Les plus grandes peurs du cavalier débutant

Crédit : © Centre Equestre de Keravel

Mardi 29 mai - 16h45 | Maxence Magnin

Les plus grandes peurs du cavalier débutant

L’équitation lorsque l’on est petit peut s’avérer comme un vrai challenge pour dépasser ses peurs si la confiance en soi ou celle avec les poneys n’est pas encore installée. Ces peurs sont même capables de nous faire arrêter l’équitation et d’autant plus lorsque les autres de notre groupe sont au contraire rassurés. Retour en arrière donc, pour se remémorer nos plus grandes peurs à poney lorsque nous commencions l’équitation petits.    

Être le premier de la reprise. C’était un des exercices les plus délicats lors de nos débuts. Il requérait le plus d’attention possible pour celui qui était en tête de file et ne donnait aucun droit à l’erreur. Autant dire qu’il ne fallait pas non plus confondre sa droite et sa gauche et surtout, comprendre à partir de quel point se faisait une diagonale ou un doublé. 
Être le plus nul du groupe. Qu’on se le dise, il y a toujours des très bons et des moins bons dans la vie de tous les jours. En équitation cette règle s’applique aussi, et être celui à qui on donnait toujours le poney le plus facile n’était pas forcément valorisant lorsque le meilleur était en tête de reprise et montait en plus, le poney le plus délicat. 
Le premier galop. Si certains sont téméraires dès leurs débuts à cheval, d’autres ont besoin d’acquérir une certaine confiance. Si le pas et le trot sont des allures pour le moins calmes, le galop était cependant un grand pas en avant. À tous ceux qui ont appréhendé avant de demander leur premier galop : ne vous en faites pas, vous n’étiez pas seul(e)s. 
Se faire mordre pendant le pansage. Si aujourd’hui vous connaissez parfaitement le comportement de vos montures lors du pansage, ce n’était pas la même chose petit et plus particulièrement pendant le passage de sangle. Nombreux sont les poneys qui n’aiment pas ce moment-là et qui tentaient donc de vous pincer. Un traumatisme qui ne vous abandonne jamais finalement. 

Aller chercher les poneys au pré. Rien de tout cela ne semble à première vue impressionnant. Sauf qu’au pré, les poneys peuvent aussi être avec de plus grands poneys, voire des chevaux qui en imposent bien plus. Et lorsque ceux-ci venaient tous vers vous en même temps, cela pouvait faire assez peur du haut des 1,30m que l’on peut faire lorsque l’on débute l’équitation. 
Changer de poney fétiche. Ça, c’était la catastrophe, la chose à ne pas faire. Tous nos sens se perdaient, tous nos réflexes aussi. Un rien qui nous déstabilisait car nous devions apprendre à monter tous les types de poneys. 
Être le dernier en promenade. Un privilège pour certains, une angoisse pour d’autres. Être si loin de sa monitrice qui contrôle tout devant, c’était avant tout une grande peur si jamais quelque chose se passait. Mais heureusement que les poneys de clubs sont des amours et ne faisaient jamais rien de bien méchant si ce n’est s’arrêter pour brouter de l’herbe. 
Partir en premier sur un parcours. Il fallait avant tout le retenir sans avoir vu les autres le faire, mais surtout accepter le regard des autres. Un défi à toute épreuve qu’on était fier de relever avec brio. 
 

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