Bella Rose 2, le phénix d’Isabell Werth

Crédit : Scoopdyga

Lundi 17 décembre - 11h21 | Amélie Ulmer (avec Lucas Tracol)

Bella Rose 2, le phénix d’Isabell Werth

La fin de l’année est bien là, et à cette occasion GRANDPRIX-Replay.com a voulu revenir sur les moments les plus marquants de l’année 2018. Chaque jour jusqu’au réveillon, replongez dans une histoire saillante des douze derniers mois. 

 - Bella Rose 2, le phénix d’Isabell Werth

À Tryon, Isabell Werth a été émue aux larmes à la fin de ses deux reprises.
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En septembre, Bella Rose 2 a ébloui le public américain lors des Jeux équestres mondiaux de Tryon. Sous la selle d’Isabell Werth, l’alezane a survolé la concurrence en reportant brillamment l’or dans le Grand Prix, puis le Grand Prix Spécial. Pourtant, le cheval de cœur de la cavalière allemande revenait tout juste de quatre ans de repos forcé pour blessure. Un retour tout simplement fracassant. 
 
Bella Rose 2 n'est pas une jument comme les autres, à tous points de vue. Née le 12 février 2004 chez Heinrich et Wilhelm Strunk, en plein cœur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Elle est la fille de Belissimo M, étalon Rheinlander de Grand Prix de dressage. Propriétaire fidèle d'Isabell Werth, Madeleine Winter-Schuzle a acheté cette jument à l'âge de trois ans. 
 
La première victoire notable du couple est celle contre Totilas et Matthias Alexander Rath. Les deux auraient pu se livrer bataille durant de longues années, si Totilas n'avait peu eu une santé si fragile. Lors des Jeux équestres mondiaux de Normandie en 2014, la jument est deuxième du Grand Prix derrière Valegro monté par Charlotte Dujardin et l'emporte de peu devant Damon Hill sous la selle de Helen Langehanenberg. Malheureusement, le combat de titans annoncé pour le Spécial et la Reprise Libre en Musique n'a pas lieu. En effet, Bella Rose 2 est déclarée non partante pour la suite de la compétition en raison d’une inflammation au sabot. Trois mois plus tard, elle fait un retour triomphal au CDI 4* de Stuttgart, en gagnant le Grand Prix, puis le Spécial, avant de disparaitre des écrans radars pendant les quatre années qui suivent. 
 
Régulièrement interviewée sur l’absence de sa jument, Isabell Werth indique alors qu’elle souffre d'une légère entorse du genou. Après un retour manqué en 2016, Isabell Werth surprend tout le monde en engageant Bella Rose au CDI 4* de Fritzens-Schindlhof, en juin 2018. Malgré un physique un peu moins musculeux qu'en 2014, et une tension perceptible de la jument, son piaffer engagé et son passage soutenu font pleurer de joie sa cavalière, ravie de retrouver sa protégée. 

“C'est fou qu'elle revienne de la sorte”, Isabell Werth

Avec ses allures toujours aussi spectaculaires, la Westphalienne de quatorze ans rafle tout lors des CDI 4* de Fritzens-Schindlhof, Aix-la-Chapelle et Cappeln. Un retour remarqué qui lui offre une sélection pour les Jeux équestres mondiaux de Tryon. En Caroline du Nord, le duo est plus impressionnant que jamais, décrochant l’or dans le Grand Prix et le Spécial avec les moyennes respectives de 84,829% et 86,426%. À domicile, même Laura Graves et Verdades ne peuvent arrêter la paire germanique. En état de grâce, Isabell Werth et sa géniale jument ne font pas que frôler la perfection puisqu’elles récoltent plusieurs fois des dix pour le passage, le piaffer et quelques transitions. En conférence de presse, la reine du dressage mondial a de la peine à croire à un tel retour.“Lorsque l’on connait les hauts et les bas que nous avons vécu, c’est fou de se dire qu’elle revient de la sorte. Je savais que Bella pouvait nous impressionner, même si on ne peut jamais être certain avec les chevaux. Je suis très heureuse qu’elle se soit montrée sous un tel jour, maintenant tout le monde comprend mon choix.”, avait-elle déclaré. Il ne manquait plus qu'au couple de réussir le triplé en s'imposant dans la Reprise Libre en Musique. Malheureusement, le rendez-vous a été annulé, l’équipe organisatrice craignant l'ouragan Florence. 
 
Malgré ce sentiment d'inachevé, Bella Rose 2 a poursuivi sa moisson de victoires lors de la Coupe du monde de Stuttgart, où elle signait son retour mi-novembre. C’est bien simple, la jument a remporté toutes les épreuves dans lesquelles elle a été engagée depuis son retour en juin, signant sans conteste le come-back de l'année. 

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