Caroline Benguigui explique le transfert de Tolède de Mescam chez Kevin Staut

Tolède de Mescam et Tony Cadet au Longines Masters de Paris l'an passé, où ils ont remporté le Grand Prix CSI 2*.
Crédit : Sportfot

Mercredi 06 novembre - 12h26 | Lucas Tracol

Caroline Benguigui explique le transfert de Tolède de Mescam chez Kevin Staut

Kevin Staut agrandit encore un peu plus son effectif. Le numéro un français a en effet accueilli Tolède de Mescam dans ses écuries, avec laquelle il concourra pour la première fois ce week-end au CSI 4* de Maastricht. Pour GRANDPRIX, Caroline Benguigui, la propriétaire de la grise, a accepté de revenir sur ce transfert. 

Lauréate des Grand Prix CSI 2* de Paris en 2018 et d’Auvers en août dernier avec Tony Cadet, Tolède de Mescam concourra désormais sous la selle du numéro un français Kevin Staut, avec qui elle fera ses débuts en fin de semaine à l’occasion du CSI 4* de Maastricht, aux Pays-Bas. Un transfert que son ancien cavalier breton a commenté avec les mots suivants pour Studforlife.com : “Je suis évidemment déçu... et surtout de la manière dont cela s'est fait. Je suis parti une semaine en Floride pour donner des stages, et lorsque je suis revenu, le box était vide. Ses propriétaires m'ont appelé la veille de son départ pour m'annoncer leur décision. Ils espèrent donner une chance à leur jument de pouvoir participer plus régulièrement à des cinq étoiles, ce que Kevin peut lui permettre”
 
Pour GRANDPRIX, Caroline Benguigui, la propriétaire de Tolède de Mescam, a accepté d’expliquer les raisons de ce changement de cap pour la fille de Mylord Carthago : “Nous avions des problèmes humains et de communication avec Tony Cadet, et il s’agit là de l’unique raison pour laquelle nous avons cherché quelqu’un pour monter Tolède, qui va avoir treize ans. Elle avait fait de belles épreuves avec Thomas Rousseau à huit ans, puis nous l’avions ensuite confiée à notre fils (Paul, ndlr). Au départ, nous l’avions achetée pour lui, mais il se trouve que le couple ne s’est pas fait. En cherchant un stage pour notre fils et ses chevaux, nous sommes arrivés chez Tony, à qui nous avons finalement demandé de redémarrer la jument sur des parcours à 1,25m. Tout s’est bien passé et elle lui a tout de suite plu”, se souvient la gérante des écuries Harcour, situées à une vingtaine de kilomètres du Mans. “Je ne veux pas entrer dans la polémique, qui est suffisamment difficile à vivre pour moi, à l’image de la relation que nous avions. Contrairement à ce qui a été dit, je n’ai jamais eu d’objectif de haut niveau avec Tolède, et j’ai refusé de la vendre pour une très grosse somme à huit ans. Je suis juste une amoureuse de mes chevaux, qui ne se retrouvait plus dans la relation que nous avions avec Tony Cadet. Cela n’a rien à voir avec les résultats obtenus ou ses compétences, mais bien avec la relation humaine. Ces soucis de communication ont pris trop de place, à tel point que je ne prenais plus de plaisir”. 
 

“La commercialisation de Tolède n’est absolument pas notre volonté”

Caroline Benguigui l’assure, l’ambition première n’a jamais été de côtoyer le haut niveau avec sa jument : “Ce n’est pas le 5* qui me fait rêver ! Honnêtement, je suis la première à découvrir qu’elle a un tel potentiel”. En raison des circonstances et de l’avancée de la carrière de la grise, la décision a toutefois été prise d’effectuer un tournant :“Elle a très bien sauté au Morocco Royal Tour, où elle a été propulsée sur le devant de la scène alors que ce n’était pas prévu. La première jument de Tony ayant eu un problème, Tolède a en effet pris part à la Coupe des nations (la grise et le Breton sont sortis de piste avec quatre et huit points dans la Coupe des nations au CSIO 4*-W de Rabat, avant de commettre seulement une faute dans le Grand Prix, ndlr). Là-bas, beaucoup de gens nous l’ont encore demandée. Compte tenu de la situation et de l’âge de la jument, nous nous sommes dits qu’il était peut-être temps de franchir une étape supplémentaire et de voir si elle avait les moyens de faire plus”. 
 
Le choix de confier Tolède de Mescam au numéro un français Kevin Staut a donc été pensé de la manière suivante : “Nous voulions un cavalier qui ne cherche pas de chevaux à vendre, ce qui est souvent le cas à ce niveau. La commercialisation de Tolède n’est absolument pas notre volonté, et cela ne changera pas, quels que soient les montants. Il fallait donc une écurie où l’objectif est le sport et où l’on prendra soin d’elle. Et évidemment, Kevin n’a plus rien à prouver”. Comme elle le fait depuis des années, Caroline Benguigui suivra donc sa jument ce week-end aux Pays-Bas. 
 

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