Malito de Rêve, un père qui s’affirme

Ici avec le Colombien Dayro Arroyave, Malito a montré de belles qualités à l’obstacle.
Crédit : Temps de Poses | www.tempsdeposes.be

Lundi 29 avril - 15h01

Malito de Rêve, un père qui s’affirme

Même s’il n’a jamais été sous les feux des projecteurs en s’illustrant au plus haut niveau, Malito de Rêve s’affirme comme un reproducteur de premier plan. Dans le top 100 mondial des étalons depuis trois ans, sa production brille au plus haut niveau à l’instar d’Estoy Aqui de Muze*HDC, Everlychin de la Pomme, Fidux, Grand Cru van de Rozenberg ou encore Gancia de Muze.

 - Malito de Rêve, un père qui s’affirme

De son père, Cumano, Malito de Rêve a notamment hérité son magnifique modèle et sa belle robe grise.
Crédit : Studio Delaroque

S’il est né en Belgique, chez Antoine Huyskens, Malito de Rêve a été inscrit au stud-book Selle Français à sa naissance, en 2000. Issu du champion du monde Cumano (Cassini I x Landgraf I), Malito a pour mère la jument Selle Français Dira Courcelle (Muguet du Manoir x Grand Veneur). Pilier de l’équipe belge en Coupes des nations avec Jos Lansink, le surpuissant Cumano a notamment remporté le prestigieux et très difficile Grand Prix de Calgary, la médaille d’argent en individuels au championnat d’Europe de Mannheim et a surtout permis à Jos Lansink d’obtenir le titre de champion du monde à l’issue de la finale tournante des JEM d’Aix-la-Chapelle en 2006.
Moyennement fertile, à la congelabilité incertaine et consacré en priorité à la compétition, Cumano n’a pas engendré une multitude de produits. Néanmoins, une quarantaine d’entre eux se sont illustrés à très haut niveau, avec notamment la médaillée de bronze par équipes et quatrième en individuels aux Jeux olympiques de Londres, Noblesse des Tess. Parmi les autres très bons gagnants en Grands Prix cinq étoiles, signalons Amaryllis avec Pedro Veniss, Celena Z avec Keean White, Chivas Z avec Richard Spooner, Neptune Brecourt avec Luca Maria Moneta, Nasa avec Steve Guerdat, ou encore AD Camille Z avec Athina Onassis.

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Aucun étalon ne peut se targuer de telles statistiques

Aucun étalon ne peut se targuer de telles statistiques - Malito de Rêve, un père qui s’affirme

À ce jour, Estoy Aqui de Muze*HDC, ici avec Kevin Staut lors de la Coupe des nations d’Aix-la-Chapelle, reste la plus glorieuse fille de l’étalon gris.
Crédit : Scoopdyga

Loué par les Haras nationaux et stationné à Saint-Lô quand il avait sept ans, Cumano a produit de façon exceptionnelle avec la jumenterie française. La génération des « N », née en 2001, compte quarante-sept produits ayant tourné en compétition, parmi lesquels vingt-et-un sont indicés au-dessus de 140 et neuf ayant un indice supérieur à 160. Aucun étalon ayant produit en France ne peut se targuer de telles statistiques. Outre Nasa, Neptune Brécourt et Noblesse des Tess, précédemment cités, signalons également Notre Moinerie, Newton du Haut Bois, Nenuphar’Jac, Nectar des Roches, Navalo de Poheton ou Naiade d’Auvers, qui ont tous tourné en Grands Prix.
Dira Courcelle, la mère de Malito, est né chez Yves Chauvin, l’actuel président de la Société Hippique Française. Fille de Muguet du Manoir, qui s’est révélé être un très bon père de mères, Dira Courcelle est issue d’une souche maternelle riche en très bons gagnants à chaque génération, comme Ominerale Courcelle (Kannan) avec Shane Breen, VDL Groep Sapphire B (Mr Blue) avec Maikel van der Vleuten, Cacao Courcelle (Jalisco B) avec Thomas Velin, ou encore l’étalon Hiram Chambertin, père de Prêt à Tout, gagnant des Grands Prix d’Aix-la-Chapelle et Genève en 2018 avec Marcus Ehning.
Bonne compétitrice en jeunes chevaux et jusqu’en épreuves à 1,40m, Dira Courcelle a également été une très bonne reproductrice. Son premier produit, Hermes de Rêve (Quito de Baussy) a tourné jusqu’en CSIO avec l’Irlandais Clem McMahon et est le père de plusieurs chevaux de haut niveau en Irlande. Dira Courcelle est également la mère de Eldiam de Rêve (Diamant de Semilly), très bon gagnant en Coupes des nations avec Clem McMahon et rebaptisé Pacino, mais malheureusement disparu prématurément suite à des coliques.
Dès sa première génération de produits, née en 2004, Malito de Rêve a engendré des gagnants en cinq étoiles, comme Everlychin de la Pomme avec Shane Sweetnam, Empire van Wuitenshof avec le Mexicain Eugenio Garza Perez, ou Estoy Aqui de Muze*HDC avec Kevin Staut. Les générations suivantes confirmeront les qualités de reproducteur de Malito de Rêve, avec des gagnants en Grands Prix à chaque génération, tels Figeac de Rêve (Rik Hemeryck), Farao van Heritage (Emanuele Gaudiano), Fidux (Eduardo Alvarez Aznar), Grand Cru van de Rozenberg - gagnant des Grands Prix CSIO de La Baule et LGCT de Miami et olympique à Rio avec Jérôme Guéry avant de passer sous la selle de Pilar Lucrecia Cordon, avec laquelle il a participé aux JEM de Tryon-, ou encore Gancia de Muze, gagnante de six Grands Prix cinq étoiles avec Niels Bruynseels ainsi que de la finale de la Coupe des nations à Barcelone.

Malito de Rêve connait un regain d’intérêt en France

Malito de Rêve connait un regain d’intérêt en France - Malito de Rêve, un père qui s’affirme

Lauréat du Grand Prix de France à La Baule, Grand Cru van de Rozenberg a endossé les espoirs de la Belgique aux Jeux olympiques de Rio, se hissant jusqu’en finale individuelle avec Jérôme Guéry.
Crédit : Scoopdyga

En France, Malito de Rêve a véritablement commencé à saillir de façon un peu significative à partir de 2012. Ses produits sont encore jeunes, mais se distinguent sur le circuit du Cycle Classique. Dans la génération des « D », dix produits ont tourné en compétition et on retrouve deux juments classées Elite à la finale de Fontainebleau. Danzarina d’Arthenay (mère par Hidalgo de Riou), ISO 131, termine troisième alors que Diane du Patrel (mère par Feofar de Rhodes), ISO 131, est cinquième. Signalons également Darlany du Bois (mère par Diamant de Semilly) ISO 124, Birdy de Cahuzac (mère par Caloubet du Bois) ISO 124, Diva du Thot (mère par Fusain du Defey AA) ISO 120, ou Eureka de Coquerie (mère par Mr Blue) ISO 120.
Depuis 2016, Malito de Rêve connait un regain d’intérêt en France, saillissant une centaine de juments en moyenne lors de ces trois dernières années. Avec sûrement quelques très bons chevaux encore à venir…

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