Beezie Madden et Michael Whitaker devraient vivre leur deuxième finale à Paris!

Beezie Madden et Simon en 2013 à Göteborg.
Crédit : Scoopdyga

Samedi 03 mars - 16h37 | Ian Clayton, Anaïs Durr et Sébastien Roullier

Beezie Madden et Michael Whitaker devraient vivre leur deuxième finale à Paris!

La finale de la Coupe du monde Longines de saut d'obstacles débute dans moins de quarante jours à l'AccorHotels Arena, à Paris. Cette semaine, GrandPrix-Replay continue de remonter le temps en quête des cavaliers qui ont marqué l'histoire de cette prestigieuse compétition. Aujourd'hui, zoom sur Beezie Madden et Michael Whitaker, deux champions qui avaient disputé la première finale parisienne, en 1987.

 - Beezie Madden et Michael Whitaker devraient vivre leur deuxième finale à Paris!

Michael Whitaker avec Portofino en 2008 à Göteborg.
Crédit : Scoopdyga

En 1987, Michael Whitaker faisait déjà partie des têtes d’affiche du saut d’obstacles international, tandis que Beezie Madden commençait à se faire une place parmi l’élite. Au Palais omnisports de Paris-Bercy, récemment rebaptisé AccorHotels Arena, ces deux compétiteurs n’avaient pas manqué le rendez-vous de la première finale de la Coupe du monde organisée à Paris. En 2018, trente et un ans plus tard, le Britannique et l’Américaine ont de nouveau rendez-vous avec l’histoire.
 
Désormais âgée de cinquante-quatre ans, Elizabeth Madden, dite Beezie, pointe à la troisième place de la Ligue de la côte d’Est nord-américaine de la Coupe du monde Longines. Ayant marqué des points avec ses prometteurs Coach, Darry Lou et Breitling LS, l’amazone est déjà mathématiquement qualifiée, avant même la dernière étape de cette ligue, programmée du 14 au 18 mars à Ocala, en Floride. Comme toujours en finale de la Coupe du monde, la délégation américaine sera forte en qualité comme en quantité. On attend notamment de pied ferme McLain Ward, tenant du titre avec la stratosphérique HH Azur Garden’s Horses, impériale l’an passé à Omaha. Bien qu’il soit qualifié d’office, le quadragénaire caracole en tête de cette ligue, considérée comme la deuxième plus compétitive après celle d’Europe de l’Ouest.
 
De l’autre côté de l’Atlantique, Michael Whitaker, cinquante-sept ans, a validé son ticket pour Paris le week-end dernier à Göteborg. Grâce à sa troisième place lors de cette historique étape suédoise aux rênes de sa baie JB’s Hot Stuff, le vétéran a finalement terminé septième du circuit de qualification européen. «Je pense avoir couru environ vingt-cinq finales. Il est peut-être temps d’en remporter une», n’a pas manqué de plaisanter Michael après sa performance à Göteborg. De fait, l’Anglais a disputé ce grand rendez-vous printanier à trois reprises, ce qui fait de lui le cavalier le plus capé de cette compétition.
 
Originaire de la région du Yorkshire, Michael Whitaker ne se rendra pas seul à Paris puisque son neveu Robert sera également du voyage. Ce dernier s’est lui aussi qualifié dans la Ligue d’Europe de l’Ouest, dont il a pris la seizième place. Ces deux hommes font partie de ce qu’il convient d’appeler la famille royale britannique du saut d’obstacles, puisque John Whitaker, le frère aîné de Michael, a déjà remporté deux finales, en 1990 et 1991, avec l’inoubliable Milton. Lors de la finale de 1987, remportée par l’Américaine Katharine Burdsall sur The Natural, John s’était d’ailleurs classé cinquième avec son inséparable géant gris. De son côté, Michael avait terminé dixième avec Next Warren Point. Juchée sur Medrano, Beezie Madden, elle, avait dû se contenter du dixième-huitième rang.
 
Si John est le seul membre de la famille Whitaker à pouvoir se targuer d’avoir gagné cette compétition, depuis toute ces années, Michael n’a pas démérité. De fait, il a souvent vu la finale lui échapper de peu: comme en 1994 avec Midnight Madness et en 2001 sur Handel II où il était monté par deux fois sur la troisième marche du podium, ou encore en 2005 associé à Portofino, où il avait terminé deuxième. Le vétéran a également récolté quelques médailles lors des Jeux olympiques, championnats du monde et d’Europe.
 
La longévité et le succès ont aussi été au rendez-vous pour Beezie, née Patton, qui a épousé en 1998 John Madden, marchand de chevaux et ancien premier vice-président de la Fédération équestre internationale. Outre les médailles d’or, argent et de bronze qu’elle a décrochées aux Jeux olympiques d’Athènes, Hong Kong et Rio de Janeiro, la native du Milwaukee a aussi remporté la finale de la Coupe du monde, en 2013 à Göteborg, associé à son fidèle Simon. «J’avais été chanceuse avec lui cette année-là. Simon était vraiment un bon cheval pour les concours indoor. Du reste, il avait très bien sauté la finale de 2011 avec Jeroen Dubbeldam, son précédent cavalier. J’avais le sentiment que de le connaître suffisamment pour que nous soyons compétitifs lors de cette finale. J’ai alors gagné la Chasse, ce qui m’avait honnêtement un peu surprise parce que ce n’était pas vraiment notre tasse de thé. Il s’est trouvé que le parcours lui convenait vraiment bien et que j’ai pu aller vite en serrant mes courbes et sans trop galoper. Le deuxième jour, Steve Guerdat a pris la tête car j’ai laissé une barre au sol sur le dernier obstacle du barrage. Le troisième jour a été vraiment difficile. J’ai été pénalisée de quatre points lors de chacun de mes tours, ce qui m’a contrainte à disputer un barrage face à Steve. Je doutais un peu parce que Steve et Nino des Buissonnets étaient si rapides… Heureusement ils sont partis les premiers et ont fauté à deux reprises, ce qui m’a un peu donné la victoire», se rappelle l’Américaine.  

Si Beezie Madden et Michael Whitaker se retrouvent comme prévu à Paris dans quelques semaines, ils ne manqueront sûrement pas d’anecdotes à se remémorer au sujet de cette compétition si palpitante.

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