California d’Horset, la grande dame des six ans

California d'Horset, championne sans contest 2018 sous la selle de Yannick Dirou
Crédit : Pauline Chevalier

Lundi 24 septembre - 22h33 | A Pompadour, Pauline Chevalier

California d’Horset, la grande dame des six ans

Toute l’année elle a trusté les podiums dans les épreuves qualificatives et elle était donc une des favorites 2018. Elle n’a pas tremblé et elle a damnée le point aux mâles avec classe et distinction. California d’Horset est la championne 2018 sous la selle de Yannick Dirou. Elle devance un duo de Thomas Carlile (Casino du Delta et Cadet de Beliard) et le célèbre Cher Epoux. Un cru 2018 des 6ans de très bonne qualité !  

Une championne hors norme

Une championne hors norme - California d’Horset, la grande dame des six ans

California, talentueuse dans les trois tests
Crédit : Pauline Chevalier

Certes il manquait quelques-uns des protagonistes vu tout au long de la saison mais pour autant le cru 2018 de ce championnat a été relevé et la bataille très belle. C’est énormément le dressage et le modèle qui a départagé les concurrents ainsi que le saut d’obstacle plus que le cross. California d’Horset, fille de Soliman et Palm Beach d’Horset par Trophée du Rozel est une superbe jument élégante, élancée avec de la taille, de la force. Ses origines dressage lui donne une locomotion et un rebond de belle qualité et son sang de Trophée du Rozel, de bonnes aptitudes au saut et une très grande foulée qu’il lui faut déployer sur le cross. Ces origines ne sont pas inconnues car c’est la sœur de Tacoma d’Horset, déjà montée pendant ces jeunes années par Yannick Dirou, qui terminait la semaine précédente quatrième par équipe aux Jeux Equestres Mondiaux pour le Japon. Avec 24.7 points au dressage, California prend la tête dès le dressage et ne la quitte plus notamment aussi grâce à sa note de 18 au modèle. Double sans faute, maxi sur le cross mais avec deux points de temps sur le cso alors qu’elle avait une barre d’avance, elle s’adjuge un titre de championne largement méritée. Son cavalier est forcément ravi de sa championne : Tacoma vient d’un haras de la région parisienne avec qui je travaille depuis longtemps. J’ai monté sa demi-sœur Tacoma jusqu’à huit ans. A six ans, elle était ELITE puis a fait le mondial à sept ans. C’est une jument délicate mais que je pense meilleure que sa demi-sœur. Elle bouge très bien et donc réalise de bon dressage, a une amplitude très grande pas toujours facile à canaliser et c’est pour cela qu’au début je dois la canaliser sur les premiers obstacles du cross et je ne peux pas aller très vite et elle progresse beaucoup à l’obstacle pur. Je remercie d’ailleurs mes coachs Christophe Menant de Saint Jean en dressage et Pascal Henry en cso pour leur collaboration jusqu’au bout. Maintenant on se concentre sur le Lion d’Angers.
 

Des jeunes en devenir

Des jeunes en devenir - California d’Horset, la grande dame des six ans

Casino du Delta, jeune talent en progression et vice champion de France
Crédit : Pauline Chevalier

Derrière la bataille a été dure avec notamment quatres montures de Thomas Carlile, Casino du Delta (Fango In Blue et Die d’Orbessan par Nourredic du Lirac), Cadet de Beliard (Jaguar Mail et Vieusinge du Maury par Jallieny), Commande d’Osthuy (Ogano Sitte et Up Star d’Osthuy par Cap Kennedy) et Cestuy de l’Esques (King Size par Gaia of Ultan par Ultan). C’est le premier qui prend la deuxième place grâce à ses notes de modèle (18 aussi pour Casino du Delta). Cadet de Beliard qui a toute l’année était second du classement, n’arrive pas à accrocher la victoire mais une troisième place, synonyme de sélection pour le Mondial du Lion. Pour quelques centièmes de points en moins au dressage face à Cadet de Beliard, l’étalon Cher Epoux (Network et Epouse du Taillan par Qyou de le Longvaut) est quatrième sous la selle de Marie Bouchanville, fils des naisseurs propriétaire. Cher Epoux, double champion de France 2 et 3 ans confirme ses excellentes prédisposions pour cette discipline. Il devance Cocorico de l’Ebat (Propriano de l’Ebat et Nela des Bruyères par Papillon Rouge) né à l’élevage familial de la famille Château et issu d’une des premières grosses générations de l’étalon performer maison, Propriano. Luc Château pourrait bien avoir trouvé une excellente relève avec Cocorico. A la sixième place, on découvre la révélation de l’année : Commando d’Osthuy. Ce splendide fils d’Ogano Sitte et Up Star d’Osthuy par Cap Kennedy a été repéré par son cavalier propriétaire Thomas Carlile chez Bruno Rocuet et est né chez Maeva Huybrechts. Débutant le complet cette année, Commando a déjà un palmarès très fourni avec de nombreuses victoires. Dressant magnifiquement, il galope de mieux en mieux à chaque sortie et a réalisé pour cette finale un cross génial avant de juste mettre une petite barre à terre ce qui lui fait perdre la mention ELITE voir la seconde place du classement. Il devance la dernière monture (dans le championnat) de Thomas Carlile, l’étalon Cestuy la de l’Esques qui est pénalisé de la même manière.
Mais d’autres chevaux semblent être promis à un excellent avenir comme Covadys de Triaval (L’Arc de Triomphe*Gin Tonic Star) le cheval de Stanislas de Zuchowicz, César de Roy (Nervoso et Parodie de Foy par Canaletto) et Fabrice Saintemarie ou encore César de Commarin LA (Nouma d’Auzay et Sissi de Commarin par Idéal de la Loge) d’Ugo Provasi.
Il sera intéressant de les suivre à sept ans pour construire les futurs cracks de l’équipe de France.
 

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