“Nous allons essayer de faire aussi bien que l’an dernier !”, Anouk Canteloup

À Fontainebleau, Anouk Canteloup et Daniel Del Impremeable ont ravi l'or par deux fois.
Crédit : Loïc Baur

Vendredi 28 juin - 10h46 | Propos recueillis par Célia Vallet (avec Lucas Tracol)

“Nous allons essayer de faire aussi bien que l’an dernier !”, Anouk Canteloup

Double médaillée d’or l’an passé aux championnats d’Europe Longines Juniors de Fontainebleau, Anouk Canteloup s’élancera de nouveau lors de l’échéance continentale cette saison. Du 10 au 14 juillet, l’amazone sera en effet à Maarsbergen, aux Pays-Bas, pour tenter de faire aussi bien que sur les pistes bellifontaines. Elle tentera là encore de relever ce challenge avec son formidable Daniel Del Impermeable, mais cette fois dans la catégorie Jeunes Cavaliers. À une poignée de jours du point d’orgue de son année équestre, Anouk Canteloup s’est confiée à GRANDPRIX.  

 - “Nous allons essayer de faire aussi bien que l’an dernier !”, Anouk Canteloup

Crédit : Anouk Canteloup est ici sur la plus haute marche du podium à Fontainebleau avec Julie Simonet, Zazie Gardeau et Chiara Autin.

Vous êtes sélectionnée pour la deuxième fois aux championnats d’Europe avec Daniel del Impermeable. Comment avez-vous réagi à cette sélection ? 
Je suis ravie, c’est une très bonne nouvelle. Nous avons été assez régulier cette saison, il n’y avait donc pas trop de surprises, mais tout de même, la sélection me fait très plaisir. Nous allons essayer de faire aussi bien que l’an dernier (rires) !
 
Cette saison, vous prendrez donc part aux Européens en Jeunes Cavaliers et non plus en Juniors, qu’est-ce que cela vous fait ? 
Je suis très contente, ce n’était pas prévu dans le programme après les championnats d’Europe de l’année dernière. Nous pensions nous laisser une année de transition, parce qu’il y a une vraie marche entre le niveau Juniors et Jeunes Cavaliers. Il ne fallait pas aller plus vite que la musique et prendre le temps de faire chaque épreuve comme il faut, sur un niveau élevé. Tout s’est fait d’une manière assez naturelle, et cela a bien fonctionné. Être sélectionnée en Jeunes Cavaliers est une très bonne surprise, je suis assez confiante pour la suite. 
 
Connaissez-vous vos coéquipiers Romain Sans, Jeanne Pegot Ogier, Victor Levecque, Héloïse Le Guern et Morgane Euriat ?
Oui, il y a ceux qui étaient là l’année dernière à Fontainebleau, dont Héloïse et Victor. J’ai aussi rencontré de nouvelles personnes comme Morgane et Jeanne. Il y a bien sûr Romain, qui est là depuis plusieurs années. On s’entend tous bien, c’est très sympa faire des nouvelles rencontres et d’être en équipe avec de nouvelles personnes. 
 
Cette année, vous avez enchainé les belles performances avec notamment une troisième place dans la Pro 1 du Lion d’Angers. Cela vous met-il en confiance pour les Européens ? 
Grâce à cela, je suis assez confiante, oui. Quand on a pour objectif de faire des championnats d’Europe en Jeunes Cavaliers, il faut déjà avoir concouru en Pro 1 ou dans un concours comme le 2* de Tartas. La saison s’est très bien passée, et c’est tant mieux, mais je vais quand même être très méfiante et monter avec détermination. Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec mon cheval au niveau Jeunes Cavaliers, notamment sur le cross. L’obstacle et le dressage se déroulent généralement bien, mais pour le cross, les distances risquent d’être différentes… D’autant plus que les championnats sont à l’étranger cette année, le parcours risque d’être plus difficile que l’année dernière à Fontainebleau. Il ne faut donc pas partir trop confiant, même si, pour l’instant, nous sommes sereins. 
 
Avec vos deux médailles d’or glanées l’an dernier (revivez ce sacre en images en cliquant ici), vous allez sûrement être observée avec attention. Comment gérez-vous cette pression ? 
Je n’y pense pas, je me sers des bonnes ondes qui m’ont été bénéfiques l’an passé pour essayer de reproduire la même chose cette année. Le fait d’avoir gagné deux médailles peut éventuellement me donner confiance, mais ce ne sera pas source de pression pour autant. Rien n’a profondément changé après ces médailles, nous avons continué notre routine, tranquillement. 

“Pour moi, mon cheval est parfait !”

“Pour moi, mon cheval est parfait !” - “Nous allons essayer de faire aussi bien que l’an dernier !”, Anouk Canteloup

Anouk Canteloup et son fils de Larino lors du cross des Européens l'an passé.
Crédit : Scoopdyga

Pouvez-vous nous parler de votre cheval Daniel Del Impermeable ? 
C’est un KWPN de onze ans que nous avons acheté dans Sud de la France. Je le monte depuis presque deux ans. Pour moi, il est parfait ! Il a beaucoup de qualités, notamment en dressage et en hippique, deux disciplines pour lesquelles il a beaucoup des facilités. Mais il est aussi très franc lors du cross. Daniel est très respectueux, et a beaucoup de force aussi. Il est courageux, et a un cœur énorme ! Sa seule faiblesse, je dirais que c’est un petit manque de tonus lors du cross, un manque qui se comble petit à petit grâce au changement de programme que nous avons fait cette saison. Depuis, il nous a bien montré qu’il arrive à se surpasser. J’avais quelques craintes, mais il m’a encore épaté !
 
Qu’avez-vous changé dans le programme ? 
Nous l’avons entrainé de façon à ce qu’il puisse se dépasser sur le cross, tout en économisant son énergie. On a adapté le programme en fonction de la distance et des épreuves. 
 
Comment voyez-vous l’avenir avec lui ? 
Je n’ai que ce cheval et je n’ai aucune envie de m’en séparer, quoi qu’il arrive. Nous allons essayer d’aller au maximum de nos capacités, en donnant toujours le meilleur de nous-mêmes. 
 
Qu’en est-il de vos études de chiropraxie ? Comment arrivez-vous à les concilier avec la compétition ?
Tout va pour le mieux dans mes études, j’ai terminé la première année et ça me plaît beaucoup. Concilier les cours et la compétition est un peu compliqué, parce que la première année requiert un niveau assez élevé, c’est l’équivalent d’une année de médecine. C’est pourquoi je préfère me concentrer sur un seul cheval. J’ai une personne qui m’aide à le monter quelques jours par semaine, quand je ne suis pas disponible, même si j’essaie d’être le plus régulière possible.
 
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
De la chance ! Il en faut toujours un peu (rires). Mais aussi de poursuivre dans la même idée que l’année dernière aux championnats, en tout cas faire du mieux que nous pouvons. Il me reste encore trois saisons pour concourir en Jeunes Cavaliers, étant donné que c’est ma première année. Nous allons essayer de confirmer ce niveau-là, peut-être faire plusieurs épreuves en Pro 1, et continuer à courir des 3*… Ce serait déjà pas mal !

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