Raphaël Goehrs s’équipe grâce à la création d’un pôle d’investisseurs

Grâce à ce pôle, une première reccrue a déjà rejoint les écuries de Raphaël Goehrs
Crédit : Scoopdyga

Mardi 07 janvier - 17h41 | Marion Mauger

Raphaël Goehrs s’équipe grâce à la création d’un pôle d’investisseurs

Si certains ont trouvé des chocolats au pied de leur sapin, Raphaël Goehrs lui, a reçu une nouvelle monture très prometteuse, Chicago du Ru, le fils de Tinka’s Boy et Sirène de la Motte médaillée d’or en aout 2019 des championnats Panaméricains de Lima, au Pérou, associée au Brésilien Marlon Modolo Zanotelli. Et ce beau cadeau ne sera pas le dernier puisqu’il ne s’agit que de la première opération du nouveau pôle d’investisseurs, créé par le cavalier de Bazainville, afin de mener de jeunes recrues à fort potentiel vers le haut niveau.

Durant les fêtes, Raphaël Goehrs a enrichi son système d’un pôle d’investisseurs. Le principe est simple : au lieu d’avoir un seul acheteur porteur de tous les risques sur un cheval, plusieurs investisseurs misent sur plusieurs chevaux. ''Si une monture n’a finalement pas la carrière espérée ou si elle se blesse par exemple, les pertes pourront être compensées par les gains ou la vente d’un autre cheval '', explique le trentenaire. Pour autant, il ne s’agit pas d’investir sur des chevaux d’expérience mais davantage sur de jeunes sujets entre cinq et sept ans puis de les revendre lorsqu’ils seront prêts pour le haut niveau. ''Le but ce n’est ni d’aller aux Jeux Olympiques, ni de les revendre six mois après leur arrivée. Notre objectif est de les garder au moins deux ans, de prendre notre temps et de faire évoluer des jeunes très prometteurs ", précise le cavalier.

Durant cette période de formation, là encore les investisseurs se partagent les différents frais d’engagements, de vétérinaires, de ferrures … "Pour ne pas les solliciter tous les mois, ils versent une somme au moment de l’achat permettant de couvrir toutes ces dépenses". Pour que le système soit aussi souple que possibles, ces derniers ne sont pas tenus d’investir la même somme, ou une somme minimale. Ils peuvent investir selon leurs moyens et leur envie. Ils se partageront ensuite proportionnellement les gains et la vente. "Je souhaite réunir des gens passionnés qui ont envie de jouer un peu comme dans un investissement boursier mais en plus excitant parce qu’ils font quelque chose. Si on se contente de mettre son argent à la bourse, ensuite on ne fait rien", s’enthousiasme Raphaël Goehrs dont les écuries se situent à Bazainville près de Paris. Dans ce projet, il a voulu s’entourer de quatre investisseurs de confiance dont son frère Leo Goehrs ou encore la famille Piccolini, spécialisé dans le recyclage du fer et des métaux dans la région de Rambouillet.
 

Tout juste créé, ce pôle d’investisseurs a réalisé son premier fait d’arme juste avant Noël en acquérant le prometteur Chicago du Ru (Tinka’s Boy X Apache d’Adriers) né chez Christophe Legué, propriétaire de sa mère la toute bonne Sirène de la Motte qui a offert une médaille d’or en individuel au Brésilien Marlon Modolo Zanotelli lors des championnats Panaméricains de Lima, au Pérou, en aout dernier. L’étalon de tout juste huit ans évoluait sous la selle d’Emeric George l’année dernière avant d’être vendu à l’Egyptien Abdel Saïd auprès duquel les investisseurs de Raphaël Goehrs l’ont racheté. D’ici peu, d’autres montures devraient rejoindre l’alezan.

Retrouvez le parcours de Chicago du Ru sous la selle d’Emeric Georges dans le CSIYH de Reims en mai 2019.