Leipzig, dressage : des surprises dans le Grand Prix

Nathalie Zu Sayn-Wittgenstein - Crédit FEI

Dimanche 01 mai - 01h24 | admin_root

Leipzig, dressage : des surprises dans le Grand Prix

Après les cavaliers de saut d’obstacles en début d’après-midi, les meilleurs dresseurs faisaient à leur tour leur entrée en piste pour la finale de la Coupe du monde Reem Acra. Ils étaient donc dix-sept à prendre le départ du Grand Prix devant sept juges internationaux. Face à leur public, les trois cavalières allemandes n’auront pas démérité même si la tête revient logiquement à la Néerlandaise Adelinde Cornelissen.


Dans le premier groupe de huit cavaliers, le champion en titre était très attendu par les spécialistes de la discipline, et le public, venu relativement nombreux pour ce premier jour de compétition, lui offrait un accueil chaleureux. En selle sur Sisther de Jeu, Edward Gal exécute un travail au trot dynamique avec de bonnes transitions passage/piaffe. Néanmoins, sa fille de Gribaldi semble quelque peu impressionnée par l’environnement, surtout dans le pas rassemblé. Ponctuée de quelques fautes, la reprise du triple champion du monde, sera récompensée d’une moyenne de 70,122%, le classant à la huitième place.


Après la pause, le public allemand pouvait se réjouir de voir entrer en piste le premier couple national, Helen Langehanenberg et Damon Hill NRW. Et le résultat sera plus que positif puisque la cavalière déroule une reprise propre et énergique, lui permettant d’obtenir la très belle note de 73,480% et de prendre ainsi la cinquième place du classement. Le deuxième groupe de ce Grand Prix sera marqué par de très bonnes reprises malheureusement parsemées de fautes comme pour le cavalier suédois Patrick Kittel qui avec Watermil Scandic ne peut échapper à une faute dans l’ultime allongement au trot.


Les cinq derniers cavaliers à s’élancer allaient intensifier le suspens et il aura fallu attendre le tout dernier concurrent pour connaître le classement final. Adelinde Cornelissen entre en piste avec un Jerich Parzival inquiété par la piste mais qui se révèlera très vite en grande forme, offrant au public une très belle reprise avec un travail au trot expressif, sans la moindre faute. 80,927%, la note est significative et la victoire assurée. Adelinde Cornelissen semble bien partie pour prendre sa revanche après sa déconvenue aux JEM de Lexington. Cependant, la concurrence allemande reste intense et deux couples de renom restaient encore à passer. Avec Satchmo, la star nationale Isabell Werth obtient la note de 74,818%. Le hongre de dix-sept paraissait moins dynamique qu’à l’accoutumé et le couple se fera même chiper la troisième place par sa compatriote Ulla Salzgeber. De retour au top grâce à Herzurf’s Erbe, l’ancienne championne olympique obtient 76,231% malgré le peu d’expérience à ce niveau de son cheval. « Je suis très contente de lui, il a été très bien et très sage devant cette foule alors que la veille je l’ai travaillé sur cette même piste mais sans aucun public autour », se réjouit la championne allemande. Seule ombre au tableau, deux fautes dans la ligne de changements de pied au temps : « Le cheval m’écoutait très bien tout au long de la reprise mais ces deux fautes sont pour moi car je n’ai pas travaillé les temps avant d’entrer en piste et j’aurais dû le faire », explique Ulla Salzgeber. Impatiente de présenter sa reprise en musique samedi soir, il faudra certainement compter sur elle dans la chasse aux médailles. A la sixième place, on retrouve Hans Peter Minderhoud avec sa jument Exquis Nadine, qui obtient une moyenne de 72,660%. Enfin, le dernier couple à prendre le départ n’était autre que la Princesse du Danemark, Nathalie Zu Sayn-Wittgenstein, avec son fidèle Digby. Pour son plus grand plaisir, la cavalière s’empare de justesse de la deuxième place avec 76,884% et réalise de ce fait sa meilleure performance de l’année.


Quinze couples repartiront sur le Grand Prix Libre, support de la finale de la Coupe du monde 2011 et le spectacle s’annonce déjà palpitant. Alors qui succèdera à Edward Gal et Totilas ? Réponse samedi soir.


A Leipzig, Elodie Muller

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