Il n’y a plus que sept étapes en Division 1 du circuit des Coupes des nations Longines…

Cette année, la Suisse de Steve Guerdat, éternel défendeur des Coupes des nations, avait ouvert le palmarès du défunt CSIO 5* de Šamorín.

Vendredi 07 décembre - 21h26 | À Genève, Sébastien Roullier

Il n’y a plus que sept étapes en Division 1 du circuit des Coupes des nations Longines…

Il n’y aura pas de CSIO 5* à Šamorín en 2019. Sans cet Officiel de Slovaquie, qui l’avait ouverte cette année, et vu que la Fédération équestre internationale n’a pas su trouver une solution de rechange, la Division 1 européenne du circuit des Coupes des nations Longines ne comptera que sept étapes l’an prochain. Face à ce circuit historique en crise, le Longines Global Champions Tour/Global Champions League de Jan Tops et Frank McCourt devrait compter le nombre record de vingt CSI 5*…

À l’occasion de l’assemblée générale du Club des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC), qui s’est tenue ce matin à Genève, on a appris que la Division 1 européenne du circuit FEI Longines des Coupes des nations ne compterait plus que sept étapes en 2019, contre huit cette année et depuis longtemps déjà. En effet, pour des raisons financières, les organisateurs du nouveau CSIO 5* de Šamorín, qui avait ouvert la D1 en 2018, ont décidé de jeter l’éponge.
 
En 2019, les dix nations engagées en D1 n’auront donc plus que sept rendez-vous potentiels pour vraiment se préparer aux championnats d’Europe de Rotterdam, dont quatre où elles marqueront des points au classement de la Division, lesquels leur permettront le cas échéant de se maintenir et/ou de se qualifier pour la finale mondiale. D’ailleurs, celle-ci se devrait à nouveau se tenir début octobre à Barcelone. Ces CSIO 5* se tiendront successivement à La Baule, Saint-Gall, Sopot, Geesteren, qui accueillera exceptionnellement l’Officiel des Pays-Bas pour laisser les organisateurs de Rotterdam se concentrer sur la préparation des Européens, Falsterbo, Hickstead et Dublin. Le rendez-vous historique de la capitale irlandaise devrait donc demeurer dans la série, alors que certains doutes planaient à ce sujet.
 

“Ce n’est pas un bon signe pour l’avenir de ce circuit”, Andy Kistler

 
Le contraste est saisissant entre le déclin de cette série de prestige réunissant quelques-uns des plus beaux concours de la planète et le développement effréné et gargantuesque du double circuit Longines Global Champions Tour/Global Champions League, qui devrait atteindre pour la première fois en 2019 le nombre record de vingt étapes: Mexico, Miami, Shanghai, Madrid, Hambourg, Cannes, Stockholm, Estoril, Monte-Carlo, Paris, Chantilly, Berlin, Londres, Valkenswaard, Rome, Saint-Tropez, New York, Montréal, Prague et peut-être Doha. Il serait trop simple d’imputer la baisse d’influence du premier au seul succès du second, mais il est clair que le protocole d’accord signé début 2016 dans le plus grand secret par la Fédération équestre internationale et les promoteurs du LGCT/GCL n’ont fait qu’accélérer le processus… D’autant que le fameux accord a offert à ces derniers un blanc-seing pour percevoir des pay-cards annuelles de 2 millions d’euros de la part des propriétaires de la vingtaine d’écuries engagées dans la GCL. Pour la première fois, dans un excellent article paru cet après-midi sur le site de L’Équipe, la FEI a même soutenu le principe de la GCL après l’avoir combattu pendant un temps… “Elle apporte un nouvel élément au jumping et a eu un impact non seulement sur la communauté équestre, mais aussi sur la communauté sportive en général. Les innovations créent un intérêt accru pour notre sport et ouvrent la porte à de nouveaux publics.”
 
La semaine prochaine, avec le soutien de l’IJRC et du Club des propriétaires de chevaux de saut d’obstacles (JOC), dont l’assemblée générale se tient ici même demain matin, plusieurs chefs d’équipe, dont le Suisse Andy Kistler et l’Allemand Otto Becker enverront une lettre à Ingmar de Vos et Sabrina Ibáñez, président et secrétaire générale de la FEI. L’objectif de cette missive sera d’inviter la FEI a mieux défendre et renforcer l’attrait des Coupes des nations. “Cette D1 à sept étapes n’est pas un bon signe pour l’avenir de ce circuit auquel nous sommes tous très attachés. Pour redorer son blason, il est évident des CSIO 5* comme ceux de Rome (qui a quitté le circuit cette année pour des raisons économiques, ndlr), d’Aix-la-Chapelle (qui a quitté le circuit en 2014 pour des raisons de sponsoring, ndlr) ou Calgary devraient réintégrer la série de la FEI”, a notamment déclaré Andy Kistler ce matin.
 
Compte tenu des choix de sponsoring horloger de ces trois concours, une telle éventualité est évidemment impossible dans l’immédiat. Pour sa part, Sabrina Ibáñez a assuré ce matin avoir récemment reçu les organisateurs des CSIO de son circuit et que la D1 continuerait à jouer son rôle essentiel pour l’avenir du sport. Il n’a visiblement pas été possible d’y intégrer le CSIO 5* de Gijón, qui aurait sûrement dû être avancé de quelques semaines et voir sa dotation enrichie. Il faudra donc se contenter de sept étapes en 2019 et espérer qu’une huitième revienne en 2020, année olympique où de nombreuses nations frapperont à la porte des grands CSIO européens pour se préparer aux Jeux de Tokyo.

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