Mercredi 10 avril - 09h30 | Manon Seguin

''Un accident est si vite arrivé, une simple chute d’un cheval au pré…''

Quand Sabrina achète sa jument Unanym des Bourdons il y a cinq ans, elle l’a fait assurer chez Cavalassur. Aujourd’hui elle se remercie chaque jour d’avoir pensé à faire cette démarche pour la santé et l’avenir de sa jument.  

Quand une simple chute au pré se transforme en catastrophe

En 2014, Sabrina Landry achète la jolie Unanym des Bourdons, alors âgée de six ans. Comme tout bon propriétaire, elle lui a fait faire une visite vétérinaire d’achat classique, à savoir une radio des membres. « Si j’avais fait une radio des cervicales et du dos, je n’aurais certainement pas acheté la jument », explique-t-elle.
Alors que le couple s’aventure sur les carrés de dressage en épreuves Amateur 3 depuis deux ans et que la jument n’a jusqu’alors rencontré aucun problème, n’y de santé ni de locomotion, Sabrina est glacée par une triste découverte. Un matin, la propriétaire retrouve sa jument boiteuse dans son pré. Elle décide donc de l’amener au manège afin de la longer et pouvoir détecter l’origine du problème. Mais celle-ci s’effondre sur le sable et ne se relève pas. Difficilement remise sur ses quatre pieds quelques temps plus tard, la jument boite sérieusement et trébuche à chaque foulée.
 Sabrina, alors très inquiète, contacte Franck Messialle, vétérinaire FEI spécialiste de la locomotion, afin de déterminer le problème de sa jument. Rapidement, l’expert annonce à la propriétaire qu’une radio des cervicales serait nécessaire. Le diagnostic tombe alors. « À la radio, nous nous sommes rendus compte que la jument avait certainement fait une chute, qui avait entrainé une entorse et un déchirement ligamentaire au niveau des cervicales C3 et C4. Au final, l’entorse n’était pas le cœur du problème, mais c’était le canal médullaire qui s’était réduit entre les cervicales C3 et C4, comprimant ainsi la moelle épinière. Cette dernière ne l’était pas suffisamment pour que cela se voit à la locomotion », détaille Sabrina. Cette entorse a ainsi comprimé la zone déjà fragile et déclenché une ataxie accidentelle aiguë. « Le vétérinaire a été catégorique, il m’avait dit de mettre ma jument au pré et d’acheter un autre cheval. Il m’avait aussi prévenu que si la jument ne se relevait pas un jour, il faudrait faire le nécessaire. J’étais clairement en train de perdre mon cheval », raconte-t-elle encore sous l’émotion.
 

Un an et demi de longue récupération

Pendant plus d’un an, la jument enchaine les séances de kinésithérapie équine, de shiatsu, de soins au laser… et finalement recouvre la santé. « Aujourd’hui, Unanym ressort en compétition Amateur 2 sans aucun problème. Bien sûr, il a fallu adapter son travail, par exemple, j’accentue l’entraînement sur la musculation de son encolure. Il ne faut pas l’attacher fixement car si elle tire au renard, cela pourrait lui être fatal. Elle ne peut pas non plus s’arrêter de travailler si nous ne voulons pas qu’elle se fragilise et se refasse mal. Il y a deux ans, si on m’avait dit que ma jument galoperai de nouveau, changerai de pied et dresserai… je ne l’aurais pas cru ».
 

« Aimer son cheval, c’est l’assurer »

Tous ces investissements pour un jour revoir sa jument vivre sans souffrance ont toutefois coûté une vraie somme que l’enseignante n’aurait jamais pu se permettre sans l’aide de Cavalassur. « Le fait que la jument soit assurée a été un grand soulagement. Cavalassur m’a aidé et soutenu dans cette passe difficile et je ne regrette pas de débourser soixante-dix euros par mois pour la santé de mon cheval. » Sabrina insiste sur le fait que la santé d’un cheval a un prix et malheureusement, sa mort aussi : « Il y a les belles histoires mais aussi le revers de la médaille. On ne parle pas assez du coût de la mortalité d’un cheval. Elle n’est pas gratuite et il faut le savoir. Un accident est vite arrivé, une simple chute d’un cheval qui trébuche peut changer le cours d’une vie, d’un couple. Aimer son cheval, c’est l’assurer » conclut la propriétaire.
 
Pour plus d’informations sur Cavalassur, rendez-vous sur leur site internet.
 

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