Paris 2018 J-56 : Les incomparables Rodrigo Pessoa et Baloubet du Rouet

En 2005 à Las vegas, Rodrigo Pessoa et Baloubet du Rouet se sont adjugés la cinquième place.
Crédit : Scoopdyga

Mercredi 14 février - 10h41 | Lucas Tracol

Paris 2018 J-56 : Les incomparables Rodrigo Pessoa et Baloubet du Rouet

Dans 56 jours, l’AccorHotels Arena de Paris ouvrira ses portes pour être le théâtre de cinq jours de très grand sport. À l’occasion des finales de Coupe du monde de saut d’obstacles et de dressage, l’élite mondiale se donnera en effet rendez-vous dans la capitale française dans le but de soulever le trophée si convoité. À quelques semaines de l’évènement, retour sur les performances de ceux qui ont marqué l’histoire de cette finale mondiale. Lauréats de ce rendez-vous sportif à trois reprises, les champions olympiques Rodrigo Pessoa et Baloubet du Rouet ont à jamais marqué l’histoire de ces finales. GRANDPRIX-Replay.com vous propose de revenir sur les finales qui ont fait la légende Pessoa/Baloubet.

Si Neco Pessoa, le père de Rodrigo, était parvenu à s’immiscer dans le match Europe/Amérique du Nord de belle manière et à de nombreuses reprises, c’est sans conteste son fils qui – grâce à ses nombreux titres – a mené le Brésil à son firmament. Même si ses deux premiers essais en finale de la Coupe du monde n’ont pas été concluants, Rodrigo Pessoa est monté sur le podium à six reprises entre 1998 et 2003, dont trois fois sur la plus haute marche. C’est grâce à Baloubet du Rouet, premier cheval à s’imposer trois fois dans ce rendez-vous, (1998, 1999 et 2000) que le jeune brésilien s’est emparé du trophée si convoité. Le Selle Français disparu l’an passé a par ailleurs pris part à huit finales de la Coupe du monde, ce qui constitue un record !
En 1998 à Helsinki, Rodrigo Pessoa décide de prendre part à la finale avec son alezan, alors âgé de neuf ans seulement. Le succès est immédiat, puisque le couple s’est ni plus ni moins imposé, au terme d’un match haletant contre Lars Nieberg sur Esprit FRH, John Whitaker avec Grannusch et Ludger Beerbaum sur Priamos. Alors âgé de vingt-six ans, le Brésilien termine deux rangs devant son modèle, le Kaiser allemand.
L’année suivante, c’est sur la piste ovale de Göteborg que le couple a décroché sa deuxième victoire en finale de la Coupe du monde, aux dépens de Trevor Coyle et Cruising, ainsi que de René Tebbel sur Radiator. Pour la première édition de la finale de Las Vegas, le couple a inauguré la plus haute marche du podium, en s’imposant devant deux concurrents suisses ; Markus Fuchs sur Tinka’s Boy et Beat Mändli sur Pozitano. Aussitôt, le duo composé de celui qui est dorénavant chef d’équipe d’Irlande et son étalon doré, a inscrit son nom dans l’histoire de la finale. Pour cause, le couple a été le premier à remporter trois finales, même si Hugo Simon y était parvenu avec deux chevaux différents.

Trois victoires, mais pas que !

L’histoire de Rodrigo Pessoa et Baloubet du Rouet dans la finale de la Coupe du monde ne s’est pas arrêtée là, puisque le duo a terminé deuxième en 2001, s’inclinant face à Markus Fuchs et Tinka’s Boy. L’année suivante, il conclut le rendez-vous de Leipzig à la troisième place derrière Otto Becker sur Cento et Ludger Beerbaum associé à Graddys S. Malgré un échec cuisant à Milan en 2004, le Brésilien et son étalon doré sont parvenus à décrocher une nouvelle fois la deuxième place en 2003 à Las Vegas, derrière Marcus Ehning et Anka. En 2005, année du premier sacre de Meredith Michaels-Beerbaum et Shutterfly, le duo s’adjuge la septième place.  
 
Après Baloubet, Rodrigo Pessoa a pris part à trois finales de la Coupe du monde Longines. En 2007, c’est à nouveau à Las Vegas que le cavalier a tenté sa chance sur Oasis, avant de prendre la cinquième place deux ans plus tard grâce à Rufus, à Genève. C’est en 2010 que Rodrigo Pessoa a pris part à sa dernière finale avec HH Let’s Fly. S’il monte toujours en compétition, le Brésilien au talent fou officie désormais comme chef d’équipe de l’Irlande. Un poste auquel il compte déjà un superbe succès après moins d’un an à ce poste, puisque son équipe a remporté l’or aux derniers championnats d’Europe Longines de Göteborg.
De son côté, Baloubet du Rouet a tiré sa révérence l’an dernier, à l’âge de vingt-sept ans. Après avoir profité d’une belle et longue retraite, l’étalon par Galoubet A a laissé derrière lui un palmarès incroyable et une descendance qui s’illustre sur les plus belles du monde, et dont la qualité n’est plus à prouver. 

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