d’être le premier Néerlandais à gagner ce Grand Prix, ce que j’ignorais. Ce concours est merveilleux avec son public, son cadre et ce temps magnifique qui nous a accompagnés tout le week-end. Vendredi, j’ai entendu monter des applaudissements et des hourras pendant mon parcours, quand ma faute a scellé la victoire de l’Italie dans la Coupe des nations… Aujourd’hui, les encouragements et applaudissements étaient pour moi, ce qui m’a évidemment fait très plaisir! Ce public est très réactif et vivant. Et je ne le blâme surtout pas pour vendredi, car cela fait partie du sport et de ces merveilleuses épreuves par équipes. L’Italie n’avait plus remporté sa Coupe des nations de Rome depuis trente-deux ans. Nous aussi avons ressenti cela l’an passé en gagnant à Rotterdam, où n’avions plus brillé depuis longtemps. Notre public néerlandais était très ému ce jour-là. À vrai dire, ici, j’étais presque content que ma faute offre la victoire à l’Italie, qui ne l’a vraiment pas volée!
Aujourd’hui, les parcours d’Uliano Vezzani étaient difficiles, au niveau d’un Grand Prix de ce calibre. La seconde manche n’était clairement pas évidente vu les fautes concédées un peu partout par mes adversaires (Jur Vrieling a réussi le seul double sans-faute, ndlr). Moi, je peux dire que j’ai eu de la chance. Alors que les concurrents précédents avaient abordé le double en dix foulées, Rob Ehrens, notre chef d’équipe, m’a dit que mon cheval pour le faire en neuf. J’ai essayé, mais à l’abord, je me suis rendu que ça n’allait pas fonctionner, parce que nous allions trop vite. Du coup, j’ai repris Glasgow, qui s’est quasiment arrêté devant ce double. Dieu merci, il a vraiment fait l’effort pour le sauter, et m’a bien sauvé la mise. Parfois, le mérite d’une victoire se partage équitablement entre cheval et cavalier. Là, je dirais c’était plutôt 80% pour mon cheval et 20% pour moi! Naturellement, j’ai perdu beaucoup de temps dans cette manœuvre et, de ce fait, je me serais parfaitement contenté d’une troisième ou quatrième place. La chance était définitivement avec moi.
Je passe beaucoup de temps à former et préparer mes jeunes chevaux, notamment ceux qui me sont confiés par le haras VDL de la famille Van de Lageweg, avec l’espoir d’en avoir toujours un capable de s’illustrer au plus haut niveau. Après Bubalu, il y a eu Zirocco Blue (ex-Quamikase des Forêts, ndlr) et maintenant Glasgow. J’ai beaucoup de chance de travailler depuis si longtemps avec VDL, qui me confie toujours des montures à fort potentiel. J’espère évidemment pouvoir continuer comme ça, et pourquoi pas regagner ce Grand Prix avec un nouveau cheval dans quelques années."

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