Quels cavaliers français ont récolté le plus de gains en 2018 ?

En 2018, Simon Delestre est le Français qui a accumulé le plus de gains.
Crédit : Scoopdyga

Mardi 22 janvier - 18h19 | Lucas Tracol

Quels cavaliers français ont récolté le plus de gains en 2018 ?

Quel cavalier tricolore a cumulé le plus de gains en concours nationaux et internationaux entre le 1erjanvier et le 31 décembre 2018 ? Pour répondre à cette question, GRANDPRIX a sorti sa calculette et dressé le classement des trente-cinq cavaliers ayant gagné le plus d’argent en compétition l’an dernier.  

Si les gains récoltés sur les terrains de concours représentent rarement les seuls revenus d′un cavalier de saut d’obstacles, ils tiennent toutefois une place importante dans le fonctionnement d′une écurie. Pour revenir sur la saison dernière, GRANDPRIX a dressé le classement des trente-cinq cavaliers français ayant enregistré le plus de gains entre le 1erjanvier et le 31 décembre 2018. Des chiffres à prendre avec des pincettes, puisqu’il ne faut pas oublier que chaque athlète partage ses gains selon des accords personnels passés avec les propriétaires de ses chevaux, ses sponsors et ses équipes.
 
En 2018, le Tricolore le plus rentable a été Simon Delestre, qui a amassé 810 659,78 euros, ce qui fait une moyenne de 2805,05 euros pour chacun de ses 289 départs. Un chiffre monté en flèche grâce à sa victoire dans le Grand Prix CSI 5* du Saut Hermès avec Hermès Ryan des Hayettes, qui lui a permis d’ajouter 132 000 euros à sa cagnotte. Une tirelire déjà remplie puisque le Lorrain a enchaîné les étapes des circuits privés, davantage rémunérateurs que ceux de la FEI, à l’instar de la Global Champions League à laquelle il a pris part sous les couleurs des Monaco Aces. Si la répartition des dotations pour les équipes dans ces épreuves est floue, la série offre des sommes d’argent sans précédents : 2,7 millions pour l’équipe gagnante de la finale de Prague, en décembre, dont il a terminé onzième.
S’il est le meilleur Français du classement mondial, Kevin Staut est le dauphin de Simon Delestre en termes de gains. En 2018, le Normand a enregistré son plus mauvais bilan de ces six dernières années, totalisant 630 684,60 euros. Constamment sur le pont, ce dernier a pourtant davantage concouru que Simon Delestre, réalisant 345 parcours. Toutefois, il a de son côté tenu à privilégier l’équipe nationale et les Coupes des nations, moins richement dotées que le Longines Global Champions Tour, auquel il participe tout de même régulièrement. Avec un total de 478 434,64 euros, Julien Epaillard figure à la troisième place de la hiérarchie, signant ainsi la deuxième meilleure année de sa carrière. Par rapport à 2016, l′Augeron a toutefois enregistré une baisse de gains notable de 166 196,52 euros.
Olivier Robert est le quatrième homme de ce classement, puisqu’il compte 477 325,82 euros. Pourtant, l’Aquitain a pris le départ de 113 épreuves de plus que Simon Delestre. Malgré neuf victoires internationales, il n’a pas pu compter sur un grand succès en Grand Prix 5* pour faire gonfler sa mise. Bien déterminé à briller lors de la finale de la Coupe du monde Longines de Göteborg, en avril, l’Aquitain pourrait bien inverser la tendance en 2019 !
 
Avec 258 parcours en 2018, ce qui fait de lui l’un des cavaliers ayant le moins concouru de la hiérarchie, Patrice Delaveau figure tout de même au cinquième rang avec un montant de 378 608,16 euros. Le Normand a particulièrement pu compter sur ses victoires dans le Grand Prix CSIO 5* de La Baule et celui du CSI 5* de Hong Kong avec Aquila*HDC, qui lui ont respectivement rapporté 49 500 euros et plus de 111 000 euros. Il devance Mathieu Billot, sixième avec 320 688,86 euros engrangés.
Huitième du classement, Alexis Deroubaix a enregistré la meilleure saison de sa carrière, non seulement en ce qui concerne ses résultats, mais aussi en termes de gains. En pleine explosion au plus haut niveau, le protégé de la famille Chenu a totalisé 257 294,06 euros, soit 7386,69 de moins que le jeune Normand Edward Levy. Le cavalier de Timon d’Aure a notamment empoché 30 393 euros grâce à sa victoire dans le Grand Prix CSI 4* de La Corogne en juillet et 40 000 euros avec sa deuxième place dans le Grand Prix CSIO 5* de Dublin, mi-août.  
Meilleure amazone, Pénélope Leprevost est neuvième avec 250 653,09 euros de gains en 2018 contre 459 092,66 euros l’année précédente. Une chute importante qui s’explique en partie par la fin de collaboration avec le haras de Clarbec en février dernier. Depuis, la Normande ne compte plus autant de chevaux capables de sauter à très haut niveau immédiatement, et a dû se concentrer sur la formation de ses jeunes recrues. Notons que la championne olympique par équipes de Rio a toutefois fait des apparitions en CSI 5* grâce à Gain Line, victorieux dans le Grand Prix CSI 5* d′Ascona, et Vancouver de Lanlore.
 
S’il ne figure pas au sommet de ce classement par les gains, Jérome Hurel détient un autre record, également très impressionnant. En 2018, le Francilien a pris le départ de pas moins de 794 épreuves (!), ce qui fait de lui le cavalier ayant disputé le plus d′épreuves. Moins présent au plus haut niveau que lors de l’époque Quartz Rouge, ce dernier a surtout écumé les concours nationaux ainsi que les CSI 2* et 3* en 2018, ce qui lui a permis de totaliser 236 194,33 euros. Ayant eux aussi franchi la barre des 700 épreuves courues, Benoit Cernin et Axelle Lagoubie pointent aux seizième et vingt-quatrième rangs, avec des totaux respecitfs de 193 586,89 euros et 135 073,13 euros.
 
Le classement complet ci-dessous

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Réagissez

  • rosetta2303 - le 23/01

    TOF, encore faudrait-il le rétablir l'ISF

  • TOF - le 23/01

    tous à l'ISF ! sans compter les pensions à 500€/800€ par mois par cheval. Bon ya énormément de frais en même temps.

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