Comment le circuit Coupe du monde est-il né ?

Les fondateurs de la Coupe du monde : Max Amman présentant son projet au Prince Philip ©Inside FEI

Vendredi 12 janvier - 16h54 | Ian Clayton

Comment le circuit Coupe du monde est-il né ?

Dans tout juste trois mois, du 11 au 15 avril, Paris accueillera la finale de la Coupe du monde Longines de saut d’obstacles ainsi que celle de dressage. Dans les semaines précédant l’un des évènements majeurs de la saison, GRANDPRIX-Replay.com revient sur les grands moments de l’histoire de la Coupe du monde. Commençons par le commencement : comment dans les années 1970, la Coupe du monde FEI a-t-elle vu le jour ?

L’homme à l’origine de ce gigantesque événement sportif est le journaliste suisse Max Amman, un passionné des sports équestres et rédacteur en chef d’un journal originaire de Lucerne. Durant ses divers voyages à travers le monde, Max Amman a remarqué que la couverture médiatique des sports équestres était en fort déclin, alors que d’autres sports tels que le tennis ou encore le golf ne cessaient de gagner en popularité. 

“La plupart des concours et des championnats n’étaient plus les mêmes. J’ai réalisé qu’il fallait faire quelque chose rapidement pour rétablir la situation”, a expliqué Max Amman durant une interview avec la Fédération équestre internationale en 2008, à l’occasion du trentième anniversaire de la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles. Par ailleurs, cette année Paris sera hôte de la quarantième édition de cette dernière. 

“Il y avait les Championnats du monde de ski, la Coupe du monde de football et bien sûr les courses de Formule 1, et je me suis demandé s’il l’on ne pourrait pas faire quelque chose de similaire”, a-t-il ajouté, se remémorant le paysage des sports d’il y a quarante ans. À cette époque, aucune initiative de Coupe du monde équestre n’avait abouti. 
Pour faire de sa vision une réalité, Max Amman n’a pas seulement dû convaincre les journalistes et les cavaliers du potentiel de son projet, il a aussi dû se montrer persuasif auprès de la FEI. C’est en participant à la fondation de l’Alliance des journalistes équestres (International Alliance of Equestrian Journalists - IAEJ) et du Club international des cavaliers de saut d’obstacles (International Jumping Riders Club - IJRC) qu’il est parvenu à gagner en crédibilité dans le milieu. À ce titre, Max Amman rencontra le président de la FEI, le prince Phillip, au Jeux olympiques de Montréal, en 1976. Il lui présenta alors son projet de Coupe du monde regroupant, différentes ligues. Une audace payante ! 


 

Göteborg désigné première étape hôte

Göteborg désigné première étape hôte - Comment le circuit Coupe du monde est-il né ?

Crédit : Le complexe Scandinavium de Göteborg a accueilli de nombreuses fois la Coupe du monde ©Scoopdyga

Petit à petit, le projet a pris forme et la perspective de deux ligues - une américaine et une européenne - s’est dessinée, avec en apogée l’organisation d’une finale dont la localisation alternerait entre les deux régions. La possibilité d’intégrer d’autres ligues à ce circuit n’a par ailleurs pas été oubliée. 

Genève et Göteborg étaient les deux concours les plus à même d’accueillir une première finale du circuit. C’est finalement la ville suédoise et son sponsor local Volvo qui ont montré le plus d’intérêt pour l’événement, menant ainsi à l’inauguration de la finale dans le complexe du Scandinavium de Göteborg, en 1979. Située sur la côte ouest de la Suède, Göteborg l’a depuis accueilli quatorze fois depuis sa création. 

Comme n’importe quel circuit de cet ampleur, la Coupe du Monde FEI n’a pas écrit son histoire sans commettre quelques erreurs et faux pas, parmi lesquels, la deuxième finale de saut d’obstacles de Baltimore, dans le Maryland (USA), en 1980. “Si la première finale s’était conclue dans une excitation palpitante, le second essai a donné lieu à un scénario si compliqué, que personne ne savait qui avait finalement gagné la finale un quart d’heure après la fin de la compétition. Les juges se débattaient alors avec une formule complexe pour calculer les scores.” a-t-on pu lire dans L’Année Hippique à l’époque. 

Les années passant, le format de la compétition a évolué. Une décennie après ses débuts, Max Ammann a qualifié cette évolution de positive. L’événement “n’a jamais eu pour but de conquérir le saut d’obstacle, de rendre obsolète tout ce qui avait été accompli auparavant durant des dizaines d’années …En même temps, nous espérions et voulions que les ligues menant à la finale gagnent en importance, pour contribuer ainsi au développement des sports équestres dans ces pays ou continents.”

En parallèle, une Finale de Coupe du Monde de dressage vit le jour en 1986 à Bois-le-Duc, aux Pays-Bas. 
En complet, la FEI est actuellement en train de considérer un format de Coupe de monde renouvelé et réorganisé après la suspension du circuit en 2012. Il existe également des Coupes de monde d’attelage – dont la finale aura lieu à Bordeaux du 1er au 4 février prochain et de voltige. 

Au printemps dernier, après les finales de saut d’obstacles et de dressage d’Omaha en 2017, pas moins de quarante-quatre pilotes de saut d’obstacles des ligues d’Europe de l’Ouest, d’Europe du Nord, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Europe Centrale, de l’Australie et des ligues Arabes et Caucase-Caspienne sont attendus à Bercy. Concernant le dressage, il y aura dix-huit cavaliers au total, neuf d’entre eux concourant dans la ligue d’Europe de l’Ouest. 



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