“J'espère que cette série estivale de Spruce Meadows fera de moi un meilleur cavalier”, Steve Guerdat

Steve Guerdat et Alamo
Crédit : Sportfot

Samedi 08 juin - 10h36 | Inès Maharavo, Mélina Massias et Sébastien Roullier

“J'espère que cette série estivale de Spruce Meadows fera de moi un meilleur cavalier”, Steve Guerdat

Ce week-end débute une série de CSI 5*, U25 et Jeunes Chevaux dans l'immense complexe équestre de Spruce Meadows, à Calgary. Pendant cinq semaines, les cavaliers auront le loisir d’évoluer sur sept vastes pistes en herbe. Un terrain idéal pour préparer les grands rendez-vous de la fin de saison extérieure, notamment les CSIO 5* d’Aix-la-Chapelle et Calgary, en juillet et septembre, ainsi que les championnats d'Europe Longines de Rotterdam et les Jeux panaméricains de Lima. Un plateau fourni, à l’instar de Steve Guerdat, a fait le déplacement au Canada.

Celui qui domine le classement mondial Longines des cavaliers depuis le début de l’année, Steve Guerdat, a fait de cette série de concours un nouveau passage dans sa saison. "Il y a deux raisons pour lesquelles j’ai décidé de venir ici. La première, et la plus importante, est que je pense que cette série estivale de Spruce Meadows fera de moi un meilleur cavalier. J’aimerais gagner en expérience avec mes chevaux et j’ai l’impression que mon équitation peut devenir meilleure, pour moi comme pour mes chevaux. La deuxième raison est que je veux juste faire quelque chose de différent. Nous sommes plus ou moins habitués à enchaîner les mêmes concours en Europe, et parfois cela peut devenir un peu ennuyeux. En dehors des grands CSIO, les autres concours paraissent similaires, avec les mêmes parcs d’obstacles et chefs de piste. Après plusieurs années, tout cela devient lassant. Mes chevaux et moi pouvons acquérir de l'expérience et il n’y a pas de meilleur endroit que Spruce Meadows pour accomplir cela."

Pour réussir, le Suisse compte sur ses toutes meilleures montures. "J’ai amené mes meilleurs chevaux parce que je viens aussi pour essayer de gagner des épreuves. Mon piquet réunit Albführen's Bianca, Alamo, Venard de Cerisy, Flair VI et un nouveau, Victorio des Frottards (l'ancien cheval de tête du Français Raphaël Goehrs, ndlr). Je les ai tous emmenés afin qu'ils n’aient pas trop à sauter. Je pense qu’ils sauteront deux parcours par semaine. J’espère que nous serons performants sur ces pistes. J’ai aussi emmené un jeune cheval de huit ans, Afbuerhen’s Maddox, qui est très prometteur et qui, je l’espère, apprendra beaucoup ici. C’est aussi pour que mes chevaux soient prêts pour Aix-la-Chapelle et pour le Masters de Spruce Meadows en septembre que j’ai décidé de venir ici. La plupart de mes chevaux n'étaient jamais venus ici auparavant et je veux être sûr de ne pas passer à côté de ces concours et du Masters en septembre."
Toujours attaché aux valeurs de son sport, et aux épreuves historiques, l’Helvète ne tarit pas d’éloges sur le Derby de Spruce Meadows. "C'est l’une des plus belles épreuves de notre sport et je trouve dommage que les cavaliers ne soient pas toujours motivés à l'idée d'y participer. De fait, c’est l’une de mes épreuves favorites. J'essaie toujours d’avoir aux écuries quelques chevaux qui peuvent sauter ces épreuves et je les entraîne chez moi sur mes obstacles naturel. C’est très intéressant."
 
Lucy Deslauriers, jeune cavalière américaine et fille de Mario, est elle aussi présente à Spruce Meadows. "Comme chaque année, nous sommes très contents d’être ici. Nous sommes très chanceux de pouvoir concourir ici depuis un certain nombre d’années avec mon cheval de tête, Hester. Venir ici est utile et nous allons essayer de donner le meilleur de nous-mêmes, mes chevaux et moi. C’est encore mieux cette année, puisque nous allons affronter un champion de la trempe de Steve !"

Questionnée sur sa nationalité américaine, alors que son père court à nouveau pour le Canada après avoir changé à plusieurs reprises, la talentueuse jeune femme se montre catégorique. "Je ne pense pas changer dans le futur ! Je suis quasiment certaine que je représenterai les États-Unis aussi longtemps que je pratiquerai ce sport." Du reste, Lucy Deslauriers ne cache pas son ambition d’intégrer l’équipe américaine lors des prochains Jeux Panaméricains de Lima. "C’est depuis quelques mois mon objectif. L’équipe n’a pas encore été définie, mais je croise les doigts et on verra bien ce qui se passera. Mais bien sûr, c’est un objectif pour moi", confie-t-elle.
 

"Nous sommes fiers d’avoir sept pistes en herbe", Linda Southern-Heathcott

Pour sa part, le Canadien Peter Grant n'est pas peu fier d’officier en tant que chef de piste pour cette première semaine de concours. "Tout est fantastique. C’est un très grand honneur d’imaginer les parcours ici à Spruce Meadows, et ce pour n’importe quel chef de piste. C’est la première fois que je compose des parcours pour des cavaliers de si grande envergure. Donc oui, c’est très impressionnant et enthousiasmant", explique le constructeur.
 
De côté de l’organisation de Spruce Meadows, tous les voyants sont également au vert. "Nous sommes très honorés que Steve Guerdat participe à notre série estivale et nous espérons que nous pourrons lui offrir l’expérience qu’il recherche, ici à Spruce Meadows. Nous sommes fiers d’avoir sept pistes en herbe, toutes très grandes, et nous en utiliserons quatre au cours de ces cinq semaines. Nous avons une collection d’obstacles quasiment unique parce que nous achetons systématiquement des obstacles des Jeux olympiques, championnats du monde, Jeux panaméricains, etc. Nous faisons cela depuis les Jeux équestres mondiaux de Stockholm, en 1990, et même depuis les JO de Montréal, en 1976 ! Nous espérons que la météo sera aussi clémente que d'habitude !", a notamment déclaré Linda Southern-Heathcott, présidente de Spruce Meadows.

La fille des fondateurs du complexe ajoute : "Lors de la création du concours de Spruce Meadows, il était très important pour mes parents d’accorder aux cavaliers canadiens un concours où ils pourraient exceller au niveau international. Et au cours des quarante-quatre dernières années, nous avons vu nos cavaliers progresser. Mais il est aussi primordial pour moi que nos officiels et chefs de piste canadiens aient leurs chances, parce que cet endroit où l’on construit le sport permet aux talents locaux d’exceller à l’international. Il est également essentiel pour nous de continuer à progresser chaque année. En la matière, nous nous appuyons sur les retours des chefs d’équipes, cavaliers et grooms. Cette année, à leur demande, nous lançons des CSI Jeunes Chevaux, ouverts aux chevaux de sept et huit ans, mais aussi des CSI U 25. J'espère que les cavaliers apprécieront ces innovations."

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