Médaille d'honneur aux parents de cavaliers

Ludo Philippaerts et l'un de ses fils, Nicola
Crédit : © Scoopdyga

Mardi 12 décembre - 15h37 | Maxence Magnin

Médaille d'honneur aux parents de cavaliers

Le métier de parent s'effectue à temps plein et laisse peu de répit, alors que devrait dire un parent de cavalier ? Parce que les parents sont des héros que l’on prend rarement le temps de remercier, Grand Prix Replay s’est dit qu’il serait intéressant de rendre hommage à ces super héros qui nous suivent, cavaliers, de partout lorsque l’on est petit, pour les bons comme pour les mauvais moments.   

Être un parent, c’est aller voir son enfant au sport le week-end lorsque l’occasion et le temps  le permettent. Et quand bien même ce dernier est capricieux, il arrive que l’activité sportive soit annulée ou soit en intérieur…. sauf pour l’équitation bien sûr ! Alors qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il fasse des températures négatives, il n’y a jamais aucune excuse pour manquer le cours ou la compétition d’équitation le week-end ! Et la différence entre l’acteur et le spectateur, par fortes intempéries, se fait plus que ressentir. 

Combien de fois vos parents ou même grands-parents sont venus vous voir monter à cheval, sans réellement vous voir, puisqu’ils se retournaient pendant votre passage en concours parce qu’ils avaient « trop peur » ? Eh oui, partager des moments avec un cavalier, c’est vivre dans le danger. Mais l’essentiel à retenir, c’est qu’ils étaient tout de même présents pour les moments que vous jugiez peut-être importants. 

Le parent « normal » court sans arrêt dans tous les sens la semaine et même le week-end pour emmener ses enfants chez les amis, au sport, à l’école, etc. Alors que devrait-on dire du parent de cavalier qui doit emmener son (ou ses ?) enfant(s) aux écuries par tous les temps, aux cours de la semaine, aux stages, aux compétitions et autres occasions ? Un parent de cavalier, en fait, c’est aussi un taxi ambulant !
 

 - Médaille d'honneur aux parents de cavaliers

Crédit : Scoopdyga

Être un enfant possède aussi quelques avantages lorsqu’on est cavalier : on ne s’occupe pas de financer sa passion, qui reste, il faut l’admettre, un sport très onéreux si la fréquence devient régulière. Alors en plus d’être taxi, le parent de cavalier est aussi un banquier qui malheureusement, voit rarement le retour de ses investissements autres que part le sourire d’un enfant heureux de partager un moment fort et de complicité avec son animal préféré. Alors merci aux parents, de nous avoir permis et donné la chance de vivre notre passion. 

Outre ces aspects-là, le parent apprend aussi à être polyvalent en accompagnant son enfant au poney-club. Ainsi, en plus de son activité de la semaine, il peut se transformer en groom le week-end mais également en teneur de buvette, en conducteur de van, etc. 

Et enfin, à force d’arpenter les coulisses et les tribunes du monde équestre, le parent encoure le risque de tomber tout simplement lui aussi, dans la passion de l’équitation. Alors, serait-ce au tour des grands-parents de prendre désormais le relais ?

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