“Mon expérience en Floride m'a permis de rencontrer Katie Prudent“, Flore Giraud

Flore Giraud lors du CSI 3* de Dinard le week-end dernier.
Crédit : Éric Knoll

Mercredi 07 août - 10h48 | Propos recueillis par Jean-Baptiste Orgebin à Dinard

“Mon expérience en Floride m'a permis de rencontrer Katie Prudent“, Flore Giraud

Longtemps sous la houlette de la championne normande Pénélope Leprévost, Flore Giraud a désormais décidé de voler de ses propres ailes et se confronter à de nouvelles expériences. À l’occasion du Jumping international de Dinard, où l’amazone s’est distinguée dans plusieurs épreuves majeures du CSI 3*, GRANDPRIX a souhaité en savoir plus sur sa situation actuelle et ses projets. Rencontre.

Comment vous sentez-vous en ce moment? Depuis quelques semaines, vous enchaînez les performances avec vos trois chevaux principaux. Quel a été l’élément déclencheur? 
Je pense que le déclic a été mon séjour aux États-Unis. Je suis partie en Floride pendant trois mois, puis un mois à Lexington. C’est à partir de ce moment-là que les changements ont commencé à se faire sentir. Non seulement cette expérience a été extrêmement enrichissante, mais en plus elle m’a permis de rencontrer Katie Prudent (coach franco-américaine très renommée, ndlr). Je ne la connaissais pas du tout avant d’arriver et nos caractères ont directement accroché! Nous avons beaucoup travaillé ensemble et nous continuons encore aujourd’hui.
 
Pourquoi avoir décidé de partir à Wellington?
J’ai toujours eu envie de participer au Wellington Equestrian Festival, mais j’avais du mal à trouver le bon moment, dans le sens où j'étudie le commerce en parallèle. Il s’est avéré que mon école a été très compréhensive et m’a laissé six mois pour pouvoir faire ce que je voulais. Entre-temps, Henri Prudent m’avait conseillé d’y aller et m’a proposé de m’entraîner une fois sur place. Je pense que c’était l’occasion ou jamais!
 
Qu’est ce que le système américain a de plus que le circuit classique européen?
Techniquement, j’ai eu le sentiment qu’aux États-Unis, les cavaliers font plus attention au sens du rythme. Bien sûr, tous les meilleurs cavaliers d'ici vont vite, mais ils ont là-bas une vraie culture du rythme du galop. Cela m'a beaucoup apporté. Je pense aussi que le fait d’être “outsider“ et d’arriver dans un endroit inconnu m’a boosté.
 
Pouvez-vous nous présenter votre piquet de chevaux?
J’ai d’abord Voyou du Bobois. Depuis notre retour des États-Unis, il est vraiment performant, notamment à Knokke où nous avons gagné une bonne épreuve comptant pour le classement mondial et où nous avons signé un double sans-faute dans les deux Grands Prix. Je compte également sur Ulisca du Twoney, qui est une jument que j’ai depuis longtemps et qui est vraiment prometteuse. J’ai totalement confiance en elle. Ce sont mes deux chevaux de tête. Ensuite, j’ai Eldorado V pour sauter de plus grosses hauteurs. Il est un peu plus délicat et compliqué, et je le monte depuis peu de temps. Pour finir, j’ai une très bonne jument qui arrive à maturité. Elle s’appelle Alkoumi de Solma et était montée par Pénélope (Leprevost, son ancienne coach, ndlr).
 
Le haras de Lécaude peut être un projet à long terme?
Effectivement, les travaux sont terminés à Lécaude et je m’y suis installée il y a une semaine. L’idée de ce projet est née de notre passion familiale pour l’équitation et notamment du rêve de ma mère : posséder un haras. Nous avons plusieurs barns composés de trente-deux boxes. J’en utilise un, nous en louons un à Edward Levy et nous souhaitons accueillir des clients, par exemple des Américains.
 
Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Edward Levy, qui a débuté par votre investissement dans Rebeca LS, l’un de ses chevaux de tête?
Notre collaboration n’est pas encore très bien définie. Pour l’instant, nous avons une part dans Rebecca, et Edward nous loue des boxes mais ne me coache pas. Je travaille exclusivement avec Henri et Katie Prudent. En revanche, nous allons bientôt commencer à développer un business ensemble sur des chevaux à haut potentiel. C’est-à-dire dire acheter des chevaux de grandes qualité entre six et huit ans, les former du mieux et le plus longtemps possible pour pouvoir les revendre correctement. 
 
Quels sont vos prochains objectifs?
Je vais m’organiser et tout faire pour continuer sur ma lancée, c’est-à-dire être performante en CSI 2 et 3* et commencer à sauter les Grands Prix CSI 4*. Nous verrons pour la suite! En ce moment, j’ai la chance d’avoir de supers chevaux, une famille géniale et une entraîneuse hors norme alors je compte bien en profiter. En tout cas, j’ai intérêt à y arriver! (Rires)

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