“Nous pensons à un nouveau format de course”, Nicolas Wahlen

Ingmar de Vos, le Président de la FEI, aux côtés de Nicolas Wahlen, Président de l'Alliance of Endurance Organizers.
Crédit : Collection privée

Mercredi 18 avril - 10h48 | Propos recueillis par Françoise Lefort

“Nous pensons à un nouveau format de course”, Nicolas Wahlen

Président de l’Alliance of Endurance Organizers (AEO), la seule association reconnue par la FEI pour l’endurance, et organisateur de la Prestige Cup Endurance de Chantilly, Nicolas Wahlen a participé à la conférence d’endurance les 7 et 8 avril à Dubaï. En présence du Président de la Fédération équestre internationale (FEI) Ingmar Devos, vingt-neuf fédérations avaient fait le déplacement, tout comme la commission endurance de la FEI, et les membres de l’AEO.

GPR. : Quels ont été les principaux sujets évoqués les 7 et 8 avril à Dubaï ?
Nicholas Wahlen Les décisions prises l’an passé ont été rediscutées et seront proposées pour approbation et validation lors de l’assemblée générale de la FEI qui aura lieu au Bahreïn en novembre prochain. C’est un processus long, et on ne peut pas agir par ordonnances. 
 
GPR. : Quelles sont les avancées à noter ?
N.W. La labellisation des épreuves CEI 4* et 5* concernant les dotations qui deviennent obligatoires, ainsi que l’abandon des 75 kilos en 3* pour passer à 70 kilos. On pourrait imaginer de labelliser les courses en adaptant une topographie plus accentuée, et en fonction de la différence d’altitude cumulée. En ce qui concerne les dotations, en fonction de la course, elles s’élèveraient pour une CEI 3*à moins de 9999 francs suisses, une CEI 4* de 9999 à 49 999 francs suisses et une CEI 5* 50 000 francs suisses et plus.
 
GPR. : Et pour la vitesse ?
N.W. On ne peut pas réduire la vitesse sur des courses de cette catégorie. En revanche, il y a des solutions adéquates. Par exemple, courir dans un sol plus profond donc moins galopant, notamment aux Émirats arabes unis, avoir un tracé plus technique, avec plus de changements de direction, favoriser les points d’eau où le cheval est obligé de s’arrêter pour boire dans les bacs mis à disposition par l’organisation, et raccourcir les temps d’entrée dans le Vet Gate (le contrôle vétérinaire, ndlr) dans les boucles intermédiaires. 
 
GPR. : Quel est le rôle de l’AEO, l’association dont vous êtes président ?
N.W. : Être force de propositions réalistes et concrètes pour faire évoluer la discipline, avec par exemple la création d’un circuit de 120 kilomètres. Nous pensons à un nouveau format de course, le “système Formule 1”. Une fois que le premier cheval a franchi la ligne d’arrivée, la course est neutralisée ; c’est-à-dire que les derniers chevaux ne repartiront pas sur la dernière boucle. Ce qui est un bien pour le cheval qui n’a de toute façon aucune chance de se classer et cela lui éviter de courir entre 20 et 25 kilomètres de plus.
 
GPR. : Des ambitions plutôt considérables…
N.W. : Oui, vous savez, ce sont toujours les organisateurs qui ont fait évoluer les disciplines, quelles qu’elles soient. Il en va de même pour l’endurance. 
 
 

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