Une matinée au CHI de Genève avec Steve Guerdat et Martin Fuchs

Steve Guerdat aux côtés d'Alamo, vainqueur de la finale du Top Ten, ainsi que Martin Fuchs avec son meilleur cheval Clooney.
Crédit : Lucas Tracol

Samedi 08 décembre - 14h48 | Propos recueillis par Lucas Tracol à Genève

Une matinée au CHI de Genève avec Steve Guerdat et Martin Fuchs

Ce matin à Genève, une partie de la presse a été invitée à poser ses questions aux deux cavaliers suisses médaillés aux Jeux équestres mondiaux de Tryon en septembre, Martin Fuchs et Steve Guerdat. Vainqueur de la finale du Top Ten hier soir avec Alamo, ce dernier et son meilleur ami ont également fait une visite guidée des écuries. Détendus mais pour autant bien déterminés à briller dans le Grand Prix demain après-midi, les idoles du public suisse se sont livrées sans filtre. Morceaux choisis. 

STEVE GUERDAT

Le fait que vous vous aligniez dans la finale du Top Ten IJRC avec Alamo hier a été une surprise pour beaucoup. Était-ce un pari risqué ? 
Steve Guerdat : Honnêtement, j’étais encore plus motivé de monter Alamo dans cette finale que si j’avais monté Bianca. Le Grand Prix Rolex demain sera très important et je voulais vraiment pouvoir y participer avec Bianca. Je savais que si je voulais avoir le maximum de chances demain, je ne pouvais pas tout risquer dans le Top Ten Rolex IJRC, ce qui est indispensable pour gagner. La motivation était donc supérieure avec Alamo, avec lequel j’ai pu vraiment tout donner. 
 
Comment arrivez-vous à gérer la pression face à votre public ?
S.G. : Honnêtement, je n’y arrive pas du tout (rires) ! Je suis en réalité très nerveux et stressé, et je crie sur tout le monde. Je crois que j’ai besoin de cela pour sortir le meilleur de moi-même, mais j’essaie tout de même de m’améliorer sur ce point pour que ce soit plus supportable pour mon entourage. 
 
Savez-vous déjà quel sera le plan pour vos chevaux dans les semaines qui viennent ? 
S.G. : Oui le plan est même fixé jusqu’en février, puisqu’ils seront en vacances jusque-là (rires)! Hannah revient tout juste d’un break, tandis que Bianca et Alamo profiteront d’une pause de deux mois dès demain soir. 
 
Bianca a récemment été sécurisée pour vous par l’écurie Hofgut Albfuehrens. Comment cela s’est-il déroulé ? 
S.G. : Je ne pouvais pas imaginer la suite de ma carrière sans elle, il aurait été trop dur pour mon équipe et moi-même de la voir partir. J’ai eu la chance de pouvoir bénéficier du soutien d’Albführen, qui me confie déjà des chevaux depuis de nombreuses années. Ils ont sauté sur l’occasion pour me donner un coup de main et soutenir l’équipe suisse. Nous sommes très heureux de pouvoir la présenter pour la première fois avec ses nouvelles couleurs ici à Genève. […] C’est évidemment une jument extraordinaire, mais je crois que nous ne sommes pas encore au maximum de nos capacités tous les deux. À mon avis, le meilleur est encore à venir. 

MARTIN FUCHS

Vous revenez pour la première fois à Genève depuis votre médaille décrochée aux Jeux équestres mondiaux de Tryon. Cela a-t-il changé quelque chose ? 
Martin Fuchs : Le public me soutenait déjà beaucoup avant, mais le fait que je prenne part à la finale du Top Ten Rolex IJRC hier soir est un grand accomplissement, non seulement pour moi mais aussi pour ceux qui me supportent je crois. J’ai gardé une l’image en tête d’une édition passée de cette finale avec Meredith Michaels-Beerbaum et Checkmate 4 sous les projecteurs. Hier, j’y étais, et je dois dire que j’étais vraiment très excité lors de la présentation des cavaliers. Prendre part à cette épreuve et réaliser deux parcours sans faute est un super sentiment. 
 
Vous ne disposez pas encore d’un piquet de chevaux de haut niveau très large, cela représente-t-il une pression pour vous ? 
M.F. : Pas vraiment, la seule différence est que je ne peux pas concourir en CSI 5* aussi régulièrement que je le voudrais car je ne dispose pas de suffisamment de chevaux d’un tel niveau. Mon deuxième cheval Chaplin s’est blessé lors du CHIO d’Aix-la-Chapelle en juillet, mais il fera son retour à la compétition dans deux semaines avant de prendre la route de Bâle et Leipzig. Il travaille normalement, et je suis heureux de l’avoir de nouveau en forme. Même si j’ai quelques très bons chevaux d’épreuves intermédiaires, il est presque indispensable de pouvoir compter sur deux chevaux de Grands Prix. 
 
Faites-vous du Grand Chelem un objectif ? 
M.F. : Cette saison, je n’ai pu participer qu’aux concours d’Aix-la-Chapelle et Genève, car comme je le disais précédemment je manquais un peu de chevaux. Le premier ne s’est pas vraiment très bien passé, mais Clooney revenait tout juste après son opération pour coliques et a couru les épreuves intermédiaires. Cette année, mes objectifs étaient les Jeux équestres mondiaux de Tryon et le Grand Prix Rolex de Genève. Je crois que demain Clooney sera en grande forme ! 

Pourquoi Clooney 51 est-il si particulier ? 
M.F. : L’une de ses premières spécificités est qu’il lui manque des dents devant ! On ne sait pas ce vraiment pourquoi car il est arrivé dans mes écuries ainsi. Cela ne le dérange pas au quotidien, si ce n’est parfois pour manger des carottes (rires) ! Sinon, tout le monde me dit régulièrement qu’il est un peu gros, mais je crois que c’est sa morphologie… Cette saison avec lui a été la meilleure ; il a remporté les Grands Prix CSI 5* de Bâle, Zurich et Lyon, et m’a permis de décrocher la médaille d’argent individuelle aux Mondiaux de Tryon. Il saute les plus gros parcours au monde avec beaucoup de facilité. 
 

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