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CEIO Compiègne: "Peu de risques", JL.Leclerc

le 31/05/2010

jean-Philippe Francès et Hanaba du Bois - Crédit : FEI

A l'approche de Lexington, et du fait du nombre limité de concours que peuvent courir les chevaux avant l'échéance américaine (dû à l'effort intense demandé par chaque course), le jeu des stratégies de qualification a commencé. Un jeu dont les règles changent en fonction du cheptel au sein duquel le sélectionneur national peut faire son choix : les nations dont le nombre est limité et dont le choix est "simple" peuvent se contenter de répondre au critère imposé par la FEI, à savoir avoir terminé avec succès une course de 160 km, à une vitesse au moins égale à 13 km/h ; pour les nations dont le nombre de bons couples est plus important, chaque course est un challenge contre l'ensemble des compatriotes engagés. Voilà le contexte dans lequel s'est déroulé ce week-end le CEIO de Compiègne.

 
Quatre équipes, parmi les soixante-deux participants, prenaient le départ de cette Coupe des nations : la France, l'Italie, la Belgique et l'Allemagne. Seules deux parviennent à terminer entières (à quatre couples) la course: la Belgique et l'Allemagne, première et seconde donc de la compétition par équipes. "Le sport voudrait que l'on ne s'économise pas, que l'on prenne tous les risques", commentait Jean-Louis Leclerc, le sélectionneur de l'équipe de France. "Avec des vitesses moyennes de 18 et 17 km/h, je ne pense pas que les deux équipes sur le podium aient réellement joué le jeu. La France a pris des risques, peut-être trop au vu du résultat final (deux chevaux ne passeront pas un vet gate, ndlr), mais je n'en attends pas moins de couples sélectionnés pour représenter la France en équipe. Les huit cavaliers sur le podium avaient simplement besoin de terminer leur course pour atteindre leur objectif : être qualifiés pour Lexington. Ils l'ont atteint mais ce n'est pas le sport que je préfère".

 
Hanaba du Bois n'a rien perdu
Et effectivement, pour retrouver dans le classement individuel le premier cavalier monté sur le podium par équipes, il faut descendre jusqu'à la vingt-et-unième place de la Belge Dominique Evrard, sur Alicia d'Havenne Ewalraid, qui termine à 52 minutes du premier couple, les Français Jean-Philippe Francès et sa toute bonne Hanaba du Bois. "Hanaba a quinze ans", commente son cavalier, "et court probablement sa dernière saison de haut niveau. Ensemble, nous sommes champions d'Europe en 2007 et la jument a vraiment une belle carrière derrière elle, il est temps de passer la main. En 2009, à Assise, la compétition s'était mal passée et la jument avait dû être arrêtée. Le sélectionneur m'a demandé en début de saison de la redémarrer doucement, pour voir s'il lui restait encore un peu de peps. Et elle n'a rien perdu. A son âge, on redémarre beaucoup plus vite que les petits jeunes ! A Tartas donc, nous avonc couru comme sur une session de travail. J'avais tout de même engagé mon cheval de douze ans, Hotspur Karko, que montait mon employé, et qui courra à Rambouillet la semaine prochaine. Mieux vaut pouvoir être qualifié pour Lexington avec deux chevaux qu'aucun." Car le cavalier ne cache pas ses ambitions mondiales !

 
Rendez-vous à Rambouillet
Le sélectionneur national, malgré sa déception de la compétition par équipe, s'est montré très satisfait des performances françaises. "Au niveau individuel, nous avons eu affaire à une réelle course de sélection de niveau international. Les cavaliers français savent qu'il n'y a que peu de places et qu'il faut donc être le meilleur. Par forcément d'ailleurs le meilleur dans le classement de la course, mais le meilleur dans le gestion de sa monture", précisait Jean-Lous Leclerc. Le week-end prochain, les 160 km de Rambouillet devraient permettre au sélectionneur de bien avancer dans sa décision, qui sera définitve après une dernière inspection vétérinaire en août.

 
DKO
 
 

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Par admin_root
le 2 juin 2010 - 11:08

La parole à la Belgique
 
La rédaction de GrandPrix-Replay.Com a reçu un message de Pierre Arnould, chef d'équipe et entraîneur endurance de Belgique, qui a souhaité réagir à l'article que nous publions sur le site lundi 31 mai. Il regrette que la parole n'ait été donnée qu'à la France et souhaite féliciter ses cavaliers belges, dont la rédaction n'a à aucun moment voulu minimiser la performance. S'ils l'ont perçu de cette façon, la rédaction s'en excuse.
 
Extraits du message de Pierre Arnould :
 
"En tant que chef d'équipe et entraîneur endurance de Belgique, je me dois de réagir à votre compte-rendu signé DKO concernant la compétition du week-end dernier.
 
1. Le premier couple belge n'est pas 21e mais 17e.
2. La moyenne générale de l'équipe belge est de 18 km/h : cette vitesse est plus que compétitive, il suffit pour s'en convaincre d'analyser les vitesses moyennes par équipes des années précédentes (2008, 1re place pour la Belgique avec la vitesse moyenne de 17.12 km/h ; pas de classement en 2009 pour la Belgique qui ne rentre cette année-là que deux des quatre cavaliers, ndlr). En 2009, les moyennes de Compiègne étaient très élevées car tous les dénivelés avaient été supprimés pour privilégier la vitesse en perspective du championnat mondial des Juniors en Hongrie. En 2010, les dénivelés sont réapparus.
3. Les minima imposés par la FEI pour le Kentucky sont de 13 km/h. Ceux demandés par la Fédération belge à ces postulants sont de 17 km/h (à Compiègne, trois cavaliers belges tournent au-dessus de ces minima).
4. Dans un CEIO ou un championnat présentant un classement par nation, le rôle d'un sélectionneur consiste à présenter une équipe sûre et rapide. Parmi la quarantaine de cavaliers et chevaux français inscrits ce jour-là, n'y avait-il point de couples présentant ce profil ?
5. Depuis 2005, la Belgique a obtenu l'or à trois reprises sur la CEIO 3* 160 de Compiègne : en 2005 (championnat d'Europe), en 2008 et en 2010. Quasi à chaque fois, nous sommes sur les podiums, à Compiègne et ailleurs. Aussi bien en junior qu'en senior. Ce n'est peut-être pas un hasard.
6. Il faut se réjouir de la performance allemande : cette grande nation équestre commence à se réveiller dans une discipline qui jusqu'à présent ne lui réussissait guère. Plus il y aura de nations compétitives et médaillées, plus l'avenir d'une discipline est assuré.
7. La France est actuellement la plus grande et la plus performante des nations de la planète endurance. C'est elle qui constitue la locomotive de la discipline. Est-ce pour autant que les médailles des autres nations obtenues à la régulière doivent se voir dévalorisées ?"

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