L'équitation, un sport de concessions

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Mardi 10 juillet - 16h00 | Maxence Magnin

L'équitation, un sport de concessions

Être cavalier n’est pas une profession ou une passion facile. Comme tout le monde le sait, l’équitation est un sport qui demande beaucoup de temps et d’argent. Si ce dernier ne compte pas lorsqu’on aime, il ne faut pour autant pas oublier les concessions que les cavaliers peuvent faire pour vivre leur passion à 100%. En voici donc quelques-unes des plus courantes.   

Ne pas bronzer le week-end (ou louper un match) parce qu’il y a cours ou concours. Oui, lorsque le soleil et la chaleur se montrent, l’envie de rester dehors dans un parc avec ses ami(e)s ou près de la piscine se fait forte. Toutefois, votre monture vous appelle pour être montée en cours ou vous attend pour un concours. Faire une croix sur un bronzage homogène pour le bronzage agricole, ça peut faire mal.  
Ne pas sortir le samedi soir car concours. Le concours du dimanche est sacré et important. Pour réaliser une bonne prestation, le premier ingrédient est de faire une bonne nuit de sommeil, ce qui implique de ne pas sortir la veille. Un choix difficile pour les cavaliers qui côtoient des personnes dites « normales ». 
S’organiser comme un ministre lorsqu’on part en vacances. Le départ en vacances pour un week-end ou plus est toujours un événement au sein de votre vie et surtout celle de votre monture. En effet, selon son lieu de vie, il faudra savoir s’organiser parfaitement pour que quelqu’un puisse venir s’en occuper ou s’assurer que tout va bien. Un vrai casse-tête et une vraie préoccupation même lorsque vous êtes censé vous reposer. 
 

Faire jongler sa vie sociale avec sa vie de cavalier. Pour les personnes dont les fréquentations ne se limitent pas aux ami(e)s du centre équestre, trouver le bon équilibre dans ses relations sociales sans que son cheval ou son poney prenne le dessus n’est pas chose facile. Et évidemment, il vous est impossible de ne pas en parler lorsque vous êtes avec eux. 
Comprendre que les autres n’aiment pas les chevaux. C’est une vérité que tout cavalier ou cavalière a du mal à s’avouer : oui, nous n’aimons pas tous les chevaux. Globalement, cela veut aussi dire que beaucoup de personnes s’en fichent totalement en général et donc lorsque vous en parlez. Bref, une grosse déception pour tous les cavaliers et toutes les cavalières qui sont fier(e)s de leurs exploits ou de leurs montures et qui ne peuvent pas en parler librement. 
Faire une croix sur ses soldes pour payer le véto. Être cavalier(e) et propriétaire, c’est aussi faire des concessions sur son confort de vie (surtout pendant les soldes). Si votre monture se blesse, il est évident que vous allez la faire soigner au détriment du reste. Sachez que les pâtes peuvent se cuisiner de nombreuses façons différentes et qu’elles comblent les fins de mois difficile. 
Accepter de se remettre en question. Enfin, l’équitation (et surtout les chevaux) nous apprend à nous remettre en question. Une grosse concession pour l’ego de certaines personnes dont la confiance en soi est élevée mais qui doit être remise à sa place par la monture elle-même. Difficile de se faire recaler par un cheval, même s’il en va de son bien-être.

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