Vinci de la Vigne quitte Astier Nicolas

Ici à Tryon, Vinci de la Vigne avait impressionné son monde en terminant septième à seulement neuf ans.
Crédit : Scoopdyga

Mercredi 28 novembre - 12h31 | Lucas Tracol

Vinci de la Vigne quitte Astier Nicolas

La nouvelle est tombée ce matin et la transaction a actée hier ; Vinci de la Vigne a été cédé à la Fédération japonaise. Septième des Jeux équestres mondiaux de Tryon avec Astier Nicolas, le bai de neuf ans concourra donc sous les couleurs du pays du Soleil-Levant avec Kazuma Tomoto.

Remarquable depuis plusieurs saisons, Vinci de la Vigne ne concourra plus sous la selle d’Astier Nicolas. Avec en ligne de mire les Jeux olympiques de Tokyo 2020, le bai a en effet été acquis par la Fédération japonaise, comme l’a confirmé Laurent Bousquet à Francecomplet.fr“Il a rejoint le piquet de Kazuma Tomoto, installé chez William Fox-Pitt. L’année prochaine sera donc une saison de formation du couple mais aussi de qualification pour les Jeux”, a déclaré le chef d’équipe du Japon. 
 
Joint ce matin, Astier Nicolas a confirmé l’information, en apportant quelques précisions : “C’est un cheval que j’aurais pu avoir le privilège de monter aux Jeux olympiques de Tokyo, car il est jeune, talentueux et qu’il aurait eu l’expérience suffisante. C’est aussi toutes ces qualités qui l’ont rendu commercialement intéressant. Les offres ont été alléchantes, et il était clair entre les propriétaires (Philippe et Marie-José Gerard, ndlr) et moi que le cheval serait vendu. L’an passé, ils ont privilégié le sport malgré les belles offres que nous avions reçues après Boekelo (où le bai avait terminé quatrième, ndlr)”.

Conscient du talent de son fils d'Esterel des Bois né chez Lucien Villotte, le vice-champion olympique savait que le hongre pourrait jouer un rôle majeur dans sa saison 2018. “Les propriétaires ont joué le jeu quand je leur ai dit que nous aurions besoin de Vinci en 2018. Je savais que Ben (le surnom de Piaf de B’Neville, aujourd’hui retraité, ndlr) ne serait pas suffisamment en forme pour les Mondiaux et que Molakai manquait de talent pour une telle échéance. Je leur ai d’ailleurs proposé de faire entrer d’autres propriétaires dans le capital afin de les soulager financièrement, mais ils préféraient vivre l’aventure seuls. C’est vraiment génial qu’ils m’aient suivi, car le cheval aurait pu se blesser à tout moment. En tout cas, il a toujours été question de tenter les Jeux équestres mondiaux avec Vinci et de le vendre après”.
Co-propriétaire du bai, Astier pourra également profiter de cette vente pour mettre en oeuvre ses projets personnels, sans pour autant se retrouver dépourvu de chevaux talentueux. “Je détenais un quart des parts, il s’agissait donc d’un moment stratégique pour moi car je souhaite m’installer. Par ailleurs, je peux être assez tranquille car je peux compter sur Babylon de Gamma  et Alertamalib’Or (vainqueur de ce même championnat l’an passé, ndlr).”
 

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