“C’est une grande fierté d’être le frère de Bertram”, Harry Allen

Ici aux côtés de Juan-Carlos Capelli, Vice-Président de Longines et Directeur du Marketing International, Harry Allen a reçu le Longines Rising Star Award en 2017.
Crédit : Longines Masters

Lundi 09 juillet - 09h52 | Propos recueillis par Agathe Normand (avec Lucas Tracol)

“C’est une grande fierté d’être le frère de Bertram”, Harry Allen

Ces derniers mois, Harry Allen a progressivement laissé les poneys de côté, et notamment son extraordinaire Cassandra Van Het Roelhof, avec laquelle il a brillé à Kaposvar l’an dernier lors des championnats d’Europe, pour passer à cheval de manière définitive. Actuellement installé en Allemagne aux côtés de son frère aîné, le talentueux Bertram, le jeune homme de dix-sept ans ne cesse de progresser et sera sans doute le maillon fort de l’équipe Juniors d’Irlande lors des championnats d’Europe Longines FEI de Fontainebleau, du 8 au 15 juillet. Il portera en tout cas la veste verte en selle sur son alezan de neuf ans, Dis Moi Tout de Clairbois. Entretien.

 - “C’est une grande fierté d’être le frère de Bertram”, Harry Allen

En selle sur Cassandra Van Het Roelhof, Harry Allen s'est imposé dans le championnat d'Europe Poneys de Kaspovar, l'an passé.
Crédit : Andras Syzola/FEI

GRANDPRIX-Replay.com : Quand avez-vous débuté de monter à cheval ?
Harry Allen : J’ai commence l’équitation à l’âge de cinq ans, je me rappelle d’ailleurs du premier poney que j’ai monté, Charlie B. Par la suite, je montais le poney de mes frère et sœur, Bertram et April. Je me suis très rapidement concentré sur l’équitation, et depuis, je n’ai plus voulu faire autre chose. Évidemment, ma famille et mon entourage ont été, et sont toujours, d’un très grand soutien.
 
GPR. : Comment vous préparez-vous pour les championnats d’Europe Longines FEI de Fontainebleau ? 
H.A. : J’ai fait sauter mon cheval (Dis Moi Tout de Clairbois, ndlr)hier (interview réalisée le 4 juillet, ndlr), et tout s’est très bien passé. En mai, le CSIO à Fontainebleau était super et je suis impatient d’y retourner. Ce championnat est un de mes objectifs principaux, parce que je vise aussi des Grands Prix au plus haut niveau en individuel, et qu’y performer pourrait m’ouvrir des portes. Pour me préparer, je travaille avec Bertram, bien sûr, mais aussi avec le grand Marcus Ehning, ce qui est une grande chance. 
 
GPR. : Quelles sont les qualités et les défauts de Dis Moi Tout de Clairbois ?
H.A. : C’est le cheval le plus respectueux que j’ai jamais monté ! Il est capable d’utiliser à la perfection son corps et n’a fait que des sans-faute dans les Coupes des nations qu’il a couru cette année, à Fontainebleau et Opglabbeek. Je lui fais confiance pour faire aussi bien lors des championnats d’Europe. Cependant il a un caractère bien trempé, peut s’énerver rapidement, et être très dissipé à l’entraînement.

“Dis Moi Tout est le cheval le plus respectueux que j’ai jamais monté !”

GPR. : Pouvez-vous nous parler des cavaliers irlandais qui monterons à vos côtés à Fontainebleau ? 
H.A. : Kate Derwin, Jack Ryan, Jason Foley et Cian Harrison ont vraiment eu de bons résultats depuis le début de la saison. Je connais d’ailleurs assez bien Kate Derwin, car nous avons tous les deux disputé les championnats d’Europe Poneys pour l’Irlande l’an passé, à Kaposvar, en Hongrie.
 
GPR. : Selon vous, qui devrez-vous redouter ?
H.A. : Dans un championnat, tout peut changer très vite donc c’est plutôt complexe de distinguer une nation parmi toutes celles qui sont en lice. Cependant, je pense que Thibault Philippaerts est un très bon cavalier, et il a des chevaux impressionnants. D’ailleurs, la famille Philippaerts évolue au plus haut niveau en saut d’obstacles depuis plusieurs générations. 
 
GPR : Comment envisagez-vous votre avenir ?
H.A. : J’ai passé un bachelor l’année dernière, j’en ai donc fini avec l’école et je ne veux plus me concentrer que sur l’équitation. Je n’ai pas encore vraiment planifié la suite, je veux juste conserver mes chevaux dans leur forme actuelle, et qu’ils continuent à sauter aussi bien qu’actuellement. Je désire continuer à évoluer dans le monde équestre, j’ai d’ailleurs déménagé l’année dernière en Allemagne dans la structure de mon frère. C’était vraiment une opportunité à saisir pour moi, car je peux ainsi continuer à progresser. De plus, il y a plus de concours en Allemagne qu’en Irlande, je peux donc concourir et progresser beaucoup plus. 

“ Je suis très fier d’avoir reçu le Longines Rising Star Award”

GPR. : Votre frère Bertram s’est déjà fait une place au plus haut-niveau à seulement vingt-deux ans. Cela ne représente-t-il pas une forme de pression de partager le même nom ? 
H.A. : Non, je ne vois pas le succès de Bertram comme une pression, au contraire, c’est plus une aide qu’autre chose d’avoir pour frère quelqu’un d’aussi doué. Par exemple, j’ai récupéré un de ses chevaux, Cheese W Z, qu’il montait depuis cinq ans. En réalité, c’est une grande fierté pour moi !
 
GPR. : Quel cavalier international admirez-vous? 
H.A. : Bien sûr, je suis très admiratif de l’Allemand Marcus Ehning et du Britannique Scott Brash. Parmi les cavaliers français, j’apprécie Roger-Yves Bost, qui fait de très belles choses depuis longtemps. 
 
GPR. : Que pensez-vous de l’implication de Longines dans les sports équestres?
H.A. : Je pense que c’est une très bonne chose, cela ajoute de la valeur aux compétitions, et je suis très fier d’avoir reçu le Longines Rising Star Award l’année dernière. Longines a permis la création de nouvelles compétitions au plus haut niveau, ce qui est bénéfique pour notre sport. 
 
 

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