Andy Kistler se prépare à passer le relai à Michel Sorg à la tête de l’équipe suisse

Crédit : Lucas Tracol

Samedi 14 décembre - 16h07 | À Genève, Lucas Tracol

Andy Kistler se prépare à passer le relai à Michel Sorg à la tête de l’équipe suisse

Au terme de l’épreuve des combinaisons qui a vu l’écrasante victoire des Helvètes Steve Guerdat et Martin Fuchs au CHI de Genève, la Fédération suisse des sports équestres a aujourd’hui réuni la presse pour une grande annonce . Chef d’équipe de la délégation à la veste rouge, Andy Kistler passera en effet le relai à Michel Sorg au 1er septembre. 

Succédant à Urs Grünig au poste chef d’équipe de la Suisse depuis le 1er mars 2014, Andy Kistler vient à son tour d’annoncer qu’il passera le flambeau une fois les Jeux olympiques de Tokyo passés. Le 1er septembre 2020, Michel Sorg lui succédera en effet, et prendra donc les commandes d’une des meilleures compositions au monde, comptant notamment sur les deux cavaliers les mieux classés au monde Steve Guerdat et Martin Fuchs. 
Originaire de Zurich, Michel Sorg est loin d’être étranger à l’équipe suisse, qu’il côtoie depuis près de vingt ans. Un temps journaliste en presse écrite, télévision et radio, chef de presse de Steve Guerdat au lendemain des Jeux olympiques de Londres en 2012, Michel Sorg se consacrait presque exclusivement à sa mission dans le comité organisateur du CHI de Genève. “Presque”, car cet authentique couteau suisse officie aussi ponctuellement comme speaker, fait partie de l’Association de soutien du saut d’obstacles suisse, et officiait comme directeur sportif du jumping auprès de la FSSE depuis un an. 
 
Avec la gorge serrée et les yeux humides lors de l’officialisation de cette passation de pouvoir, le Zurichois d’origine a pu partager son enthousiasme face à ce nouveau challenge : “Je suis extrêmement heureux et très ému. Premièrement, je me réjouis de cette future prise de fonction qui est une chance folle. Récemment, quelqu’un qui était dans la confidence m’a demandé si j’en avais rêvé, mais en y réfléchissant, j’ai réalisé que je n’aurais jamais osé y croire. Tout est parti d’une discussion informelle avec Andy, qui a énormément fait pour moi. J’en ai ensuite discuté avec ma femme, car nous avons deux enfants et que ma famille est une priorité. Elle m’a dit de foncer si j’en avais vraiment envie. Dans ma réflexion, la Fédération a été très à l’écoute”. 

“Un sacré challenge”, Michel Sorg

Les anglophones diraient sans doute que Michel Sorg aura une“big shoe to fill” (comprenez que la barre sera haute) en succédant à Andy Kistler. “Les succès qu’a connu la Suisse ces dernières années sont le fruit de son investissement. Bien entendu, nous jouissons de cavaliers, de chevaux et de propriétaires incroyables, mais ces réussites n’auraient été possibles sans lui”, a reconnu Michel Sorg en parlant de son prédécesseur. 
 
Bien conscient du challenge de taille qui lui incombera dans un peu plus de huit mois, l’énergique trentenaire à la passion chevillée au corps pourra continuer sa mission auprès du CHI de Genève, pour lequel il est ni plus ni moins le sous-directeur depuis quatre ans : “J’ai la chance d’allier ma passion avec mon métier et je vais pouvoir continuer à le faire, ce qui représente un luxe immense”. Comme il a tenu à le préciser, la formule actuelle ne changera pas avec son arrivée, puisque Thomas Fuchs, continuera d’officier comme entraineur des vestes rouges. “Une chance immense”, lance le futur chef d’équipe qui accompagnera les Helvètes en observation lors de plusieurs Coupes des nations la saison prochaine. “C’est un sacré challenge ! L’excitation, l’émotion et la peur se mélangent un peu actuellement. Je vais avoir des objectifs à remplir et je ferai tout mon possible pour être à la hauteur”, a conclu Michel Sorg. 

 
 

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