Dimanche 21 mai - 21h02 | Léa Tchilinguirian

L’équitation, une histoire de famille pour les sœurs Versini

L’équitation, une histoire de famille pour les sœurs Versini

Fabiola évolue notamment avec Caruso de Namoisy.
Crédit : PSV Morel

Fabiola Versini, vingt-deux ans, et sa sœur Fiona, de quatre ans son aînée, montent toutes les deux en épreuves Pro et Amateur de saut d’obstacles. Liées par leur passion commune pour l’équitation, elles se sont données pour but d’emmener leurs chevaux au plus haut niveau. Quelques minutes avant le début du Grand Prix Pro 2 Back on Track de Grand Prix Spring Break, à laquelle les deux sœurs ont participé, Fabiola s’est confiée en toute sérénité.

GrandPrix-replay.com : Depuis quand montez-vous à cheval ?
F. V. : Je monte à cheval depuis mon plus jeune âge. Je me souviens avoir disputé mes premiers championnats de France à Shetland en A1 Élite avec Aldo. Je suis restée très peu à poney car je suis très grande. À cheval, j’ai commencé par les championnats de France Poussins qui étaient organisés ici, à Fontainebleau, puis les Benjamins. J'ai eu la chance qu'on me confie toujours des chevaux pour progresser. Me faire repérer et gravir les échelons n'a pas été facile car financièrement, mes parents n'avaient pas les moyens de m'acheter de bons chevaux.

GPR. : Comment avez-vous atteint le niveau auquel vous évoluez aujourd’hui ?
F. V. : Après avoir passé un Bac Pro Vente, je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour l’école. J’ai décidé de m’orienter vers ma passion car c’était le métier que je voulais absolument exercer. J’ai pu progresser grâce à des chevaux de propriétaires avec lesquels j’ai sauté des épreuves à 1,15m et 1,20m. Dès que je l’ai pu, j’ai acheté Serafin du Hac. Grâce à lui, j’ai gravi plusieurs échelons et aujourd’hui, je peux participer à de belles épreuves. Je travaille actuellement dans la grande écurie de commerce de Pascal Plancq, au nord de la Seine-et-Marne. Je forme et valorise les jeunes chevaux en compétition, je remets en route ceux qui ont parfois perdu confiance en compétition. Il m’arrive aussi de coacher des cavaliers.

GPR. : Avec quels chevaux êtes-vous venue en ce dernier week-end de Grand Prix Classic Spring Break à Fontainebleau ?
F.V. : J'en ai engagé quatre. Queros du Mont est un cheval qui m’appartient, il est destiné aux épreuves à 1,10m et 1,15m. Ce matin, j'ai d’ailleurs gagné l’Amateur 2 avec lui. Je monte aussi Sérafin du Hac en Pro 2. En Amateur 1, je remets en route Reine Carnute, une jument de propriétaire qui a perdu confiance. Enfin, il y a Caruso de Namoisy, avec lequel j'ai réussi un sans-faute dans la Pro 2 de samedi et avec lequel je vais courir le Grand Prix (le couple a abandonné après deux fautes, ndlr).

GPR. Est-ce la première fois que votre soeur et vous participez à Grand Prix Classic ?
F. V. : Non, nous venons tous les ans. C’est un concours et un cadre que nous apprécions beaucoup. Fiona a participé au CSI 1* du deuxième week-end. Elle aussi travaille chez Pascal Plancq. Auparavant, elle a monté chez Alain Bourdon, un autre marchand de chevaux installé en Bretagne. Il l'a aidée à progresser jusqu’aux épreuves à 1,50m.

GPR. : Comment voyez-vous votre avenir ?
F. V. : Ma sœur et moi sommes très proches, nous faisons travailler nos chevaux ensemble. Nous rêvons d'ouvrir nos propres écuries afin de valoriser et vendre des chevaux. Nos propriétaires nous font confiance. Nous ne demandons qu’à continuer sur ce chemin!

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