“Je ne veux plus courir après les classements pour gagner ma vie”, Malin Baryard-Johnsson

Crédit : We love horses/H&M

Mercredi 19 juin - 18h06 | Propos recueillis par Sébastien Roullier

“Je ne veux plus courir après les classements pour gagner ma vie”, Malin Baryard-Johnsson

Le temps s’écoule si vite qu’on a peine à croire que Malin Baryard-Johnsson évolue au plus haut niveau en saut d’obstacles depuis près d’un quart de siècle. Et pourtant, cette belle et charmante blonde, indéboulonnable pilier de l’équipe suédoise, était déjà de l’aventure des Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996 ! Depuis, elle a décroché pas moins de cinq médailles par équipes, toutes d’argent, aux JO, championnats d’Europe et Jeux équestres mondiaux, notamment ces deux dernières années à Göteborg et Tryon. À quarante-quatre ans, cette heureuse mère de famille entend bien profiter de son époux, l’animateur et producteur de télévision Henrik Johnsson, et de ses deux handballeurs de fils, Alvar et Ed. Pour cela, elle a décidé de poursuivre sa carrière à son rythme, sans concourir plus de deux à trois week-ends par mois, misant sur l’extraordinaire H&M Indiana pour les plus belles épreuves du calendrier. À l’occasion d’un déjeuner improvisé au CSI 2* de Kronenberg, le 31 mars aux Pays-Bas, où elle était venue préparer ses chevaux aux CSI 5* de Mexico et Miami, GRANDPRIX s’est entretenu avec cette authentique star et femme de cheval. Une interview à retrouver en intégralité dans le dernier numéro du magazine, actuellement en kiosques !

Dans quel état d’esprit êtes-vous en ce moment ? 
Tout va bien ! Je m’apprête à quitter le centre équestre de Peelbergen. J’ai déjà hâte de regagner mon chez-moi, comme à chaque fin de concours, d’autant que je m’apprête à vivre une période assez intense. Il y aura la finale de la Coupe du monde Longines à Göteborg, où je commenterai les épreuves sur FEI TV et où j’ai des rendez-vous prévus avec des sponsors et propriétaires, entre autres. Finalement, je serai plus occupée que si je devais y concourir
! Et, dans la foulée, je participerai pour la première fois aux lointains CSI 5* de Mexico et Miami. 
 
Ici, vous avez monté H&M Indiana (BWP, Kashmir van’t Schuttershof x Animo’s Hallo), H&M Second Chance (SWB, Carland x White Clover), Cuba VA (Holst, Cancara x Quick Star) et Quantum (Han, Quadam x Grafenstein).Pouvez-vous présenter les trois derniers nommés, que l’on connaît moins qu’Indiana ?
Second Chance, qui a remporté une belle épreuve à 1,50 m mi-mars au Saut Hermès, est la gagnante des écuries ! Je la monte depuis ses cinq ans, et elle a tout gagné depuis cette époque. Elle a une âme de guerrière depuis toujours. Comme on dit dans les écuries, c’est elle qui paie les factures ! (rires)Quantum, sept ans, fait partie de mon piquet depuis un an et demi. Cette année, il s’est montré très performant dans les CSI Jeunes Chevaux de Leipzig et Treffen.
C’est un cheval vraiment sympa, sur lequel je compte pour le futur. Quant à Cuba, elle est arrivée il y a un peu plus de six mois(après avoir été formée par la Suissesse Nadja Peter Steiner et brièvement montée par l’Allemand Tom Schewe, ndlr). J’ai disputé mon premier CSI avec elle ce week-end. Elle est très attachante et évolue dans le bon sens.
J’espère que ces jeunes chevaux pourront prendre la relève des plus anciens !
 
Vous montez également Cornelia (SWB, Cardento x Arpeggio), une jument de huit ans que vous avez lancée à haut niveau en décembre à Londres. Comment va-t-elle ?
Elle est aux écuries et va très bien. Je lui ai laissé une bonne pause après une année 2018 chargée pour une jument de sept ans. En ce moment, elle concourt au niveau national avec l’une de mes cavalières, et elle semble en forme ! 
 
Pourquoi n’avez-vous pas essayé de vous qualifier pour la finale de la Coupe du monde, disputée devant vos fans ? Cette compétition semble toujours très importante pour les Suédois… 
Indiana avait déjà couru les Jeux équestres mondiaux de Tryon en septembre et je ne voulais pas lui imposer une autre grande échéance si rapidement. De ce fait, elle a vécu un automne et un hiver assez calmes (ne disputant que six concours entre fin septembre et mi-mars, ndlr). 
 
Vous la montez depuis 2016. Présagiez-vous qu’elle deviendrait aussi géniale ? 
Je l’ai récupérée en 2015, quand elle n’avait encore que sept ans. Elle a toujours montré des capacités incroyables à l’obstacle, mais elle est extrêmement difficile à monter. Au début de notre collaboration, j’ai eu plusieurs fois envie de lâcher l’affaire tellement elle était délicate ! Elle est très positive et volontaire, mais aussi hyper sensible. Cela relève presque de l’autisme. Dès que quelque chose d’imprévu survient, elle peut paniquer. En sachant que rien ne se passe jamais comme attendu dans notre sport, ne serait-ce que parce que nous allons dans de nouveaux concours ou faisons face à de nouveaux obstacles, c’est souvent compliqué… Pour autant, elle s’améliore avec le temps. Par exemple, j’appréhendais notre retour en extérieur, mais elle s’est très bien comportée ici ce week-end. De fait, je pense qu’elle était contente de reprendre ici sans pression, après le Saut Hermès au Grand Palais, dont la piste est assez difficile pour elle compte tenu de sa taille. Indiana a un modèle assez imposant, très long, donc je dois toujours la garder compacte. En tout cas, c’est l’une des meilleures juments du circuit ! Elle est vraiment spectaculaire.

Interview à retrouver en intégralité dans le dernier numéro du magazine, actuellement en kiosques !

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  • muybien29 - le 20/06

    Quelle classe cette cavalière !

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