“Un jour, j'aimerais devenir une grande de ce sport”, Reed Kessler

Crédit : Scoopdyga

Mardi 20 février - 18h16 | Propos recueillis par Ian Clayton

“Un jour, j'aimerais devenir une grande de ce sport”, Reed Kessler

En 2012 à Londres, Reed Kessler, alors âgée de dix-sept ans, avait été la plus jeune cavalière de tous les temps à participer aux Jeux olympiques, ce qui lui avait valu l’attribution d’un Longines Rising Star Award, suivi, l’an passé, d’un Longines Ladies Award. Désormais installée aux Pays-Bas, l’Américaine poursuit une belle carrière au plus haut niveau, avec l’objectif de décrocher des médailles et de graver son nom dans l’histoire du sport. 

G.P.h. : Vous avez décrit 2017 comme une année de transition. Quel bilan en tirez-vous ?
R.K. : J’ai vendu Cylana (van de Ruitershoeve, BWP, Skippy II x Darco) à la fin de l’année 2016, ce qui a été pour moi une décision très difficile à prendre. Je comptais sur un jeune cheval très spécial, Up des Chaînes (SF, Idéal de la Loge x Cento), qui a dû être opéré des suites de coliques alors qu’il se comportait bien sur la scène internationale. Fort heureusement, il a pu reprendre la compétition l’été dernier. Quoi qu’il en soit, sans ces deux chevaux, il m’était vraiment difficile de performer. Je suis chanceuse de disposer de quelques autres montures très agréables, mais j’ai dû redescendre d’un niveau afin de parfaire leur formation. De manière générale, je ne tiens pas à participer à de grands concours si je n’ai pas une chance de gagner. J’ai préfère donc prendre mon temps pour former mes jeunes chevaux en CSI 2 et 3*, jusqu’à ce qu’ils soient prêts à concourir au niveau supérieur.
 
G.P.h. : L’un des grands moments de cette année 2017 a été la remise de votre Longines Ladies Award. Que cela représente-t-il pour vous ? Et quel regard portez-vous sur l’implication de Longines dans les sports équestres ?
R.K. : C’était un très grand honneur. Je me sens flattée d’être reconnue comme une femme forte dans mon domaine. Longines est aujourd’hui un sponsor titre de notre sport. Son soutien permet à beaucoup d’entre nous de vivre nos rêves et de participer à des événements fantastiques et du plus haut niveau.
 
G.P.h. : Ce prix vous a notamment été décerné en reconnaissance de votre contribution au projet de centre d’apprentissage de la Fédération équestre américaine ainsi qu’aux actions de la fondation JustWorld International. Qu’est-ce qui vous a attirée dans ces organisations ?
R.K. : Je travaille depuis longtemps avec JustWorld International. C’est une organisation très spéciale qui s’adapte aux emplois du temps trépidants des concours et aux contraintes des cavaliers afin que nous puissions contribuer et mettre en avant ses actions en faveur de l’enfance défavorisée dans les pays du tiers-monde. Il y a plusieurs années, je me suis rendue au Honduras, et j’ai réellement l’intention d’aller prochainement encourager le projet mené par la fondation au Cambodge.
 

“Il me reste beaucoup de choses à accomplir”

G.P.h. : En 2013, vous aviez reçu un Longines Rising Star Award à l’âge de dix-neuf ans. Comment résumeriez-vous les quatre années qui ont séparé ces deux distinctions ?
R.K. : Je pense avoir évolué. Je ne suis plus une petite fille, je me construis progressivement en tant que femme, athlète, femme d’affaires, etc. J’ai déjà parcouru un long chemin, mais il me reste encore beaucoup de choses à accomplir. Désormais, j’espère continuer autant que possible à travailler et à apprendre.
 
G.P.h. : Vous semblez vous remettre sans cesse en question. Pourquoi ?
R.K. : Je suppose que je suis la personne la plus critique à mon égard. Je veux donner le meilleur de moi-même, travailler aussi dur que possible et apprendre autant que possible. Un jour, j’espère pouvoir gagner des médailles et devenir une vraie grande de ce sport, et ce de manière honnête, après de longues années de travail acharné, de succès et d’échecs.
 
G.P.h. : Par le passé, vous avez souvent cité les Américaines Beezie Madden et Laura Kraut parmi les cavaliers que vous admirez, et vous vous êtes également entraînée avec l’Allemand Marcus Ehning. En quoi ces champions vous inspirent-ils ?
R.K. : J’admire Beezie et Laura bien sûr, car elles font partie des meilleures cavalières de tous les temps. Et j’admire Marcus parce que c’est un authentique homme de cheval. Il est si bon avec ses chevaux… Et la façon dont ils sautent avec lui est incroyable. Il est tout simplement exceptionnel. 

Retrouvez cette interview en intégralité dans GRANDPRIX Heroes, disponible en ligne ici

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