Kevin Staut dit au revoir à Urhelia Lutterbach

Kevin Staut et Urhelia Lutterbach lors du CHIO d'Aix-la-Chapelle, en juillet.
Crédit : Scoopdyga

Vendredi 22 novembre - 16h15 | Lucas Tracol

Kevin Staut dit au revoir à Urhelia Lutterbach

Confiée à Kevin Staut dans un objectif de commercialisation depuis le mois de juin, Urhelia Lutterbach va quitter Pennedepie et les écuries du champion olympique. La belle brune qui aurait pu laisser entrevoir un joli avenir au numéro deux français et à l’équipe de France a en effet été cédée à la jeune Américaine Kerry McCahill, élève de l’Irlandais Greg Broderick. 

 - Kevin Staut dit au revoir à Urhelia Lutterbach

Urhelia Lutterbach a fait ses premiers pas au plus haut niveau sous la selle du Francilien Grégory Cottard.
Crédit : Scoopdyga

Bien que depuis juin la commercialisation d’Urhelia Lutterbach était l’objectif affiché de son association avec Kevin Staut, on aurait espéré pour le numéro deux français et pour l’équipe tricolore qu’un investisseur veuille la garder sous la selle du champion olympique... Il n’en a finalement rien été, et la belle brune a été cédée par les écuries de Wy de Marie-Caroline Besins à la jeune Américaine Kerry McCahill, élève de l’Irlandais Greg Broderick. L’information nous a été confirmée par Marie-Caroline Besins, qui a tenu à remercier Grégory Cottard d'avoir bien mené la jument jusqu'au plus haut niveau, ainsi qu'à Kevin Staut qui l'a mise en lumière.

Âgée de vingt-trois ans, Kerry McCahill concourt régulièrement en CSI 2*, 3* et 4*. Elle compte parmi ses meilleurs chevaux Vatson Sitte, formé en France par Edouard Mathé, Eugénie Angot, Jérome Navet et Marie Hécart. 
 
Âgée de onze ans, la fille d’Helios de la Cour II suscitait évidemment les convoitises ces derniers mois. Particulièrement exposée depuis son arrivée dans l’écurie du Normand, cette dernière a pris la quatrième place du Longines Global Champions Tour de Chantilly, a montré de très belles choses dans la première manche du Grand Prix CSIO 5* d’Aix-la-Chapelle, s’est imposée dans une épreuve à 1,55m au CSI 5* de Valkenswaard, ou s’est encore classée troisième d’une belle épreuve à barrage au CSIO 5* de Calgary, où elle a représenté la France dans la Coupe des nations. La jument issue du stud-book Selle Français avait également été choisie par Thierry Pomel pour défendre la bannière tricolore dans la deuxième manche de la finale de la Coupe des nations Longines de Barcelone, début octobre. Surpuissante et démonstrative, Urhelia s’était aussi montrée rapide à l’occasion du CSI 5*-W de Lyon, où elle s’était brillamment imposée dans le Grand Prix Longines du vendredi (en vidéo ci-dessous). La victoire lyonnaise n'a par ailleurs pas pesé dans la balance, puisque Kerry McCahill avait déjà manifesté son intérêt pour la jument avant cette épreuve.  
 
Née chez Jean-Emmanuel Schmidt, Urhelia Lutterbach a fait ses gammes avec Gilles et Thomas Clanget à quatre et cinq ans, avant de passer sous les selles de Sarah Boesch puis Simon Lorrain. Entre juillet 2016 et juin 2017, elle a rejoint les écuries d’Edward Levy, avec lequel elle s'est classée troisième du Grand Prix CSI 3* de San Giovanni, avant d’être acquise par les écuries de Wy pour Grégory Cottard.
Avec le Francilien installé à Drocourt, Urhelia goûte à ses premiers CSI 5*, et remporte le Grand Prix CSI 3* de Lier, en juillet 2018. En juin, le champion de France Pro Élite de 2013 avait accepté de laisser les rênes d’Urhelia Lutterbach à Kevin Staut, afin qu’elle soit davantage mise en lumière. Pari réussi, puisque la fille d’Hélios de la Cour II foulera désormais les terrains de compétition sous les couleurs du Stars and Stripes


“Nous aurions aimé trouvé des investisseurs pour que Kevin conserve Urhelia”, Grégory Cottard

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  • Gandalf - le 23/11

    En effet c'est bon pour la filière cet intérêt pour les chevaux français.. même si ça l'est moins pour l'EdF.. en ce qui concerne le piquet de Kévin je ne suis pas tout à fait d'accord.. il s'étoffe gentiment mais ça prend du temps de former des chevaux haut niveau. Je suis confiant

  • arabebarbe - le 22/11

    Les chevaux français sont décidément bien appréciés à l'étranger, tant mieux pour leurs naisseurs, éleveurs et les cavaliers qui les forment. L'objectif de commercialisation d' Urhélia était clairement affiché. Il est dommage que personne n'ait voulu investir pour qu'elle reste en France - et donc en EdF. On lui souhaite le meilleur avec sa nouvelle cavalière. Pendant ce temps, Kevin Staut peine, me semble-t-il, à se constituer un piquet digne de son talent, même s'il monte de très très bons chevaux. A voir...

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