“Cultiver l’excellence pour que les plus grands continuent de venir à Lyon avec plaisir ”, Sylvie Robert

Crédit : Scoopdyga

Lundi 21 octobre - 12h14 | Lucas Tracol

“Cultiver l’excellence pour que les plus grands continuent de venir à Lyon avec plaisir ”, Sylvie Robert

Dans neuf jours, le coup d’envoi de la vingt-cinquième édition de Longines Equita Lyon sera donné. Dans les allées de l’immense parc des expositions d’Eurexpo, une grande palette de disciplines sera proposée aux visiteurs, qui auront le loisir de déambuler dans les stands dédiés aux chevaux. Directrice des évènements équestres pour GL Events, la société organisatrice de l’évènement, Sylvie Robert veille à ce que le prestigieux évènement rime cette année encore avec excellence. En pleins préparatifs de cette grande fête du cheval, cette femme de l’ombre a pris le temps de répondre aux questions de GRANDPRIX. 

La vingt-cinquième édition de Longines Equita Lyon approche à grands pas. Comment se déroulent les derniers préparatifs ? 
Equita Lyon est l’un des rares événements qui occupe l’ensemble de Lyon-Eurexpo, sur une surface de plus de 140 000 m2. Le montage du salon nécessite douze jours. L’équipe qui m’entoure est fidèle, et je la remercie pour son engagement et de sa fidélité. Elle est rodée à l’exercice puisque certains de ses membres nous accompagnent depuis vingt-cinq éditions. De plus, Equita Lyon est soutenu par le groupe GL events, acteur mondial majeur de l’événementiel, qui met à la disposition d’Equita l’ensemble de ses métiers. Tout se déroule donc très bien, nous sommes particulièrement bien entourés.
 
Quelles seront les nouveautés de cette édition ? 
L’édition 2018 de Longines Equita Lyon, Concours Hippique International, a été riche en nouveautés, avec notamment l’introduction de deux nouvelles Coupes du monde FEI, en parallèle des historiques Coupes du monde Longines FEI de saut d’obstacles et FEI de dressage : la Coupe du monde FEI d’attelage et le FEI Jumping Ponies’Trophy, coupe du monde de saut d’obstacles à poney. Ces deux nouveautés ont rencontré leur public dès leur première édition et c’est un grand plaisir de les reconduire pour cette édition 2019. L’introduction de deux nouvelles disciplines à un tel niveau est une étape importante pour Longines Equita Lyon, qui cultive une image d’excellence depuis vingt-cinq ans et qui se doit de proposer toujours la même qualité à l’ensemble de ses publics, visiteurs, sportifs et chevaux. Sur la grande carrière internationale, le programme est très riche et pour le confort et le plaisir de tous, nous resterons à quatre Coupes du monde FEI, sans chercher à en introduire de nouvelles pour l’instant. La démesure ne fait pas partie de notre ADN : nous préférons, depuis vingt-cinq ans, exceller dans ce que nous proposons plutôt que de multiplier les rendez-vous approximatifs. Malgré tout, sur cette grande carrière internationale, en plus des quatre Coupes du monde FEI, nous continuerons d’accueillir tous les circuits proposés par la Fédération Française d’Equitation, ce qui est unique en France. Et pour les vingt-cinq ans de Longines Equita Lyon, Concours Hippique International, nous aurons l’honneur d’être célébrés par les plus beaux ambassadeurs de l’équitation française puisque la Garde républicaine est de retour, après une représentation ovationnée l’an dernier, accompagnée pour l’occasion d’Alexis Gruss et d’autres artistes équestres de renom. Bien entendu, dans les allées d’Equita Lyon, comme sur chacune des précédentes éditions, des nouveautés seront proposées aux 170 000 visiteurs : nous pouvons notamment citer l’arrivée de l’equifeel, une discipline très ludique qui met parfaitement en avant la relation unique qu’un cavalier entretient avec sa monture, ou encore des évolutions dans l’espace western, l’un des pôles les plus fréquentés d’Equita Lyon. Je tiens également à remercier la Société hippique française qui va mettre en place deux clinics de top niveau : l’un en dressage, en compagnie d’Isabell Werth, vendredi 1ernovembre ; l’autre en saut d’obstacles, avec Michel Robert, toujours le vendredi 1er novembre. La veille, le jeudi 31 octobre, Michel animera une conférence avec Pénélope Leprévost sur l’amélioration du potentiel physique et mental du cheval.
 
La Coupe du monde d’attelage a été un succès l’an dernier. Sa reconduite a-t-elle été une évidence ? 
Une évidence, c’est le mot. En 2018, pour la première de la Coupe du monde FEI d’attelage, nous avons découvert une discipline, ce qui a nécessité d’apprendre auprès de personnes de confiance. Nous savons organiser des concours de saut d’obstacles, des concours de dressage, mais pour l’attelage, nous repartions de zéro. Nous avons pour cela été soutenus par l’association Rhône-Alpes Attelage, que je remercie chaleureusement pour sa précieuse aide. Je les félicite également car des membres de Rhône-Alpes Attelage ont trusté les podiums la semaine dernière au championnat de France. Après avoir vécu au plus près l’ambiance qu’une Coupe du monde FEI d’attelage pouvait faire régner, il était évident qu’une telle échéance avait sa place sur la durée, au cœur de notre événement. Nous sommes vraiment ravis d’accueillir de nouveau les meilleurs meneurs du monde, dont le légendaire Boyd Exell qui découvrira l’étape lyonnaise de la Coupe du monde FEI cette année.

“Le principal piège serait de nous croire les meilleurs”

Le dressage attire de plus en plus de pointures internationales puisque cette année Isabell Werth affrontera notamment l’une de ses plus grandes rivales, Charlotte Dujardin. Comment parvenez-vous à attirer les plus grands dans cette discipline ? 
Le plateau de la Coupe du monde FEI de dressage a toujours été de grande qualité, et Isabell Werth est une grande habituée, qui adore Lyon depuis qu’Equita accueille une Coupe du monde. Tout comme Patrik Kittel. Le bouche à oreille fonctionne très bien parmi les cavaliers, qui savent qu’à Lyon, ils seront bien accueillis, que leurs chevaux seront confortablement logés, que le public lyonnais est particulièrement enthousiaste. Tous ces éléments nous permettent de bénéficier de la confiance des plus grands. Nous travaillons également avec Georg Fincke, un entraîneur allemand, qui, tout au long de l’année, fait la promotion de la Coupe du monde FEI de dressage de Lyon, auprès des grands dresseurs qu’il croise.

En saut d’obstacles, le programme est cette année encore riche et varié. Quelles sont vos objectifs pour cette discipline ? 
Comme pour l’ensemble des disciplines accueillies pendant Equita, l’objectif premier est celui de l’excellence. Il y a des CSI 5* chaque week-end désormais, les cavaliers ont l’embarras du choix. Nous avons la chance de bénéficier du label Coupe du monde, qui attire les meilleurs. Malgré cela, nous nous devons de cultiver l’excellence pour que les plus grands continuent de venir à Lyon avec plaisir et la certitude qu’ils trouveront des infrastructures, un programme sportif et un accueil de grande qualité.
 
L’évènement soufflera sa vingt-cinquième bougie cette année et semble se porter mieux que jamais. Comment comptez-vous le faire évoluer par la suite ? 
La première chose que je répète souvent à mes équipes est de ne pas nous endormir sur nos lauriers. Vous avez raison, l’événement se porte bien, est en constante progression, mais après chaque édition d’Equita Lyon, nous portons un regard critique sur l’édition achevée, de façon à nous améliorer en continu. Le principal piège serait de nous croire les meilleurs. 
 
L’an dernier, vous aviez évoqué la volonté d’organiser de nouvelles finales de Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles et de dressage. Ce projet s’est-il précisé depuis ? Si oui, dans quel lieu et à quel horizon ? 
GL events Equestrian Sport, Longines et la Fédération Équestre Internationale sont dans une relation de partenariat depuis de nombreuses années, au profit du sport de haut niveau. Nous échangeons donc en continu sur les nouvelles opportunités de grands rendez-vous équestres, dont une ou des finales de Coupes du monde. Il est encore trop tôt pour annoncer des dates et des lieux, mais les discussions, dans l’intérêt du sport, sont engagées sur le long terme.
 
Le Saut Hermès que GL Events organise également va déménager sur le Champ de Mars jusqu’en 2024. Comment abordez-vous ce nouveau défi ? 
J’aborde ce déménagement du Saut Hermès vers le Champ de Mars avec grande sérénité. L’équipe qui m’entoure et le groupe GL events, partenaire et prestataire logistique et sportif de l’événement, sont de grands professionnels, qui sont intervenus partout dans le monde dans des infrastructures éphémères. Pour le reste, il ne m’appartient pas de dévoiler les projets de la maison Hermès, avec laquelle nous avons toujours grand plaisir à avancer, et que je remercie pour sa confiance.
 
 

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