Un bilan frustrant mais de belles promesses pour les Bleus à La Baule

Crédit : Scoopdyga

Dimanche 19 mai - 18h52 | À La Baule, Yeelen Ravier

Un bilan frustrant mais de belles promesses pour les Bleus à La Baule

Épreuve de clôture de la cinquante-neuvième édition de l’Officiel de France, le Grand Prix du CSIO 5* de La Baule a échappé aux Bleus cet après-midi, dont le seul représentant au barrage a été Olivier Robert, sixième de l’épreuve. Pour autant, les quatorze couples tricolores engagés ont quasiment tous rendu de jolies copies, synonymes de très belles promesses.

 - Un bilan frustrant mais de belles promesses pour les Bleus à La Baule

Après la première étape de Coupe des nations avant-hier, les Bleus avaient rendez-vous aujourd’hui avec le Grand Prix Longines du CSIO 5* de La Baule, épreuve de clôture de l’Officiel de France. Ils ont été quatorze à s’élancer sur un parcours intelligemment construit par le chef de piste Frédéric Cottier, où le double numéro 11 a clairement été le juge de paix (voir graphique ci-contre). À noter, les absences de Philippe Rozier, Patrice Delaveau, Alexis Deroubaix et Nicolas Delmotte, qui n’ont soit pas réussi à se qualifier pour le Grand Prix, ou qui ont préféré ne pas le courir afin de préserver leurs montures respectives.

Premier cavalier tricolore à prendre le départ, Olivier Robert a livré une prestation parfaite avec un Vangog du Mas Garnier frais et bondissant, à en juger par ses réguliers coups de jarret ! Pour le plus grand bonheur des quelques milliers de spectateurs (20 000 par jour selon l’organisation), définitivement connaisseurs et enthousiastes, le Bordelais a signé un sublime sans-faute. Il a finalement été le meilleur des Bleus puisqu’il fut le seul à accéder au barrage. Péchant sur l’avant-dernier obstacle de ce deuxième tour, un vertical en sortie de double, Olivier a dû se contenter d’une sixième place, signant le quatrième meilleur chronomètre du barrage. Bilan positif tout de même pour ce couple très prometteur, qui courait son quatrième Grand Prix majeur!
 
Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussinnes, seizièmes
Aujourd’hui, Thierry Rozier a pu témoigner de ce qu’est la malchance. Aux rênes d’une Venezia d’Ecaussinnes à l’aise, le Francilien, qui avait bouclé un sublimissime double zéro dans la Coupe des nations avant-hier, a déroulé un splendide parcours mais a concédé une faute sur le vertical en sortie d’un triple pourtant très peu fautif. En dépit de ces quatre points, le bilan ne peut être que positif pour Thierry Rozier et sa fille de Kashmir van’t Schuttershof, qui semblent sur une franche pente ascendante.
 
Félicie Bertrand et Sultane des Ibis, onzièmes
Pour Félicie Bertrand et Sultane des Ibis, idem. La petite balle alezane de Geneviève Mégret a littéralement tout donné, survolant des obstacles particulièrement massifs aujourd’hui. Malheureusement, l’explosif duo a payé cher sa faute sur le vertical en entrée du double numéro 11, qui a occasionné 44 % des fautes de l’épreuve… En tout cas, le duo aura un peu plus prouvé que la hauteur des obstacles ne lui posait absolument aucun problème. Vivement le CSIO 5* de Rome la semaine prochaine, pour lequel la paire a été sélectionnée!
 
Edward Levy et Drag du Buisson Z, douzièmes
Pour son premier Grand Prix 5*, Drag du Buisson a relevé le défi haut la main! Monté depuis l’été 2018 par Edward Levy, après avoir longtemps évolué jusqu’en CSI 2* sous la selle de la jeune Sarah Bonnet de Cazalet, le hongre de onze ans a montré de belles aptitudes. Avec une faute sur ce maudit double 11, le duo a sûrement payé son manque d’expérience. Il nous tarde déjà de le revoir à ce niveau!
 
Guillaume Foutrier et Valdocco des Caps, dixièmes
Même énième faute sur le 11 pour Guillaume Foutrier et Valdocco des Caps, vainqueurs du Grand Prix 4* de l’Hubside Spring Tour de Saint-Tropez fin avril et cinquièmes au CSI 3* du Touquet il y a deux semaines. Le fils de Number One d’Iso Un Prince et son cavalier rhônalpin semblent vivement progresser à ce niveau et n’ont pas fini leur saison !

À cinq points et plus

À cinq points et plus - Un bilan frustrant mais de belles promesses pour les Bleus à La Baule

Simon Delestre et Uccello de Will, vingt-et-unièmes
Sélectionnés comme réservistes pour la Coupe des nations de vendredi, Simon Delestre et son Selle Français de onze ans Uccello de Will auraient sûrement aimé mieux faire aujourd’hui. Le couple a déroulé un tour propre, calme et fluide, mais n’a su éviter une faute sur l’oxer en milieu du triple… Dommage pour les deux athlètes, mais ils pourront prouver toutes leurs capacités la semaine prochaine au CSIO 5* de Rome.
 
Mathieu Billot et Quel Filou 13, vingt-deuxièmes
Pour Mathieu Billot et Quel Filou 13, la première des difficultés a été le chronomètre imparti, serré à 81’’. Perdant énormément de temps en l’air à cause de ses sauts démesurés, l’imposant Quel Filou 13 a concédé un point et une faute sur la deuxième barre de l’oxer numéro 7. 
 
Pierre-Alain Mortier et Just Do It R, vingt-cinquièmes
Profitant probablement de l’absence de quelques cavaliers français plus aguerris, comme Julien Epaillard, qui a sans doute préféré sauter au Longines Global Champions Tour de Madrid ce week-end - sa compagne est Espagnole et il nourrit des liens avec l'Espagne -, Pierre-Alain Mortier disputait son premier Grand Prix de La Baule aujourd’hui, et son deuxième Grand Prix 5*. Associé à Just Do It R, qu’il monte depuis 2013 en compétition, le médaillé d’argent par équipes des Jeux méditerranéens a écopé de huit points. Au niveau sur toute la première partie du parcours, le couple a aussi flanché sur le double 11, à la suite d’une courte période d’hésitation à l’abord. Bilan extrêmement positif tout de même pour ces deux novices, que l’on espère revoir rapidement dans de belles compétitions.
 
Alexandra Paillot et Polias de Blondel, vingt-sixièmes
Pas si mal pour Alexandra Paillot et Polias de Blondel, qui se font plus discrets en Grands Prix 5* depuis quelques mois. Accusant neuf points de pénalité, les deux fidèles compères ont baissé de pied en fin de parcours, laissant l’entrée du double 11 et l’oxer 12 à terre.
 
Emeric George et Chopin des Hayettes, vingt-septièmes
Qualifié pour son deuxième Grand Prix de La Baule, Emeric George a également quitté la piste avec neuf points. Juché sur le charmant Chopin des Hayettes, le Picard a directement péché sur le bel oxer numéro 2, puis sur l’oxer en sortie du double 11, dans lequel son alezan a littéralement glissé ses postérieurs. Un peu décevant, mais rien de dramatique pour le couple.
 
Pierre-Marie Friant et Urdy d’Astrée, trente-troisièmes
Jeté sur le devant de la scène ce week-end, évoluant jusqu’en CSI 3* depuis moins de dix ans, Pierre-Marie Friant est une belle révélation. Pour autant, malgré une belle équitation et un Urdy d’Astrée très volontaire, le jeune Nantais est sorti de piste avec douze points, concédés sur le 2 et le double 11. Et il s’en est fallu de peu pour qu’une faute sur la rivière soit comptabilisée par le juge! En dépit d’un score plutôt lourd, le fils de Jacques Friant, ancien membre des équipes de France de concours complet et de saut d’obstacles, a montré de belles choses. À suivre!
 
Roger-Yves Bost et Sunshine du Phare, trente-cinquièmes
Treize points se sont aussi affichés au compteur pour Roger-Yves Bost et Sunshine du Phare. Pas vraiment novices mais peinant à être réguliers sur ces hauteurs, les deux athlètes ont péché dès la rivière, dans laquelle l’étalon a littéralement plongé les postérieurs.

Olivier Guillon et Type Top du Monteil, abandon
Dans ce Grand Prix de La Baule, qu’il n’avait pas disputé depuis 2014, Olivier Guillon a préféré abandonner. Associé à Type Top du Monteil, dans lequel il dit fonder beaucoup d’espoirs mais étant encore en formation, le pilote avait déjà accusé quatre lourdes fautes.
 
Pénélope Leprevost et Vancouver de Lanlore, abandon
Incompréhension aujourd’hui pour Pénélope Leprevost et l’élégant Vancouver de Lanlore, hautement applaudis à leur entrée en piste. Remarquables dans la Coupe des nations vendredi (4+0), le Selle Français a visiblement mal compris les consignes de sa cavalière après la rivière en numéro 10, calant complètement devant le si difficile double 11. La meilleure amazone française a sagement préféré en rester là. Petite déception parce que la première partie de leur parcours était impeccable de maîtrise et d’aisance !
 

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Réagissez

  • Gandalf - le 20/05

    TOF nous ne sommes pas tout à fait d'accord car même s'il est évident que ça facilite les choses ce n'est pas la seule alternative au sport car comme dit A.Muda on ne peut pas toujours acheter des cracks et un crack ne garanti pas le résultat.. Et quand votre mécène cherche une certaine rentabilité avant l'équipe nationale ca ne résout pas le problème de résultats en championnat .. Et non A.Muda les Chenu ne sont pas des mécènes mais des propriétaires qui,comme d'autres en France,font des efforts pour garder leurs chevaux alors remercions les au lieu de les dénigrer

  • Margaux - le 20/05

    Le speaker a expliqué qu'il avait des problèmes de dos.

  • chergarmail - le 20/05

    Oui oui, je sais bien qu'il est coutumier du fait vu le nombre de fois où j'ai attendu son départ en me rendant sur des compétitions... en vain :-) ou le voir se prendre un refus sur le 1 et ciao, abandon ;-) mais c'est un autre débat et pas le but de mon interrogation. Là je m'étonnais quand même car être engagé avec 3 chevaux et ne faire qu'une épreuve en 4 jours avec un seul cheval, j'ai pensé que peut-être quelqu'un du milieu/le connaissant ou la Direction du site aurait la réponse (cavalier malade, un peu blessé...)

  • ALBERT MUDA - le 20/05

    Je ne pense pas que M. Mégret ou que M. Chenu ou d'autres encore soient des mécènes , Ils ont ou ont eu "la chance" d'avoir de très bons chevaux à un moment donné . A titre comparatif , je prendrai Scott Brash qui a un unique propriétaire plutôt aisé et qui a eu la chance d'avoir des chevaux comme Ursula ou Sanctos qui ont pris leur retraite , Ses chevaux de 9/10 ans actuels sont moins performants , on ne peut pas toujours avoir des cracks dans ses écuries et acheter cher des cracks , ne veut pas dire qu'on aura des très bons résultats avec eux....on le voit chaque week-end . Je ne vois pas pour quelle raison , la FFE devrait acheter des chevaux pour tel ou tel cavalier , sur quel critère ?? , par contre , prendre en charge l'intégralité des frais lors des CSIO des cavaliers sélectionnés , serait une très bonne chose .

  • ALBERT MUDA - le 20/05

    P. Rozier a du trouvé que les parcours proposés par M. Cottier étaient un peu trop difficile...( il n'a pas tout à fait tort ) Blague à part , il est coutumier du fait . Le nombre de fois où il est non partant sur une saison est assez impressionnant .

  • rosetta2303 - le 20/05

    Concernant Philippe Rozier, et en étant juste objective, il n'est pas rare qu'il soit non partant, même à la dernière minute, ou qu'il abandonne en plein milieu du parcours. Rappelez vous une coupe des nations pas si lointaine qui avait fait monter la moutarde au nez de Philippe Guerdat. (constatations, pas critiques, ok ?). D'ailleurs, cela me faisait poser une question, qu'en est-il des engagements non honorés, sont-ils perdus ou remboursés ? S'ils sont perdus, vu le nombre, ça doit faire un certain chiffre à la fin de l'année...

  • ALBERT MUDA - le 20/05

    M. Epaillard a déjà porté la veste bleue , notamment en 2016 (ce n'est pas si vieux...) à Gijon et Dublin avec Quatrin de la Roque . Faire parti d'une équipe du Global n'empêche pas les cavaliers de faire des CSIO , comme on a pu le voir à La Baule avec l'équipe Belge et d'autres....M. Epaillard n'a , actuellement , pas un piquet de chevaux 5* très fourni et , pour l'instant , M. Pomel doit penser que d'autres sont meilleurs que lui pour défendre nos couleurs en CSIO . Virtuose Champeix a fait 2 très bons parcours en GCL à Shanghai , il était l'un des 2 doubles sans faute mais GPR a "oublié" de relater les résultats de Shanghai .

  • TOF - le 20/05

    "Quant à la désertion des csio par les meilleurs mondiaux ça vient aussi du fait que les mécènes qui paient une fortune l'inscription à la GCL envoient leurs cavaliers sur le global plutôt qu'en csio... le mécénat a aussi ses revers " Vous voyez nous sommes d'accord Gandlaf ! sans Mécènes digne de ce nom pas de montures de top niveau pour nos cavaliers de top niveau. Pendant de belles années nos mécènes étaient à niveau pour équiper nos tops cavaliers. Ils ne le sont plus et cela va tout à coup beaucoup moins bien.

  • chergarmail - le 20/05

    Bonjour, une question à poser concernant Ph. ROZIER mais pour avoir une réponse objective sans critique, polémique ou autre : Il était engagé avec Reveur, Prestige et Cristallo. Il n'a fait qu'une seule épreuve en 4 jours et juste avec Cristallo. Quelqu'un sait-il pourquoi ? A vous lire, merci

  • Gandalf - le 20/05

    Et oui quand on a pas les moyens de les acheter "prêts à l'emploi " on les achète plus jeunes et "à former"... ce qui n'enlève rien au mérite de ces propriétaires, bien au contraire car former prend du temps et coûte très cher.. plutôt que de dénigrer ces propriétaires là il serait bon de les soutenir... Et leurs cavaliers qui forment sans pouvoir être compétitifs immédiatement aussi..

  • rosetta2303 - le 20/05

    Tout à fait d'accord Gandalf, Pour nous, il n'y avait qu'Epaillard à Madrid et, sauf erreur, je n'ai pas souvenir de l'avoir vu en équipe de France sur des coupes des nations...mais je peux me tromper.

  • mire - le 20/05

    et Venezia, sa propriétaire n' est elle pas une mécène ………….. Vous n' aurez pas de nouveaux couples du jour au lendemain………. laissons le temps faire son oeuvre , beaucoup de cavaliers ont des propriétaires qui investissent sue le long terme ,comme Madame Mézard ,la très fidèle propriétaire D' Olivier Guillon………..!!

  • rosetta2303 - le 20/05

    Ce qui m'interpelle ici, c'est plutôt la forme et le fond de cet article ! A savoir, le passage en revue de chaque couple avec des commentaires plus ou moins avisés du genre "Profitant probablement de l’absence de quelques cavaliers français plus aguerris" !!! On distribue les notes ! Celui là, c'est bien, cet autre, pas du tout ! Et qui les distribue ??? Surement pas des spécialistes.

  • Gandalf - le 20/05

    Quant à la désertion des csio par les meilleurs mondiaux ça vient aussi du fait que les mécènes qui paient une fortune l'inscription à la GCL envoient leurs cavaliers sur le global plutôt qu'en csio... le mécénat a aussi ses revers.

  • Gandalf - le 20/05

    Ah ça faisait longtemps que TOF l'avait pas ramené avec ses mécènes. .. Et ça m'avait pas manqué... c'est pas parce qu'on répète plusieurs fois la même phrase que le génie apparaît... Et c'est tellement désobligeant pour tous ces propriétaires (qui ne sont pas de mécènes ) qui font tout pour garder leurs bons chevaux (mais pas assez bons pour TOF)... Et au fait TOF on était pas censé "avoir mal très mal" en cdn vendredi ? Ça va finalement la douleur était pas trop forte !!!

  • TOF - le 20/05

    ou va le csio de la baule ? : un plateau de cavaliers ou une grande partie du top 20 étaient absents une équipe de France juste correcte. Un seul cavalier français au barrage du grand prix. il faut vite trouver de nouveaux mécènes pour équiper nos tops cavaliers staut, delestre, bost, delaveau, leprevost

  • Salvatore - le 19/05

    Les paroles du coach, dans le vestiaire après l'épreuve (en différé ) : Svp, vous pouvez m'écouter, merci, ben oui ! Voilà, le résultat ! Vous, vous faites des noeuds dans vos têtes ! Arrêter de réfléchir ! Bordel de m....! Les gars, les 4 points, c'est pas la faute du Cheval ! Encore moins de la mienne ! Vous allez vous remettre en question !!! Bon retour !!

  • ALBERT MUDA - le 19/05

    Un bon bilan , avec plusieurs victoire Françaises , il a juste manqué "la cerise sur la gâteau" , une victoire Française dans le GP . Quelqu'un a tenté une interview de Mme Leprévost ? Vraiment dommage pour Vancouver , impeccable jusqu'au n° 10 .

Le mag

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